Villeneuve-la-Garenne/partout : La rage dure, la tension monte

Hauts-de-Seine : Encore des échauffourées

Le Parisien / jeudi 23 avril 2020

Villeneuve-la-Garenne, nuit du 20 au 21 avril

Nouvelles échauffourées dans les Hauts-de-Seine. La nuit de mercredi à jeudi a de nouveau été marquée par des feux de poubelles, des tirs de mortier et des jets de projectiles en direction des forces de l’ordre à Nanterre, Villeneuve-la-Garenne, Gennevilliers et Asnières. La tension s’est même propagée au sud du département, notamment à Clamart, Issy-les-Moulineaux et Châtenay-Malabry.

Comme les nuits précédentes, les premiers incidents ont éclaté peu après 23 heures. « Les tensions se sont essentiellement concentrées à Nanterre, Villeneuve-la-Garenne et Gennevilliers, indique-t-on du côté des autorités. Il s’agit, en grande partie, de jets de pierres et de tirs feux d’artifice. Des petits épisodes sporadiques et de faible intensité »
Le calme est revenu aux environs de 3 heures du matin, juste après l’incendie d’un engin de chantier, à Nanterre, rue du Colonel-Fabien. Après cette nouvelle nuit de violences marquée par la découverte d’une petite réserve d’une quinzaine d’engins incendiaires dans les parties communes d’un immeuble de Gennevilliers, 11 personnes ont été interpellées et placés en garde à vue, dont cinq à Clamart pour détention de bouteilles incendiaires.

Ces derniers n’ont de toute évidence pas entendu l’appel au calme lancé, depuis son lit d’hôpital, par l’homme de 30 ans victime d’ un accident impliquant une voiture de police. Cet accident, survenu samedi soir, à Villeneuve-la-Garenne, dans des circonstances encore floues, est le point de départ de ces violences urbaines que la justice a commencé à punir.

Mercredi, cinq hommes ont en effet été placés en détention provisoire en attendant leur jugement, le 4 mai prochain, pour leur participation aux échauffourées survenues dans la nuit du 20 au 21 avril dernier, à Clichy.

Le Parisien / mardi 21 avril 2020

De nouvelles violences d’intensité inégale ont éclaté au cours de la nuit dernière. Au total, dix personnes, dont au moins trois mineurs, ont été interpellés dans les Hauts-de-Seine, au cours de ces échauffourées : sept à Clichy, deux à Rueil-Malmaison et une à Villeneuve-la-Garenne. Des heurts ont aussi opposé des petits groupes de jeunes et la police à Asnières, Nanterre, Meudon, Clamart et Gennevilliers.
C’est la troisième nuit de tensions après l’accident survenu samedi à un motard, à Villeneuve-la-Garenne, impliquant la police et dont les circonstances demeurent floues. La victime, qui a 30 ans et souffre d’un fémur cassé, a déposé plainte contre X, lundi matin

Lundi soir, les affrontements semblent s’être déplacés dans la boucle nord du département, au fil de la longue soirée. Asnières a été touchée par ces violences, très localisées, dans le quartier des Mourinoux, vers 22h45. Deux voitures sont parties en fumée et des petits groupes se sont opposés aux polices municipale et nationale. Le calme est revenu une heure plus tard.

C’est justement à ce moment-là que le Luth, à quelques centaines de mètres de là, sur la commune de Gennevilliers, a été touché par des violences. Une vingtaine de personnes ont été impliquées dans des échanges de tirs avec la police : feux, lanceurs de balle de défense, lacrymogènes. […]

La commune voisine, Villeneuve-la-Garenne, d’où tout est parti ce week-end, a commencé à s’animer aux alentours de minuit. Dans cette commune, des renforts avaient été dépêchés lundi et une cellule de veille mise en place. Depuis lundi après-midi, un hélicoptère survolait la ville et ses alentours. Il n’a pas empêché, ici aussi, des feux d’artifice d’embraser le ciel.
Lundi, les violences se sont concentrées dans les quartiers de la Caravelle et Jean-Jaurès. « Les seuls dégâts sont des poubelles alors que la nuit d’avant, une camionnette et un scooter avaient fini en cendre. Cette dernière nuit a été moins agitée. Le calme est revenu un peu avant 1h30 », indique-t-on en mairie de Villeneuve. Dans la soirée de lundi, un peu avant la tombée de la nuit, le maire (LR) Alain Bortolameolli avait posté un appel au calme sur sa page Facebook.

