Indymedia Nantes / Jeudi 5 juillet 2018
Chaque été réserve son lot d’assassinats policiers. Le 3 juillet 2018. 20h30, quartier du Breil à Nantes. Un homme de 22 ans, au volant de sa voiture, se fait buter à bout portant par les flics, lors d’un contrôle. Ça aurait pu être toi, un proche, un de tes potes…
Comme à chaque fois dans de pareilles circonstances, l’État et ses flics n’hésiteront pas à dissimuler les faits ou à justifier un énième meurtre dont ils sont les seuls responsables : ils tenteront de justifier sa mort en affirmant que c’était un voyou, un criminel qui subvenait à ses besoins par les chemins de l’illégalité, qu’il a cherché à tuer un flic en l’écrasant… Nous répondons d’une part qu’on se fout de la vie de ces flics qui pourrissent notre existence en permanence. D’ailleurs, ne sont-ils pas payer à recevoir (un peu de) la violence sociale qu’ils exercent au quotidien ? D’autre part, ce sont les riches et l’État qui définissent dans ce monde ce qui est légal ou pas, ce qui est bien ou mal, ce qui est punissable ou pas. On se fout également de savoir s’il serait considéré « innocent » ou « coupable » : ces termes ne sont pas les nôtres et nous refusons de parler le langage du pouvoir et de sa justice.
Le collège Henry Bordeaux de Cognin et le gymnase municipal attenant ont été tagués dans la nuit de lundi à mardi. De multiples messages, inscrits en rouge, proférant des injures contre la maire, Florence Vallin-Balas, la police, la brigade anticriminalité (BAC) et autres, avec un numéro de plaque d’immatriculation (susceptible d’être d’un de leur véhicule) étaient inscrits sur les murs, l’ascenseur, les volets et les baies vitrées du rez-de-chaussée.
Alors que les banlieues de Nantes s’embrasent, à NDDL, des barricades sont montées et brûlées sur les routes, au niveau de l’ancien domaine du Lama Fâché, première construction détruite, d’abord le 25 janvier, puis le 9 avril. C’est ce lieu hautement symbolique qu’ont choisi un certain nombre d’individus pour exprimer la colère qu’ils ont ressentie suite aux évènements de la soirée.
Un jeune homme de 22 ans est mort, mardi 3 juillet au soir, à Nantes, après avoir été touché par une balle tirée par un policier. Ce décès a provoqué une vague de violences dans trois quartiers de la ville.
[A]u petit matin du
Plusieurs personnes se trouvent en détention provisoire pour l’affaire de l’engin qui a explosé devant la librairie de Casapound, dans la nuit du 31 décembre 2016, où le flic-artificier avait perdu une main et un œil durant l’opération de déminage. Elles sont mises en examen notamment pour « tentative d’homicide » et « association de malfaiteurs », les procès débuteront les 4 et 12 juillet 2018.
Dans la nuit du jeudi 28 au vendredi 29 juin 2018 à Toulouse, la chapelle Saint-Roch-du-Férétra a été taguée. Parmi les slogans bombés à la peinture noire, on peut lire: « Église en feu », « Sale prêtre » ou encore « Satan punit les homophobes »… Située place St-Roch, cette chapelle dépend de la Fraternité Saint-Pie-X [1], acquise dans les années 80.
Le 29 juin, on apprend via le
Nantes était la première ville à réimplanter un réseau de tramway à la fin des années 1980. Depuis, le réseau TAN a tissé sa toile dans la ville. La société semi privée perfusée par l’argent public annonce une nouvelle augmentation de ses tarifs à partir du mois de juillet. Dans le même temps, le réseau de transports en commun n’a qu’une obsession : la sécurité.
La mairie de Brétigny (Eure) a été entièrement détruite par le feu dimanche, vers 5h du matin. Dans le même temps, d’autres incendies se sont déclarés dans la commune et dans un village proche.
Quel joyeux Dimanche!!! J’espère que cette fois il sait bien qu’il ne faut pas qu’il reste dans la cité. Juste la joie de mon cœur qui aime/cherche la liberté et déteste tout ce qui veut l’empêcher.
C’est semble-t-il un feu de poubelle qui est à l’origine de l’incendie ayant touché le McDonald’s de Freyming-Merlebach ce samedi soir. Peu après 23 h, un client a alerté les employés. A cette heure, la salle du fast-food est fermée, mais des salariés assurent encore le service pour le drive. Les secours ont été prévenus et le bâtiment a été immédiatement évacué.
Jeudi 28 juin, l’Etat allemand continue de se venger des émeutes lors du G20 à Hambourg en juillet 2017. Il a envoyé ses flics perquisitionner 13 appartements dans cinq Länder différents, que ce soit en Hesse, Rhénanie du Nord-Westphalie, en Basse-Saxe et à Hambourg. En Hesse, quatre hommes, âgés de 17 à 21 ans, ont été arrêtés et accusés d’avoir pris part aux émeutes à Altona à l’aube du 7 juillet 2017. Tous étaient sous le coup d’un mandat d’arrêt émis par le tribunal d’Hambourg. Les deux plus jeunes, qui étaient encore mineurs au moment des faits, ont été transférés le jour même à la prison pour mineurs de Hannovre. A Cologne, une femme de 19 ans et un homme de 32 ans ont été arrêtés, accusés d’avoir pris part au pillage et au saccage d’un supermarché




















































