Berlin (Allemagne) : KONE, entreprise qui profite des prisons, attaquée

de.indymedia.org / lundi 18 novembre 2019

Le 17 novembre, une voiture de l’entreprise KONE, qui profite des prisons, a été incendiée.

Solidarité offensive avec les personnes poursuivies et arrêtées par l’État grec !
Salutations enflammées à Tunfisch, arrêtée le 10 novembre à Berlin !
Feu aux prisons, liberté pour tou.te.s les prisonnier.e.s !

Dans la société bourgeoise, le principe de punition n’est jamais oublié. La persécution de l’État a à sa disposition tous les moyens possibles. La presse, qui sert volontiers de porte-parole des flics, en publiant des accusations, des photos et des appels à la dénonciation, qui ce qui permettra ainsi de toucher un large public. Les journalistes bavent devant une bonne histoire, censée faire augmenter les chiffres de vente de leurs torchons, peu importe aux dépenses de qui elle est réalisée. Des milliers de larbins qui, en portant leurs uniformes, assurent la défense d’un système inhumain et sont prêts à débarquer dans des maisons, à arrêter, torturer, blesser, violer, tuer des gens. Des entreprises dont le mobile fondamental n’est rien d’autre que l’augmentation du profit, qui n’ont donc aucune conscience et qui investissent dans la construction de prisons et de murs, à la recherche de méthodes d’oppression plus sophistiquées.

L’attaque révolutionnaire contre des conditions meurtrières et contre la logique de la propriété et du profit par l’exploitation et l’oppression, ne réside pas seulement dans l’action directe, mais l’ancre de celle-ci dans les luttes sociales. Il n’y a rien à redire sur l’action pour l’action, qui donne une réponse concrète à l’atrocité de l’existant, mais le fait révolutionnaire ne peut avoir lieu que par l’abolition de l’isolement des combattant.e.s ou des cellules pris singulièrement et le lien avec les personnes qui sont opprimées. Ceux/celles qui, sous le nom d’ « Organisation d’Autodéfense Révolutionnaire », ont mené des attaques contre des unités antiémeute de la police grecque (janvier et novembre 2017, mai 2014), les ambassades du Mexique (juillet 2016) et de la France (novembre 2016), ont écrit dans leurs textes à propos de ce lien, par lequel la lutte armée est une expression du mouvement social. Le 9 novembre, l’État grec a arrêté trois personnes, dont l’une a été libérée quelques jours plus tard ; les flics ont interpellé plusieurs personnes et essayé pendant des heures de les interroger ; une personne blessée à été obligée de fuir. Depuis le changement de gouvernement, de Syriza à Nea Demokratia, l’État a enlevé son masque démocratique et modéré s’est donné pour but, en plus de l’activité raciste habituelle, de réduire au silence le mouvement anarchiste et de combattre toute forme d’auto-organisation des opprimé.e.s et des exclu.e.s. Il n’est donc pas surprenant que le nouveau gouvernement a essayé, en novembre, de démanteler des groupes de lutte armée. Les deux derniers mois de l’année sont marqués par l’histoire de la résistance anti-autoritaire et anarchiste, depuis la résistance contre la junte militaire et le soulèvement général de l’Ecole Polytechnique, [le 17 novembre ; NdAtt.] 1973, jusqu’à la révolte de décembre 2008, suite à l’assassinat d’Alexis par un flic.

Partout où nos regards se tournent, dans le monde entier, nous voyons éclater protestations et émeutes. Des révoltes qui se déchaînent et entraînent des milliers de personnes dans la rue, prêtes à attaquer les symboles de l’humiliation. Des mouvements sociaux qui nient toute forme de négociation et de représentation. Et ici, à Berlin, nos bouches restent ouvertes devant la volonté de répondre à la violence du système par la violence et par des moments de révolte, devant les souffles de solidarité et de liberté et devant une rage qui semblent rendre impossible que cela s’arrête. Il reste encore beaucoup à faire, dans une époque où le fascisme, la misogynie et les idées autoritaire se diffusent, où d’innombrables personnes meurent dans les mains des flics, comme ça a été le cas pour Oury Jalloh [réfugie du Sierra Leone, il a trouvé la mort dans une cellule du commissariat de Dassau, le 7 janvier 2005, à cause d’une incendie – il était ligoté au matelas et l’alarme anti-incendie a été éteint à deux reprises avant que les flics interviennent; NdAtt.], où l’on exploite chaque bribe de toute chose. Et si cette action signifie donner ne serait-ce qu’un petit signe de solidarité avec les prisonnier.e.s et les blessé.e.s des révoltes et des luttes dans le monde entier, alors nous le faisons parce que nous ne voulons pas rester les bras croisés, à regarder. Chaque brèche que l’État essaye de faire dans les rangs de celles/ceux qui osent remettre en question sa toute-puissance nous renforcera, étant donné que la destruction des relations violentes est la seule chose à faire. Et puisque ce ne sont pas seulement les dirigeants qui maintiennent ces relations, mais aussi les entreprises, la presse, les flics – ils sont des cibles légitimes.

C’est pourquoi nous avons mis le feu à une camionnette de l’entreprise KONE, à Berlin Prenzlauer Berg, dans la nuit du 17 au 18 novembre. KONE est l’un des principaux fabricants mondiaux d’ascenseurs, d’escaliers mécaniques et de portes automatiques. Ils ne s’arrêtent pas devant la participation à la construction de prisons.

Solidarité offensive avec les personnes poursuivies et arrêtées par l’État grec !
Salutations enflammées à Tunfisch, arrêtée le 10 novembre à Berlin !

Feu aux prisons, liberté pour tou.te.s les prisonniers !

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