À Clichy, des incidents sont survenus une heure plus tard. Ils se sont cantonnés au quartier du pont de Clichy, au mail Léon-Blum précisément, avec des poubelles incendiées. […]

À Rueil-Malmaison où un majeur et un mineur ont été appréhendés dans la nuit de lundi à mardi, on tient cependant à relativiser. « On a eu quelques poubelles brûlées, avenue du 18-Juin-1940, d’accord, et on a vu des appels à la casse sur les réseaux sociaux mais il n’y a pas eu de confrontation avec la police, nuance-t-on en mairie. Il n’y a pas de climat insurrectionnel. » Les gardes à vue ont finalement été prolongées ce mardi soir. Les protagonistes devraient être présentés à la justice ce mercredi.

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Gennevilliers (Hauts-de-Seine) : L’école en feu

actuHauts-de-seine / mercredi 22 avril 2020

Après trois nuits sous tension dans diverses communes des Hauts-de-Seine, consécutives à un accident de scooter survenu samedi 18 avril 2020 à Villeneuve-la-Garenne, seuls des incidents mineurs et sporadiques ont été à déplorer au cours de la nuit du mardi 21 au mercredi 22 avril.
Si des jets de projectiles et des tirs de mortiers d’artifices ont une nouvelle fois éclaté à Villeneuve, Nanterre ou Gennevilliers, aucune grosse échauffourée n’a été à signaler. « La soirée a été globalement maîtrisée et moins tendue » que ces derniers jours, indique une source policière. Par ailleurs, les forces de l’ordre s’étaient déployées en nombre dans certains quartiers du département. Seuls quelques incendies de poubelles et de véhicules sont à déplorer. 9 interpellations ont été effectuées, dans les Hauts-de-Seine ainsi qu’en Seine-Saint-Denis.

Toutefois, à Gennevilliers, l’école Paul-Langevin a été touchée par un incendie. Le feu s’est déclaré vers 23h35 après qu’un ou plusieurs individus aient pénétré par effraction dans l’établissement. Le feu a été volontairement déclenché dans le bureau de la directrice, indique une source policière. Les flammes se sont alors propagées à la salle des professeurs ainsi que dans deux classes, avant d’être circonscrites par les pompiers. […]

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Yvelines : Ça chauffe toutes les nuits 

Le Parisien / jeudi 23 avril 2020

Depuis le début du confinement, le 17 mars dernier les nuits sans actes de violences urbaines se comptent sur les doigts d’une main. Encore une fois, durant la nuit de mercredi à jeudi, les policiers ont été confrontés à des groupes de jeunes hostiles à Chanteloup-les-Vignes, Poissy, Trappes, au Mureaux, à La Verrière et à Guyancourt. Deux jeunes gens, âgés de 17 et 20 ans ont été arrêtés à Poissy avant d’être placés en garde à vue. Et fait notable : le directeur général de la police nationale Frédéric Veau et le directeur central de la sécurité publique Jean-Marie Salanova ont visité le commissariat de Conflans-Sainte-Honorine pour y rencontrer et soutenir les policiers. L’un d’eux a d’ailleurs été légèrement blessé cette nuit.

