Italie : Des nouvelles de Manu, Stecco, Juan et Sasha

Round Robin / lundi 9 mars 2020

Depuis le 11 févier, Stecco est en détention chez lui, les principales mesures restrictives étant l’interdiction de voir des personnes reprises de justice.
Manu est lui aussi aux arrestations domiciliaires, depuis le 5 mars ; il a toutes les restrictions et il ne peut donc voir que les membres de sa famille vivant avec lui.
Sasha est libre ; l’assignation à résidence à été levée pour elle, ainsi que l’obligation de rester à la maison la nuit !
Toujours aux côtés des cœurs brûlants ! Liberté pour tous, liberté pour toutes !

Juan, arrêté en mai 2019 après environs deux ans de cavale, en ce moment enfermé dans la section AS2 de la prison de Terni, pour un total d’une dizaine d’années à purger, récemment condamné en appel à 2 ans et 6 mois pour possession de faux documents et d’un canif, est sous enquête pour l’attaque du local de la Lega de Trévise, en août 2018. Étant donné que la preuve à son encontre, pour cette action, serait une «trace partielle d’ADN », le Procureur avait demandé que le compagnon soit soumis au prélèvement de la « muqueuse de la cavité orale ». Mais comme Juan a refusé de donner son ADN, le Proc’ a demandé, et obtenu de la part du juge l’autorisation au prélèvement forcé « par la coercition physique, pour la durée strictement nécessaire au prélèvement ». Le prélèvement forcé, en présence de son avocat, a été fixé pour le 4 mars. Juan nous fait savoir que, par principe, il fera résistance (« pacifique, étant donné la disproportion des forces ») ; dans un prochain communiqué il racontera comment ça s’est passé, de façon que cela puisse être utile aussi pour d’autres personnes.

Entre son refus de prélèvement et l’autorisation au prélèvement forcé, a eu lieu un épisode que Juan veut rendre public. Le 27 février 2020, à 9h, les matons ont effectué une perquisition dans sa section. Dans la cellule de Juan, ils ont pris en cachette un peigne, qu’ils ont remplacé avec un autre identique, sauf pour quelques petits caractéristiques (absence de restes de cheveux et une couleur un petit peu plus claire) que le compagnon a remarqué et dont il est absolument sûr. Juan a jeté le peigne sur le bureau des matons, de façon qu’ils doivent rédiger un rapport à ce sujet.

This entry was posted in International, Nique la justice and tagged , , , . Bookmark the permalink.