France : Mieux l’insécurité, qui va avec notre liberté !

extraits du Monde / samedi 28 novembre 2020

[…] Au moins 133 000 personnes [oui, à Paris ; NdAtt.], selon les chiffres du ministère de l’intérieur ; et 500 000, selon les organisateurs, ont défilé un peu partout en France, samedi 28 novembre, contre la proposition de loi « sécurité globale », adoptée en première lecture à l’Assemblée nationale mardi 24 novembre, et contre sa mesure-phare, qui prévoit de restreindre la possibilité de filmer les forces de l’ordre. Les manifestants ont également dénoncé les violences policières et le racisme. […]

Si le cortège parisien était dans son ensemble calme et déterminé, des incidents ont cependant marqué la journée. Des groupes de manifestants ont formé des barricades et allumé plusieurs feux, lesquels dégageaient de grands panaches de fumée et une odeur âcre. Ces derniers, qui ont embrasé un kiosque, une brasserie et une façade de la Banque de France, ont été maîtrisés vers 18 heures, tandis qu’une partie de la place était noyée sous les lacrymogènes.

Le long du parcours, divers éléments du mobilier urbain ont été détruits et plusieurs voitures incendiées, déclenchant l’intervention des pompiers, tandis que le reste du cortège poursuivait son défilé. La place de la Bastille a finalement été évacuée vers 19 heures, […] Le parquet de Paris a annoncé vers 19 heures avoir placé vingt-sept personnes en garde à vue [le lendemain le nombre donné est de 47 personnes ; NdAtt.].

De son côté, la coordination [« coordination StopLoiSécuritéGlobale, qui rassemble notamment des syndicats de journalistes et des associations de défense des droits humains » : les larbins de gauche du Pouvoir ; NdAtt.] a « fermement » dénoncé les « quelques dégradations et violences », notamment celles « contre des policiers sur la place de la Bastille » après la fin de la manifestation. « Nous ne pouvons accepter qu’une poignée de personnes impose par la force leur stratégie de contestation à des centaines de milliers d’autres manifestants pacifiques », a souligné le communiqué. […]

A Lyon, plus de 7 500 personnes participaient à la manifestation, selon les chiffres de la préfecture. Composée de personnes de tout âge, la « Marche des libertés », dans laquelle on pouvait aussi distinguer les couleurs de la CGT, de FO, de La France insoumise, des « gilets jaunes »* ou de la Confédération nationale du travail (CNT), s’est ébranlée au bout d’une heure pour se diriger, via les quais du Rhône, vers la place Bellecour. […]
Des manifestants et trois policiers ont été blessés par des jets de projectiles lors de débordements, a annoncé la préfecture du Rhône, avant de préciser en début de soirée que quatre interpellations avaient eu lieu à l’issue de la « Marche des libertés ». […]

Dans la Loire, environ un millier de personnes se sont retrouvées dans l’après-midi à Saint-Etienne, où un groupe de manifestants a projeté des œufs sur les locaux de la police municipale, dont ils ont également tagué la façade, a constaté un correspondant de l’AFP. […]

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Paris : Filme pas les keufs, caillasse-les !

extraits de Paris-Luttes.info / samedi 28 novembre 2020

Petit rappel des quelques articles du « monde d’après » :
21- transmission en direct des images des caméras
22- drones de la manif à chez toi
24- interdit de filmer les keufs
25- ils peuvent garder leurs flingues au ciné

15h42 : C’est la fête ! Les flics se prennent des feux d’artifice au bout du boulevard Beaumarchais. Une banque décide du coup de faire un geste de solidarité avec les familles des vitrines.
15h53 : Des lacrymos ont été lancés sur l’avant de la manif, les flics se prennent des cailloux, la foule est soudée et déter, ça fait plaisir le déconfinement !
16h13 : Les caméras de vidéo surveillance brûlent préventivement pour éviter le burn-out qui arrive.