À Trappes, les incidents ont débuté à 21 h 40 dans la rue Salvador-Allende, avec des jets de divers projectiles sur une voiture de police. À 22 h 25, dans la même avenue, les hommes de la brigade anticriminalité ont été pris à partie par un groupe d’une trentaine de personnes qui les a bombardés de pierres. « Pour quitter les lieux les policiers ont percuté les conteneurs-poubelles qui bloquaient la route en tirant neuf grenades et six coups de lanceur de balle de défense », explique un témoin. À 23 h 25, dans le square Jean-Cocteau, la patrouille a essuyé des projectiles avant de riposter par deux tirs de grenades.

À Chanteloup-les-Vignes à 21 h 45 sur le mail du Coteau, les CRS ont été attirés par deux provocateurs qui leur ont tendu un piège dans la rue des Pierreuses. Une dizaine de personnes ont tiré cinq mortiers de feux d’artifice sur leur véhicule. Les policiers se sont repliés et sont revenus une demi-heure plus tard afin d’investir tout le quartier et de fouiller les caves et parties communes des immeubles. Aucun autre incident n’est survenu durant la nuit.

A Poissy vers 23 h 20 rue Saint-Sébastien, la police à reçu l’appel de riverains qui signalaient qu’une trentaine de trublions plaçaient des conteneurs-poubelles sur la chaussée. L’éclairage public était dégradé et la cité plongée dans l’obscurité. Douze fonctionnaires se sont rapprochés à pied pour évaluer la situation, essuyant des tirs de mortiers. Deux suspects ont été interpellés et emmenés au commissariat. L’un des fonctionnaires a été blessé. « Il ressent des acouphènes après l’explosion d’un mortier près de lui », explique une source proche de l’affaire. À 23 h 40 place Racine, c’est la police municipale qui a été ensuite attaquée par un groupe armé de bouteilles et de feux d’artifice.

Aux Mureaux à 1 h 25 sur le rond-point Pierre-Brossolette, alors qu’ils dressaient un procès-verbal de non-respect du confinement, les policiers ont été pris à partie par une dizaine de lanceurs de pierre. Et vers 2 h 15 rue Louis-Blériot, c’est un feu de poubelle suivi de tirs de mortiers qui a accueilli les pompiers et les forces de l’ordre. À La Verrière à la même heure, les fonctionnaires ont été attaqués par un groupe d’une dizaine de personnes. « Certains étaient armés d’engins incendiaires, précise une autre source. Les policiers ont tiré dix-sept munitions pour les neutraliser. » Ce même type d’attaque a encore eu lieu à 3 h 30 avenue de la Gare et avant cela à 2 h 50 à Guyancourt, rue André Leroi-Gourhan.

Le Parisien / mardi 21 avril 2020

Nouvelle série de violences dans les quartiers des Yvelines. À Chanteloup-les-Vignes, Sartrouville, aux Mureaux, à La Verrière et à Mantes-la-Jolie, des échauffourées ont encore une fois éclaté durant la nuit de lundi à mardi avec les forces de l’ordre. Depuis le 17 mars dernier, les incidents se multiplient dans les cités sur fond de non-respect du confinement.

À Chanteloup vers 20 heures, avenue de Poissy, la brigade anticriminalité (BAC) a essuyé des tirs de mortiers de feu d’artifice. « Le pare-brise et la portière de leur voiture ont été abîmés », précise une source proche de l’affaire. Les fonctionnaires ont riposté en tirant dix coups de lanceur de balle de défense et dix grenades incapacitantes puis les forces de sécurité ont mené une opération de maintien de l’ordre jusqu’à 2 heures du matin. Un adolescent de 15 ans est interpellé pour outrage mais aucun autre événement de violence n’a été relevé.

