Des mauvais moments pour les bleus (fin-mai 2018)

Montbeliard (Doubs) : Des surprises pour les flics et le journaflic

L’Est Républicain / samedi 19 mai 2018

À défaut du tapage nocturne pour lequel elle avait été requise quartier de la Petite-Hollande, la patrouille de police a trouvé quinze individus embusqués qui l’ont accueillie par des jets de pavés.
Ça s’appelle un guet-apens. Difficile de trouver un autre nom pour évoquer ces violences urbaines qui ont eu pour théâtre la rue Mozart, quartier de la Petite-Hollande à Montbéliard.
Il est un peu plus de 2 h du matin samedi. La police est appelée pour « un tapage nocturne important », selon le requérant, dans un immeuble de la rue Mozart.
Une patrouille de police composée de trois fonctionnaires se rend sur place. Pas un bruit. L’immeuble est calme. Pas une lumière allumée. Les gens dorment. Disposant du nom du locataire qui a avisé un peu plus tôt le commissariat, la police sonne à son domicile. Et le tire de son sommeil. D’une part, il n’a jamais appelé la police. D’autre part, le numéro de téléphone laissé par le requérant au commissariat n’est pas le sien. Fermez le ban.

Un appel fantaisiste ? Une plaisanterie ? Pas vraiment.
Alors que les policiers quittent l’immeuble, ils sont pris pour cible par une quinzaine d’individus embusqués. Profitant de la pénombre et de l’effet de surprise, ils attaquent la patrouille à coup de cailloux et de pavés. Les policiers n’ont d’autres alternatives que de sauter dans leur voiture pour s’extraire du quartier.
Un policier a été touché à une jambe par un pavé. Il a été soigné à l’hôpital. Le véhicule tricolore a également essuyé une foison d’impacts. Une enquête a été ouverte pour tenter d’identifier les auteurs de ce guet-apens.
Faut-il y voir un rapport de cause à effet ? Un rapport entre le guet-apens dressé aux policiers rue Mozart et la couverture journalistique de l’événement ? Peut-être. Peut-être pas. Demeurent les faits.
Samedi à 18 h, un reporter photographe de l’Est Républicain se déplace quartier de la Petite-Hollande au volant d’une voiture siglée. Il se gare rue Mozart et prend ses photos. Deux minutes plus tard, il reprend le volant. Les pneus latéraux sont à plat. Lacérés par au moins six coups de couteau. C’est le constat du dépanneur appelé pour prendre en charge le véhicule.

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La Ricamarie (Loire) : Vengeance !

France Bleu / dimanche 3 juin 2018

De nouveaux véhicules ont été incendiés dans la nuit de samedi à dimanche à La Ricamarie et au Chambon-Feugerolles, 24 heures après des incidents similaires, où dix véhicules avaient pris feu. Ces incendies volontaires seraient liés à l’accident grave d’un conducteur de quad vendredi.
Son engin a heurté le parapet d’un pont, l’homme a basculé par-dessus avant d’atterrir plusieurs mètres en contrebas, à proximité des voies de chemins de fer. Selon les autorités, le conducteur de ce quad tentait d’échapper à un contrôle de police. Il ne portait pas de casque et son quatre roues n’avait pas de plaque d’immatriculation. Après avoir accéléré dans un virage, il a perdu le contrôle de son engin.
C’est ce qui explique sans doute la colères de certains habitants. Dans la nuit de vendredi à samedi, les pompiers ont été appelés pour plusieurs départs de feu, avant que cela ne recommence la nuit dernière. Lors de la première nuit d’incidents, trois personnes ont été interpellées dont un mineur de 16 ans qui sera convoqué devant la justice.
Dans la nuit de samedi à dimanche, une nouvelle personne a été arrêtée. Les forces de l’ordre ont essuyé des jets de projectiles. Les policiers de la Brigade anti-criminalité sont venus en renfort et resteront sur place la nuit prochaine.
Le maire de la commune, Cyrille Bonnefoy, a dénoncé les « agissements de quelques uns qui desservent les intérêts communs« . Le Parquet a ouvert une enquête.

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Albi : Guerre aux flics et gros dégâts

100% radio / vendredi 25 mai 2018

Ce sont de vives tensions qui ont éclaté dans la nuit entre 22h et 1h du matin.
Une centaine de jeunes ont voulu en découdre avec les forces de l’ordre. Les policiers ont été pris dans des guet-apens alors qu’ils intervenaient pour des feux de poubelles et de véhicules. Les individus voulaient affronter les policiers munis de projectiles : boules de pétanque, marteaux et pistolets à air comprimé.
Pas de blessé mais de gros dégâts, notamment sur le parking de la société Orange et au siège de la CCI du Tarn. Une dizaine de véhicules est partie en fumée.
Il a fallu les renforts du commissariat de Carmaux et des gendarmes.
Ces violences seraient en lien avec une importante saisie de cocaïne pure réalisée ce jeudi dans un appartement d’Albi. Une saisie record de cocaïne estimé à 100 000 euros.
L’homme, qui stockait cette drogue, vient d’être condamné à un an de prison ferme et un an avec sursis. Il a été écroué.