16h35 : Soutien à la grève des éboueurs : poubelle à verre renversée, benne de chantier ouverte, deux bagnoles brûlent pour faire bonne mesure.
16h50 : Toujours bonne ambiance malgré la Pref’ ! Une camionnette est couchée pour servir de barricade au milieu du boulevard, tandis qu’une banque se fait rénover radicalement
17h06 : Ça se calme sur Beaumarchais, on se réchauffe un peu autour des différents trucs qui brûlent.
Des gens commencent à tourner dans le Marais, une colonne de gendarmes mobiles se fait huer place des Vosges.[…]
17h58 : Grosse ambiance pour cette fin de manif qui ne finit pas : un kiosque brûle, la Banque de France a enfin refait sa devanture, les gens arrivent toujours depuis République au milieu des lacrymos et de la musique !
Les flics veulent vider la place ; ils virent les gens petit à petit, à l’usure. Tout le monde fait de la musique en tapant sur les barrières autour de la colonne. […]
19h03 : Sauvage sur Charenton ? En tous cas, ça sort en chansons et à 300 ! On est là, Tout le monde déteste la police, etc.
La sauvage de Charenton s’est fait disperser par les Brav. […]

46 personnes interpellées. C’est le bilan donné par la Préfecture.

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A Bordeaux, après-manif sauvage pour saluer la ré-ouverture des magasins

extrait de France Info / 29 novembre 2020

Forte mobilisation à Bordeaux ce samedi 28 novembre. À l’appel d’une soixantaine d’organisations et syndicats, plusieurs milliers de manifestants se sont rassemblés place de la Bourse à 14 heures pour réclamer le retrait de l’article 24 de la loi sécurité globale.
Selon le décompte de la CGT et d’autres organisateurs, environ 20 000 personnes étaient présentes dans le cortège à son arrivée place Pey-Berland aux environs de 15h30. Ils étaient 6 000, selon la préfecture.

Parmi les slogans scandés par les manifestants, des appels à la démission du préfet de police de Paris Didier Lallement, auparavant en poste à Bordeaux, ainsi que du ministre de l’Interieur Gérald Darmanin. Les forces de l’ordre étaient quant à elles très discrètes aux abords du parcours, comme ces fourgons alignés rue Esprit des Lois. […]

De très nombreux jeunes étaient visibles dans le cortège : « les jeunes sont touchés comme les autres, et ils ont la capacité, avec les réseaux sociaux, de voir ce que les autres ne voient pas forcément, comme les images amateurs. Ils connaissent vraiment le sujet ».
« C’était aussi une manifestation contre les atteintes aux libertés, et l’état d’urgence sanitaire etc. «  analyse aussi Pierre-Antoine Cazau. « Il y a des gens qui sont étouffés par le climat général d’atteinte aux libertés ».

À 15h30, le cortège était arrivé place Pey-Berland, où devait théoriquement se conclure la manifestation. À 16h 15, une partie des manifestants se trouvaient encore sur la place à discuter, tandis que d’autres poursuivaient leur route vers les rues piétonnes du centre-ville de Bordeaux, où les commerces ont pu réouvrir ce samedi.

Après la fin de la manifestation déclarée, des groupes se sont engouffrés dans les rues commerçantes, où ils ont dégradé des vitrines, comme celles de la FNAC, ainsi que du Mc Donalds, des Galeries Lafayettes, et du magasin Apple. Les policiers ont chargé les manifestants dans la rue Sainte-Catherine. Ces derniers se sont ensuite séparés en plusieurs groupes, et se trouvent, à 17h 30, cours Victor Hugo, mais aussi place de la Victoire.

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A Rennes, mieux la jeunesse sauvage que le club de la presse ! 

Ouest-France / samedi 28 novembre 2020

Plus tôt dans la journée, ce matin, la Marche des libertés avait bien commencé, avec 4 000 manifestants qui ont défilé dans le calme. Alors qu’elle venait de s’achever sur l’esplanade du Général de Gaulle, vers 12 h 30, un nouveau cortège s’est formé, cette fois sur les quais, en scandant des slogans contre les violences policières.