Un second incident a éclaté à 23 h 35 sur le plateau à Sartrouville. Un feu de poubelle a été allumé sur le boulevard de Bezons, puis un second place Darwin, dont les flammes se sont propagées à deux autres. Avenue du Général-Leclerc, un groupe de dix trublions a positionné des poubelles au milieu de la route, mais lorsque les fonctionnaires sont arrivés, ils n’ont vu aucun suspect.
À 1 heure du matin, un bus Transdev s’arrête près des policiers. Le chauffeur explique qu’il vient d’essuyer un tir de mortier de feu d’artifice. Les deux voyageurs qui se trouvent dans le bus ne sont pas blessés mais le conducteur préfère exercer son droit de retrait. À 1 h 20, un groupe tire des feux d’artifice sur les policiers qui ripostent par deux tirs de grenade et arrêtent deux suspects, âgés de 18 ans.

Les forces de l’ordre ont également essuyé des jets de pierres dans la résidence du Bois de L’Étang à La Verrière vers 20 heures alors qu’elles intervenaient pour un rodéo à moto. À Mantes-la-Jolie, à 22 h 05 rue du docteur Godeau, une pierre, lancée sur la patrouille a cassé le rétroviseur de la voiture de police. Enfin aux Mureaux, allée Frédéric-Chopin à 2 h 50, les policiers qui réglaient un différend dans un couple ont reçu des projectiles en sortant de l’immeuble, avant de riposter avec une grenade.

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Seine-Saint-Denis : Presque comme pour le 14 juillet

Le Parisien / mardi 21 avril 2020

Clichy-sous-Bois

Le quartier des 3 000 à Aulnay-sous-Bois et celui du Franc-Moisin à Saint-Denis ont été les deux secteurs sensibles de la nuit de lundi et mardi, en Seine-Saint-Denis. Des violences sporadiques ont éclaté également à Clichy-sous-Bois, avec des feux de véhicule, et à Neuilly-sur-Marne dans la petite cité des Cahouettes.

Dès 22 heures, à Saint-Denis et Aulnay, des projectiles et des tirs de mortiers ont été lancés sur les forces de l’ordre selon la méthode du guet-apens. « C’est de l’ordre de ce qui se produit une nuit de 13 juillet », analyse un policier.
À Saint-Denis, les débordements se sont concentrés sur la place Rouge, au cœur de la cité du Franc-Moisin. Un groupe a pris à partie une patrouille de police, sans causer de blessé. Pour la seconde nuit consécutive, Aulnay-sous-Bois et la cité des 3000, dès 22 heures, est aussi montée en pression. Des poubelles ont été incendiées rue Renoir, amenant les pompiers à intervenir et déclenchant les hostilités dans un quartier qui avait été préalablement plongé dans le noir par les émeutiers.
Là non plus, pas de dégât ni d’interpellation. L’agitation avait été anticipée et un escadron de gendarmerie, d’environ 110 hommes, avait été positionné dans le département en prévision des échauffourées annoncées sur les réseaux sociaux.

Ce regain de tension intervient alors qu’un motard de 30 ans a été grièvement blessé lors d’une interpellation à Villeneuve-la-Garenne (Hauts-de-Seine), ce week-end. Des messages indiquant : « Ça commence chez nous à Aulnay. On vous soutient VLG » ont été postés pour revendiquer les violences. […]

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Chamigny-sur-Marne (Val-de-Marne) : Des mortiers sur le comico

Le Parisien / jeudi 23 avril 2020

Les images filmées depuis un appartement du Bois-l’Abbé et dans les rangs des agresseurs ont fait le tour des réseaux sociaux en quelques heures. On y voit trois individus le visage dissimulé allumer des mortiers d’artifice qui explosent sur la façade du commissariat du Champigny. Des policiers sortent du bâtiment à la hâte. L’un des engins explosifs a ricoché sur le pare-brise d’un des véhicules de CRS stationné juste devant. L’un des fonctionnaires a été légèrement blessé à l’oreille gauche mais son état n’a pas nécessité d’hospitalisation. Après cette première attaque survenue à 0h50, une deuxième a eu lieu vers 3h30. […] C’est loin d’être une première fois que le commissariat de Champigny, situé en plein cœur du quartier du Bois-l’Abbé, est la cible de tirs de mortiers. […]

Comme à certains endroits en Ile-de-France, ces tirs de feux d’artifice font sans doute suite à l’accident dont a été victime le week-end dernier un pilote avec une voiture de police à Villeneuve-la-Garenne (Hauts-de-Seine).
Le Val-de-Marne est pour l’heure relativement épargné avec des incidents signalés principalement à Fontenay-sous-Bois en début de semaine. Dans la nuit de mercredi à jeudi, c’était à Champigny le seul épisode de tirs de mortiers dans le département.

