Anarhija.info / lundi 9 juillet 2018
Quand on sort la nuit, avec l’intention de brûler ou saboter quelque chose, tel une interruption de la léthargie quotidienne, on ne sait jamais précisément ce qu’on peut trouver dans la rue. Et voilà qu’une nuit de la mi-juin nous sommes tombés sur une voiture du corps diplomatique et une d’Enjoy (entreprise de covoiturage appartenant à ENI [grosse entreprise italienne de l’énergie; NdAtt.] et à Trenitalia [la SNCF italienne; NdAtt.], garées côté à côté le long d’un trottoir. Si, jusqu’à présent, nous les avons mises ensemble dans une même existence merdeuse au service de la dévastation, du pouvoir et de la domination, nous n’avons pas pu nous empêcher de voir leur volonté de partager la même fin.
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Durant le week-end des 7 et 8 juillet, la façade de la permanence « En Marche » a une nouvelle fois été taguée. Un des slogans tagués fait référence au maire de Besançon, Jean-Louis Fousseret, un des plus fidèles serviteurs de Macron, qui, en plus de voir exaucer ses voeux d’obtenir encore plus de policiers avec la nouvelle réforme « Police de proximité », a été choisi il y a quelques semaines pour présider le nouvel institut de formation LREM:
Coup de chaud aux Ulis ce dimanche soir. Une vingtaine de jeunes ont jeté des pavés et tiré des mortiers sur la façade du commissariat des Ulis. Personne n’a été interpellé. Impossible de connaître la raison de cette attaque éclair. Ce dimanche soir, le commissariat des Ulis a été la cible de jets de projectiles et de tirs de mortiers,
Un acte de vandalisme gratuit, bête, méchant et coûteux à Saint-Georges-de-Reintembault. Mercredi 4 juillet, place Alexandre-Dubois, un car de transport scolaire de la compagnie Transdev, a été vandalisé. Plusieurs vitres ont été brisées et les casseurs ont également vidé un extincteur à l’intérieur du véhicule. La compagnie attend des devis de réparation, mais les dégâts sont importants.
La tension continue de redescendre dans les quartiers nantais, mais, pour la sixième nuit consécutive, les pompiers ont du intervenir pour éteindre des feux de voiture aux Dervallières et dans les quartiers nord.
Cinquième nuit d’émeutes dans les quartiers nantais à la suite du tir mortel d’un CRS sur un jeune de 22 ans, au Breil, à Nantes, le mardi 3 juillet. Le policier, auteur du coup, a été mis en examen et placé sous contrôle judiciaire. Selon nos informations, aucun bâtiment n’a été touché. Dix-huit véhicules ont été incendiés, dont trois par propagation. Contre 35,
Les émeutes se poursuivent à Nantes après qu’un jeune de 22 ans, Aboubakar Fofana, a perdu la vie dans un contrôle de police mardi. Le CRS responsable du tir mortel a été mis en examen mais demeure libre sous contrôle judiciaire. Cette décision a ravivé les tensions à Orvault, Rezé et dans les quartiers nantais du Breil et de Bellevue. Au fil de la nuit, les affrontements se sont calmés. Et pour la première fois depuis mardi et le début des émeutes, il n’y a eu, cette nuit, à notre connaissance, aucun bâtiment et commerce détruit. Les forces de l’ordre ont été déployées massivement dans les quartiers des émeutiers. Ils ont essuyé des tirs de cocktails Molotov au Breil et à Bellevue et ont répliqué par des tirs de grenades lacrymogènes. Au total, 35 véhicules ont été incendiés. Pour éviter une recrudescence des incendies, depuis hier soir, vendredi 6 juillet, la Région a interdit la vente au détail de carburant et de feux d’artifice.
Dans la nuit de jeudi à vendredi, la petite commune de Saint-Alban-d’Ay (Nord-Ardèche) a été vandalisée par un groupe d’individus armés de bombes de peinture rouge et noire. Plusieurs façades de bâtiments publics ont été taguées : la salle polyvalente, la poste ou encore la mairie. L’église a également été dégradée, à l’intérieur et à l’extérieur. Quelques façades d’habitations ou garages ont également été ciblés. Les gendarmes, alertés par des habitants, seraient intervenus aux alentours de 3 heures du matin. Une personne aurait été interpellée alors que les autres individus se seraient échappés.


Le message d’un jeune executé d’un flic dans un banlieu de Nantes nous a choqué. Nous avons enflammés une voiture de l’entreprise « Spie » en solidarité.
Aujourd’hui, 4 juillet, il y a eu la première audience du procès contre Ghespe [pour
À 22 h 30, la situation s’est tendue dans certains quartiers nantais, ce mercredi 4 juillet, après un moment d’accalmie. De Bellevue à Malakoff, mais aussi au Breil ou aux Dervallières, de nombreux feux de poubelles et de véhicules ont été constatés.




















































