Ni lois, ni travail : manifs du 24 mars (et ça continue le lendemain MAJ)

Paris-luttes.info / 25 mars 2016

Attaques de comicos, pillages et redistributions lors d’une manif sauvage lycéenne

4890253_6_1196_capture-d-ecran-d-une-video-montrant-des_8d277ba936d06d7774606e7921159bf312h35 : Une trentaine de lycéens est prise dans une nasse policière rue Ordener

12h20 : une AG est organisée devant le lycée Bergson, le calme semble revenu.

12h15 : Une grande partie de ce qui a été pris dans les Franprix est redonné à des SDF et aux migrant.e.s de Stalingrad

12h : Un second Franprix est vidé, un peu moins que le précèdent.

11h55 : Autoréduction énorme dans un Franprix.

11h40 : Le commissariat rue Erik Satie en prend pour son grade.

11h37 : Pas de temps à perdre : les lycéen.nes et leurs soutiens vont maintenant vers le commissariat de la rue Erik Satie

11h25 : Après être repassé par Bergson, les manifestant.es se dirigent vers la Mairie du 19e.

11h : Le cortège se dirige vers Louis Blanc, quelques oeufs et pétards sont lancés sur la façade du commissariat

10h30 : plusieurs centaines de lycéen.es de plusieurs lycées sont présent.es devant Bergson contre les violences policières.

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le parisien / 25 mars 2016

La manifestation étudiante de ce vendredi matin, qui avait commencé dans le calme devant le lycée Bergson, a ensuite à son tour dégénéré en une protestation sauvage.

Vers 11h30, la manifestation est passée devant le commissariat du XIXe arrondissement sur lequel des lycéens ont jeté des projectiles, brisant plusieurs vitres, alors que les policiers étaient retranchés à l’intérieur, et taguant sur la façade «Mort aux flics». Le commissariat a fermé après ces incidents, a-t-on appris de source policière.

Le commissariat du Xe, rue Louis-Blanc, a également été visé par des jets de pierres et des dégradations.

Selon Metronews, vers midi, près de 150 lycéens sont entrés de force dans un Franprix de l’avenue Jean-Jaurès (XIXe). «J’ai entendu des bruits de pétards dehors. J’ai vu par la fenêtre une masse de jeunes qui entraient et sortaient du Franprix», raconte un témoin direct de la scène. Une source policière a confirmé à Metronews qu’un autre Franprix de la capitale avait aussi été la cible de ce même groupe de lycéen dans la foulée, un magasin situé à proximité du canal de l’Ourcq, à une centaine de mètres de l’avenue Jean-Jaurès. «Il n’y a pas de notion de dégradation. Il s’agit simplement de vols», selon la même source.

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Le Parisien / jeudi 24 mars 2016

Paris 24 3 2016 2Des manifestations qui ont réuni plusieurs milliers de lycéens et étudiants aux côtés de salariés ce jeudi contre la loi Travail revue et corrigée ont dégénéré en violences à Paris, Nantes et Rouen.
Environ 43 000 manifestants ont été recensés par les autorités. Plus de vingt personnes ont été interpellées. Une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux témoigne aussi de violence exercée par un policier sur un manifestant [un lycéen de Bergson, Paris XIXème; NdAtt.]. L’inspection générale de la police nationale (IGPN), la «police des polices», a été saisie.

La manifestation de jeunes a dégénéré dans la capitale. […] Deux voitures ont été incendiées et les forces de l’ordre ont procédé à 15 interpellations. Deux policiers ont également été blessés et les CRS ont utilisé du gaz lacrymogène pour disperser des jeunes.

Dans la matinée, plusieurs lycées étaient également bloqués, ainsi que l’université de Saint-Denis- Paris 8. […] Dès ce jeudi matin, le principal bâtiment de Sciences Po Paris était bloqué par une centaine d’étudiants.

