Dark Nights / samedi 18 juillet 2026
Ces dernières semaines, nous avons été plongé.es dans les tranchées du soutien juridique. Accompagner les personnes enlevées par la Densus (ndt : Densus 88, l’unité spéciale antiterroriste de la police indonésienne) n’est pas seulement une question tactique – c’est la manière dont nous cartographions leurs méthodes de répression pour les démanteler. Par-dessus tout, nous refusons d’abandonner qui que ce soit à la merci de l’appareil d’État.
Nous sommes en train de diminuer le soutien à Komar, car il est déjà assisté par le ST (ndt : Setapol, Union des prisonniers politiques) et d’autres. Notre priorité continuent à être les prisonnier.es restant.es du Premier mai 2026 et tou.tes celles/ceux qui doivent encore affronter les tribunaux sans solidarité. Bien entendu, cela inclut Adit, qui restera en prison jusqu’à l’année prochaine.
Les fonds qu’on nous avait initialement refusés, de la part du ST, ont été redirigés vers la famille de Dani. Leur appareil bureaucratique a déjà refusé d’apporter son soutien à Mpe, nous ne comptons donc plus sur eux. La famille de Dani vit en dessous du seuil de pauvreté et il était son seul soutien financier. C’est pourquoi les dons et les ventes de t-shirts continuent à être urgents : ils empêchent que sa famille sombre et soutiennent le travail de solidarité plus large.
Aujourd’hui, un nombre important de jeunes anarchistes pourrissent encore, détenu.es par la police. Beaucoup ont été arrêté.es après le 1er mai 2026. La plupart n’a reçu aucune assistance juridique – en particulier dans les villes les plus petites, où il n’existent même pas de structures d’assistance juridique. Nous continuons à chercher tous les canaux possibles pour les contacter et les soutenir.
Des comptes-rendus provenant de différentes sources confirment que la LBH (ndt : Organisation d’aide juridique de Jakarta) et la plupart des organisations institutionnelles d’aide juridique ont refusé de les assister. La raison est claire : leurs actions ont été trop destructrices, trop conflictuelles et ils/elles refusent de se soumettre à la chaîne de commandement bureaucratique imposée par ces organisations. C’est la raison pour laquelle la plupart de ceux/celles qui sont encore emprisonné.es continuent sans soutien juridique.
Prisonnier.es actuel.les :
Surabaya : +20-25 personnes
Cilacap/Purwokerto : 7 personnes
Makassar : 5 personnes
Ciamis : un nombre encore indéterminé
Bandung : 5 personnes (sans compter Mpe et ses compas)
Palang Hitam





















