Du mobilier urbain a été cassé, des barricades ont été enflammées devant les forces de l’ordre qui empêchaient l’accès vers le centre historique. Ces dernières ont répliqué par des tirs de gaz lacrymogènes. Vers 16 h, elles ont utilisé un canon à eau pour disperser la manifestation.

Après ces affrontements sporadiques, les sapeurs-pompiers sont intervenus pour éteindre les feux qui étaient encore allumés place de la République. Ils ont également pris en charge trois blessés : un manifestant, ainsi que deux CRS. Tous les trois ont été transportés vers le CHU Pontchaillou.

RTL / samedi 28 novembre 2020

Jusqu’à 4.000 personnes selon la préfecture, 5.000 selon les syndicats ont défilé contre la proposition de loi de sécurité globale samedi 28 novembre à Rennes où des incidents entre manifestants et forces de l’ordre ont éclaté en fin de parcours.

Les incidents sont intervenus place de la République où des manifestants étaient encore présents en nombre en fin de parcours quand les forces de l’ordre ont fait usage de gaz lacrymogène. Selon la préfecture, vers 13h, « encore 2.000 participants avec une partie du cortège » montraient « une volonté d’en découdre, avec jets de projectiles et sans respect du parcours annoncé ». Ils ont « tenté de forcer un barrage policier » et « après sommation, il a été fait usage de grenades lacrymogènes pour les repousser », a indiqué la préfecture.

La manifestation, qui avait été déclarée par le club de la presse Bretagne, était partie sous un grand soleil dans une ambiance festive en cortège vers 11h30, rejointe par de nombreux jeunes, certains encapuchonnés et masqués en noir. « Faites l’amour à la caméra » [sic ! NdAtt.], « Ministère de la honte », « Qui nous protège de la police ? », « Darmanin Lallement démission », pouvait-on lire sur des pancartes brandies par des manifestants.

Parmi les slogans scandés, « Sécurité globale, impunité totale » et « les jeunes dans la galère, les vieux dans la misère, de cette société là on n’en veut pas ». « Ce qu’on va perdre aujourd’hui, c’est perdu pour toujours », a déclaré Fabrice […]

selon France-Bleu « Les dégâts matériels sont importants : du mobilier urbain et des caméras de vidéo-protection détruites. Les jets de projectiles (tirs de mortiers, pavés, bouteilles en verre) envers les policiers se sont multipliés durant l’après-midi. Les forces de l’ordre ont fait usage de tirs de grenades lacrymogènes et d’un engin lanceur d’eau. »

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Toulouse : Pas d’autorisation ? Pas de problème

actuToulouse / samedi 28 novembre 2020

Après celle du jeudi 26 novembre, une nouvelle manifestation pour demander le retrait de la loi « sécurité globale » et contre les violences policières, a démarré dans les rues de Toulouse samedi 28 novembre, depuis le square Charles de Gaulle. Une manifestation non autorisée par la préfecture et qui a été largement suivie.

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A Lille, malgré la bonne volonté, ça ne démarre pas

extraits de Lillectu / samedi 28 novembre 2020

[…] À Lille, où les commerçants viennent de rouvrir avec le sourire, un premier rassemblement a eu lieu à 11h. Une marche devait avoir lieu à 13h mais le préfet a donné pour consigne qu’elle reste statique. 1 400 manifestants étaient présents selon la police. […]
Comme nous l’explique une source policière, les déclarations seraient arrivées tardivement en préfecture et le préfet a exigé que le rassemblement reste statique. L’objectif est limpide : préserver le centre-ville, particulièrement fréquenté en ce jour de réouverture des commerces. […]

Certains ont donc tenté de partir en cortège malgré tout, faisant face aux cordons de policiers qui ont répliqué par des salves de lacrymogènes, parfois très intenses, répondant, dans au moins un cas, à des jets de projectiles. Malgré leur détermination, les manifestants sont donc restés place de la République. Peu à peu, le calme est revenu. […]

D’après nos informations, au moins une personne a été interpellée pour outrage envers les policiers.