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Paris, 24 3 2016 – Lycée J. Decour, IX

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Libération / jeudi 24 mars 2016

Paris 24 3 2016Paris. Il est 11 heures ce jeudi matin place d’Italie, et le cortège lycéen tarde à s’ébranler. Quelque 200 personnes, cagoulées, gantées, les visages parfois protégés par des masques à gaz ou des foulards, ont pris la tête des opérations. La tension est palpable, on sent que certains jeunes n’ont pas envie de faire la route avec ces militants les plus radicaux.
Les deux groupes restent séparés de quelques dizaines de mètres, encadrés par de très nombreux CRS et policiers en civil. Les premiers affrontements avec les forces de l’ordre éclatent au niveau du boulevard de Port-Royal : jets de projectiles, poubelle brûlée, lacrymogènes, charge des CRS.
Nouvelle altercation près de la gare Montparnasse, où le cortège lycéen a rejoint celui des étudiants et salariés. Alors que la foule prend la direction des Invalides, le défilé est encore scindé en deux. Les plus excités viennent chauffer le service d’ordre de la CGT et de FO. « Collabos ! » lancent-ils. En face, les gros bras des syndicats ne bougent pas une oreille [au fait, les gros bras ont matraqué et gazé des manifestants, dont un a été arreté par les flics venus aider leur potes; NdAtt.] L’arrivée place Vauban se fait dans le calme.
Peu après 14 h 30, 200 à 300 militants autonomes, pour certains cagoulés, entament une manifestation sauvage dans les rues du VIIe arrondissement. Les slogans sont rodés : « Police partout, justice nulle part ! » « Flics, porcs, assassins ! » Des curieux leur emboîtent le pas, à vitesse grand V. Les forces de l’ordre laissent partir, c’est l’occasion de permettre à la majorité du cortège – près de 8 000 personnes – de se disperser dans le calme.
En tête de la manif éclair, les détonations des bombes agricoles retentissent à intervalles réguliers. L’une atterrit à quelques pas du ministère des Affaires sociales. Avenue Bosquet, tout près du siège du Medef, une voiture est incendiée. Les forces de l’ordre, après une course-poursuite d’une quinzaine de minutes, parviennent finalement à disperser les militants sous la Tour Eiffel, sous les regards stupéfaits des touristes.

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AFP / jeudi 24 mars 2016

Les lycéens étaient de nouveau mobilisés ce jeudi contre la réforme du Code du travail. A Paris, la manifestation a dégénéré en affrontements entre les forces de l’ordre et les manifestants. Il y a eu quinze interpellations.
Ambiance de guérilla urbaine à Paris. Les lycéens manifestaient ce jeudi contre le projet de réforme du Code du travail, mais leur rassemblement a dégénéré. Les CRS ont été pris à partie et deux policiers ont été blessés. Deux voitures ont été brûlées et la police a procédé à 15 interpellations.
Les incidents les plus violents ont eu lieu boulevard de Port-Royal en fin de matinée. Une vidéo publiée sur Twitter montre un groupe de CRS pris à partie par des jeunes. Bombes agricoles, bouteilles et autres projectiles… Les policiers ont été contraints de se réfugier sur le trottoir, massés derrière leurs boucliers.

Paris 24 3 2016 rue bosquet

 

 

 

 

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Rassemblement solidaire devant le comico du XIVème

Paris-luttes.info / jeudi 24 mars 2016

Bilan de la répression à Paris : 5 arrestations et un lycéen à l’hosto tabassé par la BAC au lycée Bergson et une étudiante traînée au sol à Science Po, une arrestation Bd du Port-Royal, 6 sur le Bd Montparnasse. 15 arrestations en tout selon la Préfecture

Suite à l’AG (sur une dalle des Olympiades suite à la fermeture du centre), une quarantaine de personnes sont allées faire du bruit devant le commissariat du 14e, en solidarité avec les arrêté-e-s, jusqu’à 21h, malgré la forte présence policière [ceci est faux. A l’arrivée des manifestants, les policiers étaient pris au dépourvu. Ils n’étaient pas plus que 20, plus 6 militaires, et ont donc joué les gentils, en disant que les deux camarades avaient déjà été libérés. Malheureusement, quelques manifestants ont cru à ce mensonge et ont commencé à discuter paisiblement avec les bleus. Il a fallu une heure pour que des Bacqueux se postent derrière les manifestants et que les CRS arrivent; NdAtt.]