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Calais : Contre les frontières et leurs chiens de garde

La VDN / lundi 28 mai 2018

Samedi vers 19 h 45, trois policiers en patrouille au Beau-Marais aperçoivent quatre migrants coupant la bâche d’un poids lourd sur le parking du magasin Carrefour dans le quartier de Beau-Marais. Ils sont alors pris à partie par une quinzaine de migrants. Pendant cet échange, une policière aurait été violemment frappée par l’un d’entre eux. Les deux autres policiers ont été légèrement blessés.
Après avoir pris la fuite, les quatre migrants ont été placés en garde à vue. De son côté, la policière s’est vue prescrire six jours d’ITT. Durant son audition, l’auteur présumé des coups portés à la policière refusera de parler. Impossible de connaître sa nationalité. Les fonctionnaires de police parviendront à connaître sa langue : le Konso, dialecte seulement parlé par quelque 300 personnes en Érythrée.
Faute d’interprète, il sera relâché par la police, malgré une vidéo de la scène. Parmi les personnes arrêtées, deux seront quand même jugées en comparution immédiate dans les prochains jours. Pour Ludovic Hochart du syndicat UNSA, il s’agit d’une «  situation scandaleuse  ».
Reste que de son côté, le parquet de Boulogne-sur-Mer rappelle que «  le code de procédure pénale n’autorise pas à juger une personne avec une langue qu’elle ne comprend pas. On ne peut pas contourner la loi  ».

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Grenoble : Un comité d’accueil pour les CRS devant leur caserne

Le Dauphiné Libéré / mardi 22 mai 2018

Les CRS en repos violemment agressés lundi vers 20 heures par un groupe de jeunes à proximité des locaux de la Compagnie républicaine de sécurité 47, situés avenue Rhin-et-Danube à Grenoble, sont-ils tombés dans un guet-apens les visant directement en tant que policiers ? Outre les investigations menées pour identifier les auteurs, c’est la question à laquelle les enquêteurs de la Sûreté départementale cherchent actuellement à répondre. Pour François Nedelec, délégué auprès de la CRS 47 appartenant au bureau régional du syndicat de police “Alliance”, la réponse est “oui”, sans l’ombre d’un doute : « Mes collègues sortaient de la CRS 47. Ils étaient en civil mais nul ne pouvait ignorer à ce moment-là qu’il s’agissait de policiers », affirme-il.
Selon les premiers éléments dont il dispose, deux CRS auraient d’abord été insultés par des jeunes à scooter qu’ils ont tenté d’intercepter. Ceux-ci seraient alors allés prévenir leurs amis dans le quartier Mistral tout proche avant de revenir et de narguer les deux policiers pour les attirer un peu plus loin. Les deux CRS auraient alors vu surgir plusieurs dizaines d’individus de toutes parts avant d’être projetés au sol et frappés à coups de pied, de poing mais aussi de casque de moto. Plusieurs de leurs collègues seraient alors intervenus et auraient pris part à la bagarre pour faire fuir les agresseurs.
Bilan de ce passage à tabac : un CRS a été gravement blessé et conduit au CHU Grenoble Alpes où il se trouvait toujours mardi ; un autre, plus légèrement touché, a été transporté à la clinique mutualiste d’où il est ressorti depuis et trois autres, souffrant de multiples contusions, ont refusé leur transport par les sapeurs-pompiers.

Mais malheureusement il y a eu des interpellations

France3 / jeudi 24 mai

Un jeune homme de 21 ans, habitant du quartier Mistral à Grenoble, sera déféré au parquet ce vendredi 24 mai 2018. Il devrait être mis en examen pour violence avec arme sur personne dépositaire de l’autorité publique.
Le jeune homme avait été interpellé mercredi, deux jours après les violences qui ont conduit deux CRS à l’hôpital. […]

France Bleu / jeudi 24 mai

Trois personnes ont été interpellées tôt ce jeudi matin dans l’agglomération grenobloise, en plus de celle déjà arrêtée mercredi après-midi. 