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* Note d’Attaque : entre syndicats, partis et journalistes de gauche, à Paris il y avait aussi quelques (petits) groupes de personnes en gilet jaune, avec leur attirail populiste/réactionnaire habituel : drapeaux tricolores, appels au « peuple » ou aux « français », demande du RIC, mais en plus, pour l’occasion, des prises de positon en faveur du charlatan Raoult (au haut-parleur, par un type qui a parlé longtemps).
Toujours dans le registre « spectacle politique », des mecs du Comité pour Adama (ou du moins ayant des t-shirts du comité) se chargeaient de la sécurité commune avec le SO de la CGT. Comme quoi, on commence par défendre quelques vitrines (par exemple lors de la manif Répu-Opéra du 13 juin dernier) et ont fini coude à coude avec la milice des stals…
Plus en général, on pourrait s’étonner du manque de critiques du rôle essentiellement fonctionnel au pouvoir (à sa manipulation des consciences et à son appareil judiciaire) des journalistes (professionnels ou amateurs) et de leur vidéos. Et de l’approche démocrate de demander le droit de filmer pour que « justice soit faite ». Filmer les flics revient souvent à filmer aussi les personnes qui leur font face, c’est à dire créer des preuves à leur charge.

Comme le dit le bon slogan : filme pas les flics, caillasse-les ! Sans oublier de caillasser aussi les journalistes.

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Mises à jour de mercredi 2 décembre 2020

France Bleu / mardi 1er décembre 2020

« Je n’étais pas venu à la manifestation pour détruire. » Devant le tribunal correctionnel de Bordeaux, un jeune homme de 19 ans a été jugé en comparution immédiate ce 1er décembre, pour avoir participé aux dégradations rue Sainte-Catherine du 28 novembre. Elles ont été commises pendant la manifestation contre la loi de sécurité globale. Le prévenu a été condamné à six mois de prison ferme.

Identifié par les enquêteurs grâce aux vidéos ayant circulé sur internet et aux caméras de surveillance de la ville, le jeune Bordelais a reconnu avoir incendié des poubelles et « étoilé » des vitrines de magasins. Les enseignes H&M, la FNAC, Galeries Lafayettes et McDonald’s, dont certaines parties civiles dans le procès, ont été visées.

A l’issue de l’audience, le tribunal a précisément condamné le jeune homme à 18 mois de prison dont 12 avec sursis probatoire pendant trois ans. Il a donc 6 mois de prison ferme à exécuter mais sans mandat de dépôt. Cette peine est assortie d’une obligation d’activité ou de formation professionnelle, de soins et de réparation des préjudices causés. Il lui est également interdit de manifester à Bordeaux pendant deux ans et de se rendre aux Galeries Lafayettes de la rue Sainte-Catherine sur la même période.

S’il a été reconnu coupable de « dégradations volontaires », sur des vitrines de magasins et des poubelles, le jeune homme a été relaxé des faits de « participation à un groupement en vue de commettre des dégradations de biens. »

Montpellier : Le sapin de Noël a failli y passer

Metropolitain / dimanche 29 novembre 2020

Samedi, pour la deuxième fois en une semaine, entre 3 500 (préfecture) et 6 000 (organisateurs) manifestants ont parcouru les artères du centre-ville à Montpellier pour dénoncer la loi de sécurité globale.
Ce rassemblement s’est déroulé sans le moindre incident, jusqu’à la dispersion sur la place de la Comédie, vers 16h30. Alors que les forces de l’ordre mobilisées se tenaient à distance et n’ont pas répondu à de très rares provocations dans le cortège, deux actions isolées de manifestants ont eu lieu.

