Santiago (Chili) : Les compas Francisco Solar et Mónica Caballero arrêté.e.s

Anarquia.info / vendredi 24 juillet 2020

Le président Piñera visite le 54° commissariat, à Huechuraba

Aux premières heures d’aujourd’hui, vendredi 24 juillet, le Procureur et la police ont effectué plusieurs perquisition et ont arrêté deux compas, Francisco Solar et Monica Caballero, accusé.e.s de différentes actions avec des engins explosifs.

Le compagnon Francisco Solar est accusé d’être la personne qui s’est rendue, en juillet de l’année dernière, dans un bureau de poste pour envoyer deux bombes : une qui a explosé dans le commissariat de Huechuraba, en faisant un blessé grave, et une autre qui a été désamorcée par le GOPE [Grupo de Operaciones Policiales Especiales, groupe d’opérations spéciales des Carabineros chiliens ; NdAtt.] dans le bureau de Rodrigo Hinzpeter, ancien ministre de l’Intérieur et actuel directeur du groupe Quiñenco.

Dans le cas de Mónica Caballero, on lui attribue, avec Francisco Solar, le placement de deux bombes dans les jardins de l’immeuble Tánica, à Vitacura, le 27 février dernier. L’une avait été placée dans une poubelle et l’autre derrière un banc ; toutes les deux avaient été désactivées par le GOPE.

Les arrestations ont été ordonnée par le 11ème Tribunal de garantie de Santiago, dirigé par le Procureur de la région Sud de la métropole de Santiago, HECTOR BARROS. Les compas comparaîtront aujourd’hui devant le juge, afin que leur soit notifiée cette nouvelle offensive contre les anarchistes. […]

Ni coupables, ni innocent.e.s !
Liberté immédiate pour les compas anarchistes emprisonné.e.s

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Sur la récente arrestation des compas Francisco Solar et Mónica Caballero

ContraInfo / samedi 25 juillet 2020

Aujourd’hui, vendredi 24 juillet, il y a eu une opération policière contre les compas anarchistes Mónica Caballero et Francisco Solar, qui sont accusé.e.s de divers attaques à l’explosif, à Santiago du Chili.

La descente du GOPE et d’autres forces de police aux domiciles des compas, y compris une intervention pour des dispositifs « suspects » chez Mónica à Santiago Centro, a eu lieu dans la matinée. Cet après-midi ont été confirmées des perquisitions à charge d’autres personnes, mais nous ne connaissons pas les motivations et/ou les liens.

Nous rappelons que ces compas ne sont pas des inconnu.e.s pour le pouvoir, ni pour les différentes réalités de la lutte subversive autonome et anti-autoritaire. Il y a dix ans, en 2010, Monica et Francisco ont été arrêté.e.s, impliqué.e.s puis acquitté.e.s dans le cadre de l’affaire Caso Bombas I, une affaire emblématique avec lequel le pouvoir cherchait à tout prix de condamner différents personnes emprisonnées, en les reliant à diverses attaques anticapitalistes qui s’étaient produites (et qui continuaient de se produire) dans la capitale et en province.

En 2012, après avoir été acquitté.e.s, Mónica et Francisco se sont rendu.e.s en Espagne et l’année suivante, il/elle ont été arrêté.e.s, accusé.e.s et condamné.e.s pour plusieurs attentats à l’explosif qui ont eu lieu dans ce pays. Après 4 ans de captivité dans différentes prisons, en 2017 elle/il ont été expulsé.e.s vers le Chili.

Cette fois, les autorités les accusent de l’attentat à l’explosif contre le 54ème commissariat de Huchuraba, dans la zone nord de Santiago, qui a blessé huit flics, et de l’attentat raté réalise avec un colis piégé envoyé aux bureaux de Quiñenco, contre l’ancien ministre de l’Intérieur Rodrigo Hinzpeter, dans la municipalité de Las Condes. Les faits se sont produits le 25 juillet 2019. Ces actions ont été revendiquées par le groupe Cómplies Sediciosos/Fracción por la Venganza [Complices séditieux /Fraction pour la Vengeance].

L’autre fait pour lequel il/elle sont accusé.e.s est le double attentat à l’explosif qui a eu lieu à l’intérieur du bâtiment Tánica, ancienne agence immobilière Transoceánica, dans la riche commune de Vitacura, qui a eu lieu le 27 février dernier. Cette action a été revendiquée par le groupe Afinidades Armadas en Revuelta [Affinités armées en révolte].

Nous prenons position du côté opposé par rapport à la société carcérale et ses persécuteurs, nous répudions les piliers qui la soutiennent, et, en cohérence avec avec nos convictions, nous fraternisons avec ceux qui lui font face ; nous manifestons donc notre totale solidarité avec les deux compas, nous leur envoyons notre soutien et notre force dans l’opération répressive à laquelle elle/il sont confronté.e.s.

Restons attentif.ve.s aux manœuvres du pouvoir, renforçons nos réseaux de solidarité, soutenons nos compas de prison, afin qu’elles/ils ne se sentent pas seul.e.s un seul instant. C’est dans de tels moments qu’il faut être présent.e.s, d’une manière ou d’une autre.

Jusqu’à la destruction du dernier bastion de la société carcérale !
Liberté pour Mónica Caballero et Francisco Solar !
Tant qu’il y aura de la misère, il y aura de la rébellion !

Red Solidaria Antikarcelaria con Juan y Marcelo
Vendredi 24 juillet 2020
Santiago du Chili

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