Nancy/Besançon : Quelques infos sur la situation de Boris

Indymedia Nantes / mercredi 7 juillet 2021

Le 10 avril 2020 pendant le premier confinement, le compagnon anarchiste Boris a incendié dans le Jura deux antennes de téléphonie mobile des quatre opérateurs télécoms, hébergeant aussi les communications de la police et de la gendarmerie.

Comme il l’a lui-même expliqué depuis la prison où il est maintenant incarcéré depuis dix mois : « L’heure est à l’accélération des flux et des données, à la connectivité des objets du quotidien pour contrôler, écouter, tracer, et espionner toujours plus, rendre l’être humain sans cesse plus esclave de la machine. C’est tout cela que la domination appelle « progrès », « civilisation ». En réalité, ce projet de société a tout de dystopique. Face à ce quadrillage du numérique, il n’y a pas 36000 solutions. Il me semble nécessaire de dépasser le stade de la critique et d’agir ici et maintenant, en reliant les idées aux actes (…). Je fais partie de celles et ceux qui, au premier retentissement de l’ordre étatique et sanitaire, ont refusé de s’enfermer chez elle/eux et sont sorti-e-s pour s’attaquer directement à un des piliers de la domination » (Pourquoi j’ai cramé les deux antennes du Mont Poupet, juin 2021).

Incarcéré depuis septembre 2020 à la prison de Nancy-Maxéville après des mois d’enquête et sur la base d’un ADN retrouvé sur place, Boris est passé en procès le 19 mai dernier dans cette ville. Jugé à quasi huis clos, sans son avocate qui avait demandé un report et sans les compagnons solidaires interdits de tribunal au prétexte des normes covid, les ordures en toge l’ont condamné à 4 ans de prison, dont 2 fermes, plus une centaine de milliers d’euros de dommages et intérêts. Il a immédiatement fait appel de ce jugement, dont la date vient de tomber.

Boris repassera donc en procès devant la Cour d’appel de Nancy le 20 septembre 2021 à 14h, et chacun peut d’ores et déjà continuer à lui exprimer sa solidarité, de la manière chaleureuse qu’il estimera la plus adéquate…

Par ailleurs, dès son retour en taule après cette condamnation, Boris est passé au prétoire (tribunal interne de la prison) où il s’est pris trois semaines de mitard, dont deux avec sursis, pour une altercation quatre mois plus tôt avec un autre détenu, qui avait déjà été réglée entre les intéressés sans aucun besoin de la sale médiation des autorités pénitentiaires. Malgré cette semaine de mitard et la lenteur du courrier, son moral reste bon. A ce propos, on peut aussi signaler que le courrier sortant du compagnon continue de passer par le bureau de la juge, alors que l’instruction est close depuis début avril, un tour de passe-passe bureaucratique sur lequel chacun pourra tirer ses propres conclusions.

Enfin, à Besançon même, les flics ne semblent pas lâcher l’affaire (une enquête reste ouverte pour l’incendie du local d’une antenne SFR dans cette ville à la même période), et au moins deux personnes ont ainsi été approchées par des porcs en civil ces derniers mois pour tenter de gratter des informations sur des proches de Boris*. Une mise à jour suivra sur ces faits…

La solidarité, c’est l’attaque
Liberté pour toutes et tous !

Pour obtenir son numéro d’écrou et écrire à Boris, on peut envoyer un mail à besakattak at riseup.net, tandis que du côté de ses mandats en taule, ils sont toujours assurés par Kaliméro, caisse de solidarité avec les prisonnier.e.s de la guerre sociale.

Des anarchistes complices et solidaires de Boris,
6 juillet 2021

 

 

* Note d’Attaque. On se rappellera aussi du coup de pression, de la part des gendarmes, vers une des personnes perquisitionnées le 22 septembre 2020 : une convocation pour… récupérer une balise GPS qu’ils avaient installé discrètement sous une voiture.

 

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