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Rennes :  Une manifestation « où la seule expression est celle de la violence »

Ouest-France / jeudi 24 mars 2016

rennes 24 3 2016La manifestation contre la loi travail a été émaillée de nombreuses incidents à Rennes. Le Préfet dénonce une manifestation « où la seule expression est celle de la violence ». Le Préfet de Région, Patrick Strzoda, est en colère. Dans un long communiqué, il est revenu sur les nouveaux incidents qui ont émaillé la manifestation contre le projet de loi portant réforme du code du travail ce jeudi à Rennes. Il a précisé: « La manifestation – non déclarée – a rassemblé 2500 à 3000 personnes. Pendant plusieurs heures, les forces de l’ordre ont été la cible, à plusieurs reprises, de jets de projectiles. Les policiers ont saisi plusieurs poubelles contenant des dizaines de pierres, barres de fer, casques et boucliers, témoignant de la volonté évidente des manifestants de provoquer de graves troubles à l’ordre public. Un étudiant de 24 ans a été interpellé et placé en garde à vue pour violences sur agent de la force publique ».

Le Préfet poursuit: « Un groupe d’individus cagoulés a par ailleurs pillé une boutique du centre-ville de Rennes [magasin de fringues pour bourges, NdAtt], volant une centaine de vêtements pour un préjudice estimé à plusieurs milliers d’euros. L’employée du commerce visé a été molestée et a dû être hospitalisée. Des vitres ont été brisées dans un commerce alimentaire. De nombreux tags ont été réalisés sur des agences bancaires et des bâtiments publics. Des dégradations ont été commises dans un établissement scolaire. Un véhicule de police a été vandalisé ».

Excédé, il rappelle que les récentes manifestations « ont été émaillées d’incidents : jets de projectiles en direction des forces de l’ordre, dégradations aux bâtiments publics et privés, envahissement des voies SNCF avec coupure du trafic pendant plusieurs heures… Jeudi 17 mars, un professeur stagiaire de l’éducation nationale avait été interpellé pour violences sur agent de la force publique et tentative de vol des armes appartenant à un policier. Un commissaire de police avait été blessé à la tête et un policier de la BAC violemment agressé par des manifestants qui dissimulaient totalement leur visage ».

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A Rennes des blocages de voie SNCF déjà le mardi 22

France3 / mardi 22 mars 2016

Nouvelle mobilisation étudiante et lycéenne ce mardi à Rennes. Des étudiants de l’université de Rennes 2 ont envahi des voies SNCF au niveau de l’hôpital Pontchaillou, interrompant le trafic. Un cortège a défilé en ville, dans un face à face tendu avec les forces de l’ordre place de la mairie. […]

rennes 22 3 2016Vers 11h30, des étudiants de Rennes 2 ont envahi les voies SNCF au niveau de la halte Pontchaillou. L’alimentation électrique du secteur ferroviaire a été coupé par mesure de sécurité. Le trafic a été interrompu dans les deux sens plus d’une heure, les trains étant stoppés dans les deux sens dans des gares amont et aval, la gare de Rennes ayant été fermée. Les manifestants ont été poussés hors des voies par les forces de l’ordre après avoir marché sur les rails pendant un kilomètre derrière deux banderoles proclamant « le Medef en rêvait, le PS le fait » et « contre la loi travail. Vers 12h30, un autre groupe de plusieurs dizaines de manifestants a essayé de pénétrer dans la gare. Il a été repoussé par la police ferroviaire. Selon la SNCF, un agent a été légèrement blessé à la tête. Après inspection des voies par des agents de la SNCF, le trafic a pu reprendre progressivement peu après 13h.

Un cortège de plusieurs centaines de lycéens et étudiants s’est ensuite formé avenue Janvier. Les manifestants ont incendié des poubelles et bloqué la rue quelques minutes. Vers 13h30, place de la mairie, le face à face entre manifestants et forces de l’ordre est devenu tendu. Les forces de l’ordre ont tiré au flashball et lancé des lacrymogènes.

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Nantes : Heurts toute la journée

Presse-Océan / jeudi 24 mars 2016

Nantes 24 3 2016 4Des incidents ont opposé à plusieurs reprises les forces de l’ordre à des manifestants cagoulés dans des face-à-face tendus. De nouveaux tirs de grenades lacrymogènes ont eu lieu à proximité de la préfecture et du Conseil départemental, les forces de l’ordre étant à nouveau la cible de projectiles, dont des pierres, a-t-on indiqué de source policière.
Un troisième face-à-face très tendu s’est déroulé au niveau d’un pont enjambant l’Erdre. Les forces de l’ordre ont chargé en direction de plusieurs centaines de jeunes gens, dont certains cagoulés, a constaté la journaliste de l’AFP.
Des membres des forces de l’ordre ont fait usage de leur Flash-ball, en l’air, à deux reprises, selon l’AFP.
Des poubelles brûlaient au milieu d’une ligne de tramway.
Quatorze personnes ont été interpellées, selon la préfecture. Plus tard, d’autres interpellations ont été constatées près du Petit-Port.