La première, quand une Montpelliéraine âgée de 40 ans connue pour fréquenter les milieux anarchistes, a voulu incendier le grand sapin de Noël qui trône près de la Fontaine des 3-Grâces, en renversant les barrières de protection, en poussant une poubelle volontairement enflammée.
Fort heureusement, il y avait du monde et des témoins se sont précipités pour éteindre les flammes… La quadragénaire a été interpellée par des policiers présents non loin de là et placée en garde à vue au commissariat central. Elle a nié les faits, mais, l’exploitation des bandes de caméras de vidéosurveillance confirme qu’elle est bien l’auteure présumée.
La Ville de Montpellier a déposé plainte. […]

La seconde action s’est déroulée dans la foulée sur la même place, cette fois du côté de la rue de Verdun, à la hauteur de la station de tramway de la ligne 1 Comédie, où un manifestant a poussé un container sur les rails, avant d’y mettre le feu.
Là encore, l’incendie a été rapidement maîtrisé et l’auteur interpellé. Il a été également conduit ben garde à vue à l’hôtel de police. Le trafic du tramway a été stoppé le temps que cesse cette agitation.

Le Poing / lundi 30 novembre 2020

Les deux personnes interpellées à la fin de la manifestation de ce samedi 28 novembre à Montpellier contre la loi sécurité globale ont été placées en garde à vue et attendent maintenant leur convocation devant la “justice”.

Le premier, alpagué place de la Comédie par la gendarmerie mobile, est sorti de l’hôtel de police dimanche autour de 16h30 avec une convocation.

La seconde, interpellée sur le bas du boulevard du Jeu de Paume, a été déférée devant le tribunal de grande instance de Montpellier ce lundi à 14 heures, après près de 48 heures de garde à vue. Elle est accusée d’avoir “par l’effet d’une substance explosive, d’un incendie ou de tout autre moyen de nature à créer un danger pour les personnes, tenté de dégrader volontairement un bien au préjudice de la commune de Montpellier […] en poussant une poubelle en feu sous l’arbre de noël installé sur la Comédie, ladite tentative, manifestée par un commencement d’exécution n’ayant été interrompu ou n’ayant manqué son objet que par une circonstance indépendante de la volonté de son auteur”, et de possession d’une arme de catégorie D – une bombe lacrymogène.

Sous le coup d’un sursis lié au mouvement gilet jaune (pour dissimulation du visage et participation à un attroupement en vue de commettre des violences), elle a refusé la comparution immédiate. Elle sort donc sous un contrôle judiciaire strict, qui inclut une obligation de trouver une formation ou un travail, l’interdiction de manifester à Montpellier et dans l’Hérault et un pointage hebdomadaire au commissariat. Date du procès : le 20 janvier. […]

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Mise à jour de vendredi 18 décembre 2020 – Brest : le commissariat redécoré, mais quatre jeunes sont interpellé.e.s après-coup

Ouest-France / jeudi 17 décembre 2020

Les 28 novembre, 4 et 12 décembre, des manifestations contre la loi de sécurité globale ont eu lieu à Brest. À chaque fois, une partie des manifestants se sont regroupés devant le commissariat. Et une poignée d’entre eux a dégradé les lieux en usant de peinture, d’œufs, et injuriant les forces de l’ordre au travers de tags. Tout cela sous les objectifs des caméras de surveillance placées sur les murs du commissariat…

C’est notamment en exploitant ces bandes-vidéo, et en recoupant leurs informations avec le renseignement territorial, que les enquêteurs de la Sûreté départementale ont identifié quatre mineurs parmi les plus actifs du groupe. Quatre lycéens, deux garçons et deux filles, originaires de Brest et de Landerneau. Ils ont été convoqués mardi au commissariat, en présence de leurs avocats.

À l’issue de leurs gardes à vue, le parquet a décidé de les présenter devant un juge des enfants le 12 mars 2021. Ils devraient alors être mis en examen pour dégradations et outrages.

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