Prison de Rancagua (Chili) : Sur la situation de santé du compagnon Francisco Solar

Contra Info / vendredi 8 octobre 2021

Sur la maladie récemment détectée au compagnon Francisco Solar et sa situation de santé délicate

Dans les premiers mois de 2021, Francisco et d’autres prisonnier.e.s anarchistes et subversif.ve.s ont fait une grève de la faim qui a duré plus de 50 jours, contre la modification du Décret-loi n°321 et pour la libération immédiate de Marcelo Villarroel.

En 2010, Francisco avait déjà utilisé son corps comme une tranchée dans la lutte, lors d’une autre grève de la faim de plus de 60 jours, dans le cadre de l’affaire Caso Bombas.

Pendant la dernière mobilisation, plusieurs tests sanguins ont été effectués sur Francisco, de la part de l’administration pénitentiaire, y compris une situation suspecte, où Francisco a été admis d’urgence à l’hôpital de la prison à cause des mauvais résultats des tests sanguins, mais quelques minutes plus tard les matons se sont rétractés, en faisant allusion à une erreur, et l’ont renvoyé en détention.

Après une convalescence lente, des crampes continuelles, une soif excessive et une perte de poids, Francisco a demandé des examens médicaux, après avoir été transféré à la prison de Rancagua. Ces examens ont été effectués seulement le 22 septembre, quand il a été hospitalisé en urgence. Le diagnostic : un diabète à un état avancé, avec 700 mg/dl de glycémie, c’est-à-dire au bord du coma diabétique.

Après avoir atteint une stabilisation minimale, il a été renvoyé dans le Modulo 2, où, malgré les deux doses d’insuline par jour, strictement administrées par les médecins-matons, il n’a toujours pas atteint des paramètres de glycémie normaux.

Quelques jours plus tard, le compagnon a subit une importante perte de la vue, qui dure encore, qui l’empêche de lire et d’effectuer d’autres tâches quotidiennes, sans que cela ne provoque aucune attention de la part des matons. La prison de Rancagua, étant gérée par une entreprise privée, comporte une très mauvaise alimentation et l’interdiction systématique de l’entrée des colis, afin que les prisonnier.e.s soient obligé.e.s d’acheter toute un tas de nourriture que l’entreprise concessionnaire, qui en a le monopole, leur vend. Dans la pratique, cette situation ne signifie rien d’autre que l’aggravation de la maladie et de la santé de Francisco.

Pour la vie et la santé de notre compagnon, il est urgent que l’administration pénitentiaire ne mette pas de restrictions à l’entrée, qui est déjà en cours d’être organisé, d’une médecin privée, qu’elle mette fin aux interdictions et aux limitations des colis et qu’elle facilite un traitement adéquat, lui permettant un minimum d’autonomie dans la prison.

Nous savons que la prison vise l’annihilation et l’amenuisement de l’individu, raison pour laquelle ce n’est que par la mobilisation, la solidarité et le soutien mutuel que l’on peut surmonter les obstacles et les entraves mises en place par la bureaucratie pénitentiaire. Nous tenons l’administration pénitentiaire responsable de toute aggravation de l’état de santé du compagnon.

Action et solidarité pour la santé du compagnon Francisco !
Liberté pour les prisonnier.e.s subversif.ve.s et anarchistes !

Octobre 2021

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