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Nantes : 19 interpellations

Ouest-France / vendredi 25 mars 2016

nantes 24 3 2016 3Bilan des incidents qui ont émaillé la manifestation contre la loi Travail, jeudi à Nantes : dix-neuf personnes ont été interpellées, dont 11 mineurs. Il y a 4 blessés légers.
La manifestation contre la loi Travail, jeudi à Nantes, qui a réuni environ 6 000 personnes, a été marquée par des incidents et des tensions avec les forces de l’ordre. Quatre personnes ont été légèrement blessées : trois policiers et un manifestant.
Dix-neuf jeunes gens ont été interpellés au cours de la journée, pour participation à un attroupement armé, ou jets de projectiles sur les forces de l’ordre. Certains ont été libérés avec une convocation devant le tribunal correctionnel.
Dès 8 h 40, un lycéen de 16 ans a été interpellé rue Bonamy, au nord de Nantes, avec deux couteaux sur lui, capuche sur la tête. Il a déclaré avoir juste « regardé » le défilé.
Boulevard de la Chauvinière, un lycéen de 17 ans est interpellé pour avoir jeté un verre sur les forces de l’ordre. Rue Recteur-Schmitt, un lycéen d’Arago est arrêté, vers 9 h 15, visage masqué et gants noirs. Et de quatre avec ce jeune majeur de 18 ans, étudiant à Monge-Chauvinière, interpellé au même endroit, visage dissimulé, sac à dos rempli de cailloux et lance-pierres sur lui. Un feu de poubelles est allumé à Monge, vers 9 h 15. Un manifestant de 19 ans, non scolarisé, est interpellé. À 9 h 20, deux lycéens de 16 ans sont interpellés à Recteur-Schmitt, avec cailloux, barre de fer, gants dans le sac.

Fin de matinée, au centre-ville. Rue de Strasbourg. Un intérimaire de 27 ans, à 11 h 20, poussant un chariot rempli de matériel (extincteur, peinture…) et une étudiante de 25 ans sont embarqués. Rue d’Orléans, vers 12 h 15, un lycéen de Saint-Félix, de 16 ans, est interpellé avec barre de fer et pince. Place du Pont-Morand, à 13 h 10, un lycéen de 15 ans de Saint-Sébastien avec bonnet, keffieh, avait divers objets dans son sac (dont des bocaux de verre). Enfin, un homme de 34 ans, couteau dans la poche, aurait mis un coup de coude aux policiers sur le pont de la Motte rouge à 13 h 40. Parmi ces 12, certains ont été libérés avec une composition pénale ou sont convoqués devant le tribunal correctionnel.
Sept autres manifestants ont été interpellés dans l’après-midi, dont quatre mineurs.

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L’Impartial / jeudi 24 mars 2016

Gisors (Eure) : Une manif’ lycéenne qui n’était encadrée par aucun syndicat… et donc très belle !