« L’enquête continue. Nous espérons en interpeller davantage parce qu’apparemment ils étaient nombreux, environ une trentaine de personnes« , précise Valérie Mourier [sa gueule ci-contre; NdAtt.], responsable du syndicat de police Alliance en Isère. La policière grenobloise s’inquiète des agressions récurrentes envers les policiers. « C’est inadmissible« , affirme-t-elle à l’antenne de France Bleu Isère à 7h50 ce jeudi.
« C’est bien beau d’interpeller mais derrière, il faut une réponse de la justice qui soit vraiment très forte pour que cela cesse« , poursuit Valérie Mourier. Les fonctionnaires de police sont régulièrement attaqués, preuve d’un climat « anti-flics » qui ne faiblit pas selon la policière.

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Etampes (Essonne) : On canarde toutes les uniformes

Le Parisien / mardi 29 mai 2018

Un guet-apens. Ce lundi, rue Etienne-Guettard à Etampes, les pompiers ont été visés par un jet de mortier et un projectile. Ils avaient été appelés pour un incendie volontaire d’un conteneur poubelle déposé à un endroit nécessitant de s’aventurer dans ce secteur sensible. Face à cette agression les soldats du feu, qui ont rapidement circonscrit l’incendie, ont appelé les policiers en renfort. Eux aussi ont été la cible d’un caillassage, mais aussi de tirs de mortier dans leur direction. Aucun blessé n’est à déplorer parmi les fonctionnaires.

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Toulouse : Affrontements avec les flics 

Actu.fr / mardi 29 mai 2018

Il était environ 0h50, dans la nuit de lundi 28 à mardi 29 mai 2018, quand un véhicule Seat Ibiza a pris la fuite en direction d’Empalot via le périphérique, suite à un refus d’obtempérer, près de la place de l’Ormeau, à Toulouse.
Plusieurs équipages ont alors convergé pour intercepter ce véhicule. L’Ibiza a finalement été abandonnée avenue Jean Moulin, quartier Empalot, à Toulouse. Et son conducteur a pris la poudre d’escampette, s’enfuyant en courant.
Les forces de l’ordre ont ensuite tenté d’interpeller cet individu, et c’est alors que la tension est monté d’un cran. Selon le syndicat Unité SGP Police F.O., les policiers sont tombés dans un véritable guet-apens :  » Ils se sont retrouvés confrontés à une trentaine de jeunes du quartier, cagoulés, qui leur lançaient des projectiles et s’opposaient à leur progression, venant même au contact direct avec les fonctionnaires. »
Les policiers ont dû utiliser « des moyens de dégagement », des grenades lacrymogènes, pour parvenir à s’extirper. Ces échauffourées n’ont pas fait de blessé. Et il n’y a pas eu, non plus, d’interpellation.

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Sarcelles (Val-d-Oise) : Nique les flics et les balances !

Actu.fr / jeudi 28 mai 2018

Jets de projectiles, usage de lacrymogène. L’interpellation de deux individus a viré aux violences urbaines, dimanche 27 juin, à Sarcelles. Tout commence vers 18h45. Les policiers sont alertés après que des individus ont été repérés en train d’essayer de voler un vélo. Un habitant, qui a tenté de s’interposer, a été frappé au visage par l’un des jeunes qui ont ensuite pris la fuite.
Sur place, les fonctionnaires découvrent la victime, âgée de 48 ans, blessée à la pommette. Celle-ci monte dans la voiture de police qui prend la direction de l’avenue Paul-Valéry où est repéré un groupe d’individus. Parmi eux, la victime identifie son agresseur et auteur de la tentative de vol de vélo. Les policiers décident de procéder au contrôle du suspect qui à leur vue prend la fuite.
Rattrapé par les membres des forces de l’ordre, le jeune homme se débat et hurle. Interviennent alors plusieurs individus qui lancent des projectiles sur les fonctionnaires avant de s’interposer a l’interpellation. Les agents font usage de gaz lacrymogène pour disperser les jeunes qui prennent la fuite.
L’un d’eux sera interpellé à son tour quelques instants plus tard identifié grâce à coiffure, un trait rouge barrant ses cheveux. Les deux interpellés, âgés 18 et 16 ans ont été placés en garde à vue pour tentative de vol de vélo et violences pour le premier, et violences volontaires en réunion et rébellion pour le second.

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Courcouronnes (Essonne) : Le bleu KO

