Maison d’arrêt de Périgueux : La méthode ancienne est toujours efficace

France Bleu / samedi 27 février 2021

C’est un scénario digne d’un film hollywoodien qui s’est déroulé à la maison d’arrêt de Périgueux. Comme le révèlent nos confrères de Sud Ouest, deux détenus se sont évadés dans la nuit du vendredi 26 au samedi 27 février. Les faits se seraient déroulés aux alentours de 4h du matin. Les gardiens ont constaté leur absence lors de la ronde de 5h du matin, la précédente ayant eu lieu à 3h.

Selon les premiers éléments de l’enquête, les deux hommes d’origine moldave auraient scié les barreaux de leur cellule avec un objet qui reste à identifier. Ils ont ensuite descendu en rappel le mur de leur bâtiment haut de quatre mètres, avant d’en remonter un second similaire. Ils ont ainsi pu rejoindre la cour d’honneur et s’introduire dans les vestiaires féminins. C’est de cette partie de la prison qu’ils ont réussi à forcer les barreaux d’une fenêtre donnant sur l’extérieur et retrouver la liberté en descendant un dernier mur de quatre mètres.

Les deux hommes étaient incarcérés depuis « un certain temps » pour une affaire de banditisme, selon Thierry Dumonteil, le délégué FO pénitentiaire. Ils connaissaient très bien les lieux. Ils ont un temps été en charge du ménage en autonomie dans la prison. Ils s’étaient fait remarquer récemment lorsqu’un téléphone avait été retrouvé sur eux.

Une enquête a été ouverte. De mémoire de surveillants, c’est la première fois que la maison d’arrêt de Périgueux connait une évasion par escalade. En Dordogne, la dernière de ce type remonte à Noël 2009, c’était à la prison de Mauzac.

France Info, même date

Deux détenus se sont évadés dans la nuit du vendredi 26 au samedi 27 février. Les faits se seraient déroulés aux alentours de 4h du matin. Les gardiens ont constaté leur absence lors de la ronde de 5h du matin, la précédente ayant eu lieu à 3h.

Selon les premiers éléments de l’enquête, les deux hommes d’origine moldave auraient scié les barreaux de leur cellule avec un objet qui reste à identifier. Ils ont ensuite descendu en rappel le mur de leur bâtiment haut de quatre mètres, avant d’en remonter un second similaire. Ils ont ainsi pu rejoindre la cour d’honneur et s’introduire dans les vestiaires féminins. C’est de cette partie de la prison qu’ils ont réussi à forcer les barreaux d’une fenêtre donnant sur l’extérieur et retrouver la liberté en descendant un dernier mur de quatre mètres. « Une évasion à l’ancienne », commente Thierry Dumonteil, le délégué Fo pénitentiaire, « puisque les deux hommes qui partageaient la même cellule ont utilisé des draps et des couvertures pour descendre en rappel. Ils ont bien calculé leur coup entre deux rondes, au moment où il y avait le plus d’écart entre deux passages de surveillants. » 

« Ils sont descendus par la façade principale sans être vus par les caméras du coup l’alarme n’a pas été donnée. Ils devaient avoir des complices qui les attendaient dans la rue pour partir ». Selon Thierry Dumonteil, les deux hommes ont sûrement l’intention de quitter la France pour rejoindre leur pays d’origine.

Les deux hommes étaient incarcérés depuis « un certain temps » pour une affaire de banditisme, toujours selon Thierry Dumonteil, le délégué FO pénitentiaire. « Ils connaissaient très bien les lieux. Ils ont un temps été en charge du ménage en autonomie dans la prison. Ils s’étaient fait remarquer récemment lorsqu’un téléphone avait été retrouvé sur eux ».

Les barreaux des cellules avaient été vérifiés la veille de l’évasion.

 

Mise à jour du 3 mars : quelques infos en plus

Sud-Ouest / mercredi 3 mars 2021

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1- Qui sont les évadés ?

Les auteurs de l’évasion sont deux ressortissants moldaves. L’un est âgé de 25 ans. Mis en examen par le juge d’instruction du tribunal de grande instance de Limoges dans le cadre d’une affaire de vols en bande organisée, recel et association de malfaiteurs, il était en détention provisoire à la maison d’arrêt de Périgueux depuis le 7 février 2020.

Le deuxième détenu de Beleyme en fuite est âgé de 33 ans. Il était en détention provisoire à Périgueux depuis sa mise en examen par le juge d’instruction du tribunal de grande instance de Bordeaux, le 7 septembre 2020.

Les deux hommes se sont vraisemblablement connus en détention.

2- Comment ont-ils opéré ?

Les deux hommes ont utilisé « une scie artisanale fabriquée à partir d’un manche à balai, à l’intérieur duquel ils ont inséré une lame », décrit la procureure de la République. Ils ont scié un des barreaux, puis la grille qui protégeait leur cellule avec l’outil. Ils auraient ensuite « cheminé sur les toits » du bâtiment principal avant d’atterrir dans la cour d’honneur de la prison. Ils seraient ensuite entrés par effraction dans le vestiaire du personnel, auraient scié le barreau de l’une des fenêtres et se seraient laissé glisser le long d’un rideau « trouvé sur place ».

3- Y a-t-il eu défaillance du système de sécurité ?

L’évasion des deux détenus a été constatée samedi 27 février à 7 heures du matin, au moment de la relève. « La ronde à l’œilleton » de 5 h 30 a bien eu lieu, mais les surveillants se sont fait duper par la présence de draps glissés sous les couvertures, imitant la présence de corps.

Y a-t-il eu d’autres défaillances dans le dispositif de sécurité publique ? Solène Belaouar attend « un retour d’expérience » avant de se prononcer sur le sujet.

4- Que deviennent les deux détenus évadés ?

Les auteurs de l’évasion courent toujours dans la nature. La police judiciaire (PJ) de Périgueux est saisie de l’enquête, épaulée par la direction zonale de la PJ de Bordeaux et l’Office central de la criminalité organisée de Bordeaux. Le parquet de Périgueux ne prévoit pas de diffuser de portrait robot à ce jour.
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