Totalement désorganisé, le cortège qui défilait dans la matinée ce jeudi 24 mars contre la loi Travail a été débordé par des actes de vandalisme et plusieurs agressions.
Commerces vandalisés, agressions physiques et rues bloquées… La manifestation spontanée d’une centaine de lycéens opposés à la loi Travail a rapidement dégénéré à Gisors ce jeudi 24 mars dans la matinée.
Peu après le départ du cortège, aux alentours de 9 h, le supermarché Simply Market a d’abord été pris pour cible en plein centre-ville par une poignée de casseurs. En quelques minutes, ils vandalisent les rayons, jetant au sol la marchandise et brisant de nombreuses bouteilles.
Le personnel est même pris pour cible par des jets de projectiles et plusieurs vols sont constatés. L’enseigne est contrainte de fermer ses portes pour la matinée. Une heure plus tard, les mêmes s’en prennent au commerce Forum Plus, rue Albert Forcinal, où l’un des membres du personnel est violemment poussé avant qu’une petite troupe ne commette là aussi plusieurs vols.
Premiers épisodes d’une journée sous tension pour les gendarmes…
Les jeunes manifestants ont sillonné les rues en déambulant au milieu des véhicules sans aucune interruption préalable de la circulation.
Pris de court face à l’absence d’organisation du cortège, les gendarmes embarqués dans leurs véhicules ont dû se limiter à suivre les lycéens au gré de leurs changements de directions dans les rues de Gisors. « On va au collège Victor Hugo », « non, tous au kebab ! », « Et si on poussait jusqu’au Leclerc de Trie-Château ? ». Autant de mots d’ordre lancés en pagaille au fil du cortège, émaillé parfois d’insultes et de doigts d’honneurs lancés par une poignée de jeunes au visage dissimulé par un masque ou une écharpe.
Centre-ville, rue de Paris, rue Albert Forcinal (en direction du restaurant Macdonald’s), passage par le quartier des Bornes et par l’agence Pôle emploi ou encore devant la mairie de Gisors… Les lycéens ont déambulé dans de nombreux quartiers de la ville provoquant plusieurs difficultés de circulation.
Rue de Vienne, artère commerçante de la ville, le passage des lycéens a provoqué un point de tension avec les forces de l’ordre. Enfermant le cortège entre deux voitures de gendarmerie, les militaires ont une première fois tenté en vain de provoquer la dispersion de la foule, bombe lacrymogène en main – sans toutefois en avoir fait usage – aux alentours de 11 h. Plusieurs commerçants de la rue ont alors reçu la consigne de fermer leurs portes. Des débordements ont aussi été constatés dans la matinée au collège Pablo Picasso où plusieurs vitres auraient été endommagées par les manifestants.
La manifestation s’est finalement essoufflée à midi aux abords du collège Victor Hugo, face à un cordon de gendarmes qui barrait l’accès de l’avenue où se trouve l’établissement.
De l’aveu même de plusieurs lycéens interrogés sur place, « cette manifestation n’était encadrée par aucun syndicat » mais était le fruit « d’un mouvement spontané ». « Il y a des casseurs qui se sont joints au cortège lorsque nous sommes passés dans le quartier des Bornes, près de l’agence pôle emploi », témoignait une lycéenne qui déplorait par ailleurs que « de nombreux lycéens ignoraient même pourquoi ils manifestaient ».
Très vite alerté, le proviseur du lycée Louise Michel, Bernard Luyckx, filtrait toute la matinée l’entrée de l’établissement. « Nous voulions à tout prix éviter le blocage », précisait le proviseur devant les grilles du lycée, ajoutant : « Il faut dire que de nombreux lycéens partis manifester ont choisi de regagner l’établissement dès les premiers actes de casse ».

Normandie Actu / 24 mars 2016

[…] D’autres commmerces de la commune auraient ensuite été vandalisés de même que l’agence Pôle Emploi, dont plusieurs vitres ont été brisées. Le cortège a poursuivi son périple dans les rues, bloquant la circulation. […]

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Normandie : plusieurs manifestations, les dockers sont de la partie

Normandie-actu / jeudi 24 mars 2016

Nouvelle journée de mobilisation, jeudi 24 mars 2016, en Normandie contre la loi Travail.
Les agents maritimes et portuaires de Rouen et du Havre (Seine-Maritime), ainsi que les dockers, ont participé au mouvement entraînant d’importantes difficultés de circulation, notamment à Rouen. À Rouen, l’avenue du Mont-Riboudet était bloquée. Les manifestants brûlaient des pneus. Dans la matinée, le trafic était fortement perturbé.

Le havre 24 3 2016Le Havre : […] Les lycéens, étudiants, dockers et syndicats étaient dans la rue pour protester contre la loi Travail. La police comptait 3 000 manifestants. Les organisateurs revendiquaient 7 000 à 8 000 manifestants. Les agents maritimes et portuaires ont brûlé des pneus sur le parking du Grand port maritime du Havre. 2000 dockers du port du Havre ont rejoint la manifestation. Le départ s’est fait depuis l’université.

À Caen (Calvados), entre 1 000 et 1 500 personnes, selon la police, des lycéens principalement, manifestaient à partir de 14h dans la ville. Plusieurs ponts du centre-ville étaient bloqués.

