France : Courte réponse aux prolétaires enragés de Grèce

Mpalothia / samedi 28 mai 2016

[En réponse à: http://mpalothia.net/greece-short-message-proletarians-france/]

Loin de nous la prétention de représenter le «mouvement» mais étant donné que vous utilisez Mpalothia comme «média» de diffusion nous nous sommes senti questionné(e)s.
Vous regardez « notre lutte », soit, nous en avons pris acte.
Pour être clair nous précisons que « notre lutte » existait avant le dit «mouvement» et ne terminera pas avec lui, la réforme du code du travail fût-elle abrogé.
En effet, peu nous importe la loi et peu nous importe le travail. Nous souhaitons seulement la disparition des deux. Notre but n’est pas de réformer ou d’améliorer le capitalisme, mais de l’anéantir, le détruire par le feu et par tous les moyens que chacun(e) jugera utile.
Peu nous importe également ce que les syndicats ont pu dire ces dernières années, disent aujourd’hui, et continueront à dire les années prochaines. Les syndicats ont toujours été et seront toujours la courroie de transition d’un pouvoir que nous voulons détruire.
Comme nous ne voulons pas de police moins violente ni d’État plus souple, nous ne voulons pas non plus de syndicats moins réformistes.

Ni flic, Ni Etat, Ni syndicat !

Dès lors, il est évident que les syndicats, au même titre que la police qui leur sert de modèle, utilisent leur forces répressives contre nous.

«Camarades», nous ne sommes pas des prolétaires, nous sommes des individu(e)s, des révolutionnaires de divers horizons unis le temps d’une émeute. Si quelque chose peut nous définir, c’est celle-là, et non une pseudo identité de classe tout droit tiré d’un vieux rêve marxiste.
Nous n’avons pas besoin d’identité, fût-elle de classe, pour exprimer et justifier notre révolte.
Nous n’espérons rien de nos ennemis, nous n’espérons rien de l’État, rien du patronat, rien des syndicats, rien de la société moribonde qui les a fait naître.
«Camarades», nous ne voulons rien améliorer du tout, notre volonté est la simple destruction du monde oppressif qui nous est imposé.
Dès lors, nous ne rentrerons pas dans le débat d’un référendum (français ou grec) dont de toute façon nous ne voudrions pas. Nous n’exigeons pas « moins de travail et plus de richesse », simplement parce que:

Nous ne voulons rien, et nous brûlerons le reste !
Par le feu !
Pour le feu !

Quelques anarchistes.

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