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Métropole lilloise : Encore des nuits incendiaires

20 Minutes / mardi 21 avril 2020

Depuis la fin du week-end, de nombreux incendies volontaires sont à déplorer dans plusieurs communes de la métropole lilloise a-t-on appris auprès du service départemental d’incendie et de secours (SDIS) du Nord. Des véhicules mais aussi des bâtiments municipaux sont ciblés.
La première nuit un peu chaude était celle de dimanche à lundi. A Lille, Ronchin, Roubaix, Wattignies et Faches-Thumesnil, les pompiers ont été mobilisés pour « une dizaine de feux de voitures et de détritus sur la voie publique », précise le SDIS. Selon La Voix du Nord, un départ d’incendie a aussi endommagé l’entrée de la mairie de quartier de Lille-Sud.
La nuit suivante, entre minuit et 3h du matin, des faits similaires ont été à déplorer toujours à Lille, Roubaix et Wattignies. Des communes auxquelles il faut ajouter Hem et Lys-les-Lannoy. En tout, ce sont cinq véhicules qui ont été incendiés et sept feux de détritus sur la voie publique qui ont été dénombrés. A ce jour, on ignore si les services de police ont pu procéder à des interpellations en lien avec ces multiples dégradations. […]

Lilleactu / mercredi 22 avril 2020

Pour la troisième fois consécutive, des incendies ont été déclenchés cette nuit du 22 avril 2020 dans la métropole de Lille, notamment à Roubaix (Nord). Un individu y a été interpellé pour destruction volontaire de bien par incendie.
Peu avant 1 h du matin, des équipages de police interviennent sur le secteur des Trois Ponts pour des incendies de poubelles. Sur place, les fonctionnaires sécurisent les sapeurs-pompiers qui circonscrivent les feux.
Un groupe d’individus est repéré en train de placer des containers poubelle au milieu de la chaussée, avant d’y mettre le feu. L’un d’eux a pu être interpellé alors qu’il tentait de prendre la fuite. Il s’est vigoureusement rebellé lors de son interpellation.
Depuis le 20 avril, plusieurs incendies de véhicules et de poubelles, notamment à la mairie de Lille Sud, ont été constatés. Ces événements surviennent en même temps que des tensions dans certaines cités de la banlieue parisienne, à la suite de l’accident de Villeneuve-la-Garenne impliquant un motard et un policier. […]

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Toulouse : Le calme était illusoire

extrait de la La Dépêche / mercredi 22 avril 2020

[…] Après 24 heures de calme, de nouveaux incidents ont éclaté ce mardi soir dans le quartier du Mirail, à Toulouse. Aux alentours de 22 heures, une trentaine d’individus ont semé le trouble entre les secteurs de La Reynerie et de Bellefontaine. Une dizaine de feux de poubelle et au moins cinq de véhicules, principalement aux abords de la rue de Kiev et de la place André-Abbal, ont été enregistrés. Certains ont été éteints par les sapeurs-pompiers. Des barricades ont également été érigées dans les rues Louise-Michel et Erik-Satie.
Cheminement Tintoret, entre autres, des jets de projectiles ont fusé et les forces de l’ordre ont clairement été prises à partie. Encore. Des mortiers, certainement désamorcés par la pluie persistante, ont été lancés et tout le nécessaire pour fabriquer des cocktails Molotov a été découvert dans une coursive du bâtiment appelé Petit-d’Indy. En face, les lacrymogènes et le lanceur de balles de défense (LBD) ont été utilisés. Des dizaines de policiers ont été déployées sur place pour ramener le calme. Vers 23h30, c’était chose faite. […]

