Fugitive Distro / mardi 14 juillet 2026
Sept ans depuis ta mort au combat… Willem Van Spronsen présent dans la lutte
« Je suis quelqu’un qui pense en noir et blanc.
Les camps de détention son des abomination.
Je ne resterai pas à regarder.
Je n’a pas beaucoup plus à dire que cela.
Je met de côté mon cœur brisé et je me soigne de la seule façon que je connais – en étant utile.
Je compartimente efficacement ma douleur…
Et c’est avec joie que je vais me mettre à cette tâche. »
Dernière déclaration de Willem Van Spronsen
Le 13 juillet a marqué le septième anniversaire de cette nuit-là [voir ici ; NdAtt.], quand tu as attaqué ce misérable Northwest Detention Center, un camp de concentration qui garde nos proches en captivité.
Sept ans depuis que tu as été tué au combat, par la police de Tacoma.
Rien n’est pardonné, rien n’est oublié.
Je profite de ce moment pour réfléchir à la situation actuelle – l’ennemi que tu étais parti combattre a été élevé au rang d’armée privée du président et commet chaque jour des actes de terreur. Non pas la terreur telle que le terrorisme, cette piètre justification de la répression politique, mais la terreur telle que des actes qui ne visent pas à appliquer une loi, mais à terroriser les gens pour qu’ils se soumettent. Les camps de concentration débordent et d’autres vont être construits, tellement de gens sont kidnappés que certaines personnes disparaissent dans les rouages du système. Des gens sont torturés et violés dans ces camps, alors qu’à l’extérieur des personnes sont brutalisées et tuées.
Rien que cette semaine, trois personnes ont été assassinées par l’ICE à travers le pays – en Floride, un homme encore non identifié a été tué alors qu’il fuyait de l’ICE ; dans le Maine, Johan Sebastián Durán Guerrero a été la cible des tirs et a été tué par l’ICE ; au Texas, l’ICE a tiré sur Lorenzo Salgado Araujo et l’a tué.
Partout dans les territoires dominés par l’État américain, l’ICE a envahi des villes et raflé des gens, alors que ses opérations continuent, comme une réalité quotidienne, dans des communautés situées en dehors de certains endroits particulièrement médiatisés.
Au Texas, des camarades ont été condamné.es à des peines allant de 30 à 100 ans, pour une manifestation solidaire bruyante au centre de détention de l’ICE de Prairieland, tout comme quinze camarades de Minneapolis qui ont été inculpé.es pour leur implication dans la résistance à l’occupation de la ville par l’ICE.
Cette terreur a eu pour effet secondaire de déchaîner une véritable source d’auto-organisation autonome. Des affrontements avec l’ICE aux émeutes à grande échelle, aux réseaux autonomes d’aide juridique et de réponse rapide, la réponse a été source d’inspiration : les gens ne vont pas simplement s’asseoir ou détourner le regard, alors que ceux/celles qui sont exclu.es sont embarqué.es, comme dans « The Foreigner ». Si Willem était en vie, je suis sûr.e qu’il plongerait tête baissée dans ces efforts.
Mais il n’est pas en vie et son absence nous oblige à nous montrer à la hauteur des standards qu’il a fixée – en fin de compte, ces camps de concentration doivent être réduits en cendres et les retenu.es libéré.es une fois pour toutes.
C’est dans un dialogue avec ton souvenir que les anarchistes, nous devons nous engager et revigorer ce principe anarchiste des plus importants – le rejet de la nation, le rejet des frontières et la fraternité universelle avec tous les gens. La terre est notre patrie ! Personne n’est étranger.e ! Tout le monde est une famille !
La mémoire noire – la mémoire de nos luttes passées et de nos combattant.es tombé.es au combat – nourrit nos cœurs et nous renforce pour la lutte à venir, nous donne une continuité et nous transmet les leçons du passé. C’est dans cet esprit que j’écris ces brèves réflexions en mémoire de Willem Van Spronsen.
Willem Van Spronsen présent dans la lutte !
Une mort en action est un appel éternel à la lutte !
Une chaleureuse accolade à toutes les personnes qui luttent contre l’ICE !
Vive l’anarchie !
Un.e membre de Fugitive Distro
PS : Voici de la musique publiée par Willem peu avant sa mort.





















