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Le Parisien / jeudi 24 mars 2016

Rouen toujours chaud

[…] Incidents à Rouen, où le nombre de manifestants salariés et lycéens/étudiants a été évalué à 800 (chiffre de la police). Une permanence du parti socialiste, déjà l’objet de jets de projectiles et de dégradations lors des deux manifestations précédentes contre la loi El Khomri, et qui était protégée par des CRS, a été à nouveau visée. Trois membres des forces de l’ordre ont été la cible de pétards lancés par des jeunes. «Deux policiers, l’un légèrement blessé au pied et l’autre au cou, ont été transportés au CHU», a-t-on indiqué à la préfecture. Plus tôt dans la matinée, quelque 130 dockers et agents portuaires, selon leurs propres chiffres, avaient causé d’importants bouchons, en distribuant des tracts sur une avenue très passante, le long des quais de Seine. Après avoir brûlé également des pneus comme leurs collègues havrais, ils se sont joints aux autres manifestants rouennais.

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mars-infos.org / 24 mars 2016

Marseille: Le train-train des manifs plan-plan se fait bousculer

Environ 2000 personnes se sont retrouvées à la préfecture. Dès le début, un imposant service d’ordre de la CGT encadre la manif. Carrure imposante, regards vides, ces petits flics bénévoles sont durs à différencier de la bac. Leur façon de faire ne dupe personne, loin de « défendre les manifestants contre les flics », ils sont clairement là pour empêcher que des actions spontanées ne sortent de la manif. La chaîne humaine qu’ils ont formée pour veiller à ce que personne ne s’en prennent aux flics au vieux port est révélatrice. Avant même la police, ils sont le premier rempart qui protège l’ordre établi et la paix sociale. Ils veulent que tout se passe sous contrôle et de préférence sous leur contrôle.

Des tags ont quand même pu éclore tout au long la manif et les lycéen-nes survolté-es ont réussi à amener le reste du cortège sur l’entrée d’autoroute, créant une belle pagaille. Un bus qui voulait passer de force s’est fait abîmer plusieurs vitres, des manifestant-es ont dû maîtriser le chauffeur qui aurait bien mérité sa paire de claques mais le SO de la CGT l’a ensuite rapidement protégé et exfiltré. Après le blocage, c’était assez rigolo d’entendre les syndicalistes crier de terminer la manif à la fac et de voir tout le monde qui s’en foutait complètement. Plusieurs centaines de personnes enthousiastes et déter se sont engouffrées dans la gare pour tenter de la perturber, mais les flics étaient à l’affût. S’en est suivi plusieurs charges violentes qui n’ont fini qu’à l’entrée de la fac. Plus tard, une manif sauvage est partie à l’hôtel de ville puis au comico de noailles pour réclamer la libération des personnes arrêtées.

À la gare, il y a eu au moins 7 arrestations dont au minimum 3 personnes qui ont été relâchées peu après. Une copine est en gardav’ avec 3 chefs d’inculpation : outrage, rébellion et violence sur agent. Pas moins de 3 flics ont porté plainte contre elle.

Une pensée pour elle et tous-tes celles et ceux qui sont retenue-s en otage dans les prisons de la république.

Malgré la répression, ça faisait super pléz de voir plein de personnes motivées qui ne voulaient pas en rester là. Le train-train des manifs chiantes à marseille se fait bousculer et c’est tant mieux !

Solidarité avec les personnes interpellées !

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Grenoble : Projectiles contre grenades de gaz lacrymogène

France3 / vendredi 25 mars 2016

[…] des incidents ont opposé les forces de l’ordre à des manifestants anarchistes qui se sont joints au défilé avec une banderole qui n’avait rien à voir avec la « loi travail » mais ciblant l’Etat d’urgence. Des projectiles sont partis du cortège à hauteur de Chavant. Les policiers ont répondu avec du gaz lacrymogène. Un peu plus tôt, des manifestants s’en étaient pris au siège du PS, lançant des oeufs contre une façade déjà tagguée dans la nuit ainsi que dimanche dernier. […]
Le siège des Républicains a aussi été « baptisé ». « Ils auraient pu agir de façon responsable et citoyenne en demandant à être reçus par les responsables des Républicains », a regretté de son côté Thierry Kovacs, le président de la fédération, « au lieu de barbouiller une permanence du parti politique qui n’est en aucun cas à l’origine de leur mécontentement. » […]

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