Cinq techniques (à la portée de tout le monde) pour abattre un drone

Round Robin / jeudi 26 mars 2020

Brouilleur d’ondes : utilisé aussi dans le domaine militaire, il brouille les ondes radios et peut désorienter le drone, en empêchant son contrôle à distance par le « télépilote ». La fréquence de transmission est celle libre, c’est à dire 24 GHz. On peut les acheter sur internet à des prix intéressants. Cependant, certains drones ont une fonctionnalité de retour à leur base quand ils ne reçoivent plus leur signale.

Laser : utiliser un pointeur laser pour ciblant la caméra du drone ; on peut aveugler ou cramer le capteur visuel. Cela peut marcher aussi comme dissuasion : l’utilisateur du drone verra le rayon laser et y pensera deux fois avant de risquer d’abimer son appareil.

Fusil à air comprimé : les drones perdent facilement leur équilibre si on touche leurs hélices. Un plomb bien placé fera l’affaire, mais cette méthode est quand-même DÉCONSEILLÉE à cause des possibles effets collatéraux, comme des plombs perdus ayant loupé la cible.

Drone kamikaze : on trouve sur Internet des drones jouets à 100 euros, tandis qu’un drone professionnel peur coûter jusqu’à 15000 euros. On pourra donc sacrifier son jouet en le faisant entrer en collision avec le drone de la personne qui vous épie. Celle-ci y perdra sûrement et essayera donc de faire rentrer son drone à la base.

Fil de pêche : on peut tendre ces pièges insidieux en les fixant en hauteur à l’aide de poteaux, ou profiter de la conformation des bâtiments. Le pilote du drone ne pourra jamais voir le fil… et cela l’empêchera aussi de vous voir.

Il y a sûrement d’autres méthodes pour abattre des drones, comme des lance-pierres ou d’autres moyens pour lancer des filets ou des pierres, partage avec d’autres tes connaissances.
Avec l’excuse de l’épidémie de Covid-19 le contrôle social augmente.
AUGMENTONS LA RÉSISTANCE !

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Le confinement et la banalisation du contrôle par des drones

Le Monde / jeudi 26 mars 2020

En période de confinement, les drones sont de sortie. En quelques jours, ces caméras volantes pilotées à distance se sont imposées comme des auxiliaires indispensables aux autorités chargées de faire respecter les consignes de sécurité et inviter – fermement – les passants à rester chez eux.

Déjà massivement utilisés par les forces de l’ordre en Chine ou en Corée, des drones ont été déployés en Italie, où l’Aviation civile a assoupli les contraintes relatives à leur utilisation, en Espagne, en Grèce comme aux Etats-Unis. En France, police et gendarmerie en ont fait décoller un grand nombre. A Nice, des aéronefs sans pilote équipés d’un haut-parleur ont quadrillé la promenade des Anglais. On en a aperçu à Paris, Marseille et jusque sur les plages des Côtes-d’Armor et de l’île de Ré.

En l’espace d’une semaine, la société Flying Eye, installée à Sophia Antipolis, près de Nice, a vendu une trentaine de drones Mavic 2 de la marque chinoise DJI, équipés d’un haut-parleur intégré (environ de 3 000 euros l’unité), à des organismes chargés d’appliquer les consignes de confinement. « Ce sont des services de police judiciaire ou de gendarmerie mais aussi de l’administration pénitentiaire, dans le cas où il faudrait sécuriser les toits des prisons et guider des équipes au sol. Ils s’équipent de modèles grand public, mais sur lesquels ont été adaptés des dispositifs professionnels, comme une liaison radio cryptée », détaille Alexandre Thomas, directeur de ce distributeur qui assure également la formation des télépilotes.

Le drone de la chinoise DJI, commercialisé en France par Flying Eye

Pour les forces de l’ordre, faire voler un drone n’est pas une nouveauté. Même s’ils restaient jusqu’à présent moins enclins à mettre en œuvre ces engins que leurs homologues américains ou britanniques, policiers et gendarmes français y ont régulièrement recours pour surveiller les manifestations ou encadrer des opérations de sécurité routière, par exemple. Pour le citoyen lambda, l’apparition d’un drone lui intimant l’ordre, d’une voix métallique, de rester chez lui ou lui lançant « vous ne pouvez pas rester sur cette zone » n’a rien d’anodin. Reste que les forces de l’ordre considèrent que le drone constitue un outil très efficace pour assurer le respect des mesures de confinement.

Il permet de démultiplier la présence policière tout en garantissant une stricte distanciation sociale et, malgré son autonomie limitée (une demi-heure de vol tout au plus), il peut passer au crible en un temps record de vastes superficies, y compris des lieux difficiles d’accès en agglomération. D’après les premiers retours d’expérience, les passants obtempèrent sans tarder après avoir été survolés par un appareil dont la présence est considérée comme une sommation avant verbalisation.

Pour aller encore plus loin, DJI, numéro un mondial (chinois) du drone civil, a mis au point un système d’épandage pour diffuser du désinfectant. L’entreprise a aussi conçu un capteur thermique infrarouge capable de mesurer à distance (avec une précision de 0,5 degré) la température corporelle d’un individu situé à moins de quatre mètres. Utilisé dans la région de Wuhan par les autorités chinoises, cet équipement est proposé aux gouvernements européens. « Pour le moment, cela n’est pas envisagé, mais si les choses se mettaient à vraiment empirer, qui sait si l’on ne devrait pas s’y résoudre », s’interroge un expert sous couvert d’anonymat.

Pendant que la Ligue des droits de l’homme s’inquiète ouvertement de l’utilisation de drones de surveillance dans plusieurs villes françaises, considérée comme une extension problématique de la vidéosurveillance, l’engagement de tels engins dans la mise en place d’un confinement à grande échelle est considéré par d’autres comme une aubaine. « Si l’on raisonne en termes de rapport coûts-avantages, il ne fait pas de doute qu’il faut libérer ces technologies », affirme Alain Bensoussan, avocat spécialiste des nouvelles technologies. Selon lui, « les garanties qui entourent la protection de la vie privée sont suffisantes » pour que l’on n’ait pas à s’inquiéter. […]

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Vous vous ennuyez enfermé.e.s chez vous ? Dites-leurs ce que vous pensez de leurs drones, au 0972627850 / info@flyingeye.fr

Flying Eye
80 route des lucioles – Bat. I 14
Valbonne – Sophia Antipolis 06560

Grégoire et Alexandre Thomas, patrons de Flyin Eye, en 2017 (source Nice Matin)

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