L’Express (AFP) / Samedi 18 mars 2017
Alençon – Le local du Front National à Alençon a été la cible d’un incendie d’origine criminelle vers 2H00 du matin dans la nuit de vendredi à samedi à Alençon, a-t-on appris auprès du procureur. « Vers 2H00 du matin, le local du FN a fait l’objet d’un incendie nécessairement d’origine criminelle« , a déclaré à l’AFP François Coudert, le procureur de la République d’Alençon. La vitrine du local a été brisée à l’aide d’une barrière métallique, habituellement utilisée pour « contenir la foule » et le local a été « gravement endommagé » dans cet incendie, a précisé le procureur.
Les auteurs des tags, tendance anarchiste sur le retour, auraient sévi dans la nuit de samedi à dimanche. Ils ont pris pour cibles plusieurs édifices. À commencer par la grande porte-cochère de la compagnie de gendarmerie d’Arras, à l’angle de la rue des Fours et de la rue Victor-Hugo. Sur le portail, on pouvait encore lire ce lundi matin « On vous baise. Dans la vie il y a des gens bien et des gendarmes ». Signé « PV ». « C’est charmant hein ? », souriait jaune un gendarme croisé ce matin.
La ville de Pontivy (Morbihan) s’est réveillée sous les tags ce matin. Des bâtiments du centre-ville ont été recouverts d’inscriptions en français et en breton, et
De manière générale les projets d’autoroute ou de prison sont considérés comme des évidences, et des « nécessités sociales », alors que leur apparition est relativement récente.
Se dire anarchiste veut dire beaucoup, mais cela peut aussi ne rien vouloir dire du tout. Dans un monde d’identités faibles, quand tout semble s’estomper dans le brouillard de l’incertitude, se considérer anarchiste peut être une manière comme une autre de suivre un drapeau, rien de plus.
Une manifestation contre les violences policières s’est déroulée ce mardi à la limite entre les communes de Villejuif et du Kremlin-Bicêtre. Près de cent lycéens se sont regroupés aux abords du lycée Darius-Milhaud ce mardi matin, en limite du Kremlin-Bicêtre et de Villejuif. Objectif : protester contre les violences policières.
Mais que se passe-t-il au Camas ? Les tags, à caractère politique avec parfois quelques insultes explicites sont de plus en plus fréquents. Certes, les façades ont une nouvelle fois été ciblées. Mais un phénomène nouveau a fait son apparition et pour certains habitants, « on passe un palier symbolique« . Plusieurs véhicules ont en effet essuyé les assauts de graffitis à la peinture rouge. « Marseille ingouvernable » ou encore « Les élections n’auront pas lieu » sont inscrits sur les murs. Aussi, les forces de l’ordre sont souvent ciblées dans ces inscriptions.
Le maire de Solliès-villa a porté plainte après la destruction volontaire de plusieurs points de surveillance occupés par les chasseurs. Village réputé paisible, avec une cohabitation ancestrale, avec les nemrods, la trêve semble rompue. En effet, plusieurs miradors de chasse ont été vandalisés, et rendus totalement inutilisables contre les adeptes d’un gibier local. Le maire, Roger Castel et Christian Barberis, président de la société de chasse, chef de battue, ont constaté, avec stupéfaction, la destruction volontaire de plusieurs points de surveillance occupés par les chasseurs dans le chemin des Selves et de la Giraude. Les échelles d’accès aux miradors ont été volontairement rendues inaccessibles. Un commando qui semblait très organisé sur le plan technique.
« La jeunesse emmerde le FN » (chanson des Béruriers noirs), « Anti facho »… des tags à tendance anarchistes flanqués du sigle du A cerclé ont été étalés à la peinture sur trois côtés des murs de la mairie de Saint-Maixant, dans la nuit de lundi à mardi.
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