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Limoges : Encore une interpellation violente, des affrontements

France Bleu / mercredi 22 avril 2020

Ce que craignaient les autorités est arrivé. L’interpellation d’un homme d’une quarantaine d’années mardi soir dans des circonstances jugées violentes selon le témoignage de plusieurs habitants a mis le feu au poudre dans le quartier de Beaubreuil à Limoges. Vers 17 heures ce mercredi une trentaine de jeunes cagoulés s’est rassemblée avenue de Beaubreuil avant d’incendier des poubelles et des caddies. Ils s’en sont pris également aux caméras de surveillance et à la mairie annexe de Limoges qui a subi d’importants dégâts après avoir été incendiée.
A leur arrivée sur place les policiers ont essuyé des jets de pierres et de cocktail Molotov. Ils sont parvenus peu après 19 heures à disperser les jeunes, mais le mouvement s’est porpagé au quartier de La Bastide. Là il a a fallu le renfort des CRS vers 23 heures pour progressivement mettre un terme aux affrontements vers une heure du matin.
Les forces de l’ordre estiment qu’entre 30 et 50 individus ont pris part aux affrontements, selon les témoins ils étaient cagoulés et vétus de noir. Au plus fort de la nuit, environ 80 policiers municipaux, nationaux et CRS étaient déployés.
Les émeutiers ont détruit du materiel urbain, l’antenne de quartier de mairie de Beaubreuil a été incendiée, elle est détruite. Sept voitures ont brulés, sept caméras de vidéo-surveillance ont été vandalisées. Des poubelles ont été prises pour cible, tout comme des bennes qui receuillent les vêtements donnés. Le maire Emile Roger Lombertie, effaré et très en colère estime déjà à 100 000 euros le montant des dégats, 50 000 rien que pour les locaux de la mairie. Pour l’instant les forces de l’ordre n’ont pu réaliser aucune interpellation.

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Strasbourg : Ça commencé ici aussi

extrait de RT France / mardi 21 avril 2020

Quatre personnes ont été interpellées dans la nuit du 20 au 21 avril, après des échauffourées dans deux quartiers de Strasbourg survenues malgré le confinement, selon des informations rapportées par l’AFP de source policière. Les incidents se sont produits dans les quartiers voisins de la Meinau et de Port-du-Rhin, respectivement au sud et à l’est de la capitale alsacienne, selon cette source. A la Meinau, une mairie de quartier a fait l’objet de «très légères dégradations» après «des feux de détritus», selon la préfecture du Bas-Rhin. Dans le quartier de Port-du-Rhin, des poubelles ainsi qu’une voiture ont été incendiées. Dans cette zone, «la police a subi des tirs de mortier alors qu’elle intervenait suite à des feux de poubelle. Aucun véhicule n’a été atteint et aucun blessé n’est à déplorer», a précisé la préfecture. Quatre personnes ont été interpellées dans ce même quartier, selon cette dernière. […]

 

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Libercourt (Pas-de-Calais) : On n’attend même pas la nuit

La Voix du Nord / jeudi 23 avril 2020

Au cours de la fin d’après-midi de mercredi, les forces de sécurité ont dû intervenir à deux reprises, notamment rue Louise-Michel.
En fin d’après-midi, mercredi, la présence de la police est requise pour du tapage à Libercourt. À l’arrivée de l’équipage, il apparaît rapidement que l’alerte était fantaisiste. Sans qu’un lien de cause à effet ait pu à ce jour être établi, les policiers intervenus subissent alors un jet de projectile de la part d’un groupe de jeunes présent à proximité. Selon une source policière, ce jet n’a fait aucun dégât et le projectile n’a pas été identifié.
Le véhicule découvert en feu sur la chaussée [article payant ; NdAtt.]

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