Le Parisien  / lundi 21 mai 2018

Le contrôle routier a viré à l’émeute dimanche soir, place des Copains-D’abord à Courcouronnes. Une patrouille de police a tenté d’intercepter un jeune qui circulait sur un motocross. […] Rapidement, les quatre fonctionnaires de police se retrouvent entourés par au moins une dizaine de jeunes. Les pierres et les bouteilles se mettent à pleuvoir si bien que les agents sont obligés d’utiliser des bombes lacrymogènes et les flash-balls. L’un des policiers est atteint par une bouteille puis il reçoit un violent coup de poing derrière la tête. Mis KO, le gardien de la paix chute lourdement et se fracture la cheville.
A l’arrivée des renforts, les jeunes se dispersent. La moto est récupérée mais le jeune qui circulait sur le deux-roues parvient à prendre la fuite. Le fonctionnaire est conduit aux urgences du Centre hospitalier sud francilien de Corbeil-Essonnes. L’étude des bandes de caméras de vidéosurveillance permet aux enquêteurs de repérer plusieurs fauteurs de troubles.
Deux mineurs âgés de 14 et 15 ans sont interpellés par la brigade anticriminalité. « Ils ont été interpellés parce qu’ils étaient présents sur les lieux. Leur rôle doit désormais être déterminé par l’enquête » explique-t-on au parquet d’Evry.
Un prélèvement ADN a notamment été effectué sur la tête du policier à l’endroit où il a été frappé à coups de poing pour identifier l’agresseur. Un autre fonctionnaire a lui été plus légèrement blessé au bras.
Un bilan qui illustre les propos de Christian Toussaint du Wast du syndicat Alliance : « Nous nous retrouvons face à des individus déterminés qui viennent là pour mettre des flics au tapis. Dans ce genre de situation, nous nous trouvons rapidement en nombre insuffisant. » Ce lundi soir, la présence policière autour de cette place des Copains d’abord était à nouveau importante pour prévenir tout nouveau débordement.

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Chanteloup-les-Vignes (Yveines) : Les flics courent par-ci par-là

Le Parisien / mercredi 23 mai 2018

Nuit agitée dans la cité de la Noé à Chanteloup-les-Vignes. Durant la nuit de mardi à mercredi, les policiers ont été pris pour cible à plusieurs reprises par des jeunes du quartier qui voulaient en découdre. Peu après minuit, alors que les fonctionnaires intervenaient en compagnie des pompiers pour un feu de poubelles, une soixantaine de jeunes gens ont chargé en direction des forces de l’ordre qui ont essuyé une pluie de projectiles.
Les policiers ont dû utiliser leur armement de défense pour disperser les assaillants. Ces derniers se sont regroupés plus loin. Ils ont alors confectionné des barrages au milieu de la chaussée à l’aide d’ordures ménagères, de détritus et de poubelles. À la suite de l’arrivée de renforts, les forces de l’ordre ont pu rétablir la circulation. Le quartier a retrouvé son calme vers 1 h 30. Aucune personne n’a été blessée mais plusieurs véhicules ont été endommagés. Deux boules de pétanque et plusieurs pierres de ballast SNCF, jetées sur les policiers, ont été conservées pour les besoins de l’enquête.

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Toulouse : Il ne se rend pas et envoie cinq flics à l’hosto

Le Parisien / jeudi 17 mai 2018

Cinq policiers ont été légèrement blessés mercredi à Toulouse (Haute-Garonne) alors qu’ils tentaient de contrôler les passagers d’un véhicule à proximité d’un point de trafic de stupéfiants.
Les fonctionnaires ont été hospitalisés à titre de contrôle pour des douleurs aux cervicales, au poignet et au genou notamment. Quatre ont dû cesser leur service, mais aucune information n’a été communiquée sur de possibles ITT.
Refusant de se soumettre au contrôle, le conducteur a renversé un des fonctionnaires, avant de prendre la fuite au volant de son véhicule, indique un communiqué de Didier Martinez, secrétaire régional Unité SGP Police FO.
Le fuyard a ensuite percuté un véhicule de police qui arrivait en renfort et dans lequel se trouvaient quatre autres fonctionnaires.
Le passager de la voiture, âgé de 36 ans, a été immédiatement arrêté, mais le conducteur, âgé de 25 ans, conduisant sans permis et sans assurance, a tenté de s’échapper en courant. Il a été interpellé un peu plus tard, non sans s’être rebellé selon le syndicat de police.
Ces faits se sont produits à la Reynerie, un des quartiers du Grand Mirail classés en zone de sécurité prioritaire (ZSP). Des échauffourées y ont opposé mi-avril des groupes de jeunes gens aux forces de l’ordre […]

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Rouen : Le contrôle de routine et la solidarité

France 3 / dimanche 27 mai 2018

La scène a eu lieu rue Marie-le-Masson au Havre ce vendredi 25 mai 2018. Un équipage de police controle un individu en possession de cannabis. Cette personne aurait appelé des amis et c’est à ce moment là que tout aurait dégénéré. Les policiers sont pris à partie et insultés. L’un des deux agents est taclé au niveau de la cheville. Il est blessé au talon d’Achille. Sa blessure lui vaut 45 jour d’ITT.
Trois personnes ont été interpellées : deux étaient encore en garde à vue samedi 26 mai, un pour outrage, et l’autre pour coup et blessure ayant entrainé une ITT sur une personne dépositaire de l’ordre public

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