Turin (Italie) : La sentence en première instance du procès City

Brughiere / mardi 21 avril 2026

La sentence en première instance pour le premier tronçon de l’opération City et des nouvelles du deuxième tronçon

Le 16 avril 2026 s’est achevé le procès en première instance de l’un des deux « tronçons » de l’opération City, concernant la manifestation du 4 mars 2023, en solidarité avec Alfredo Cospito, en grève de la faim depuis des mois contre le 41-bis et la peine de réclusion à perpétuité avec période de sûreté illimitée. Ce jour-là, des milliers de compas et de personnes solidaires ont défilé dans le centre de Turin, en manifestant avec rage et ne laissant derrière elle qu’un millième de de la violence distribuée partout par les différents gouvernements et leurs bras armés. Le chef d’inculpation de « dévastation et pillage », en réunion, déjà renvoyé à l’expéditeur par les inculpé.es, est tombé aussi au tribunal : il a été réduit à « dégradations avec circonstances aggravantes et en réunion » et « violence sur une personne dépositaire de l’autorité publique, en réunion ». Les inculpé.es ont tou.tes été condamné.es, avec des peines allant de dix-huit mois à cinq ans et demi.

Entre-temps, le procès contre les autres compas inculpé.es pour la même journée de lutte se poursuit aussi, une procédure distincte pour accélérer l’ainsi-dit premier tronçon.
Le 10 mars, lors de l’audience préliminaire, le Juge d’instruction n’a pas donné suite aux poursuites contre les personnes interpellé.es avant le début de la manifestation, sous le chef d’inculpation de « presque-délit » (art. 115 du code pénal), malgré la requête du Parquet de leur appliquer une restriction administrative.
Il y aura un procès, par contre, qui commencera le 11 novembre, pour les compas inculpé.es de « dévastation en réunion », « résistance à personne dépositaire de l’autorité publique, avec circonstances aggravantes » et « transports d’objets pouvant constituer des armes » : au total, 29 compas passeront en jugement.

Nous rappelons qu’Alfredo est encore soumis au régime de torture 41-bis, qui sera très probablement prolongé [pour quatre ans encore ; NdAtt.], précisément ces jours-ci .
Cette époque-là de lutte, aux côtés d’Alfredo, a réussi à porter au centre du débat publique la torture d’État et la « justice » vindicative des tribunaux et des politiciens, en surlignant ses contradictions. Ma il faut lutter encore contre le 41-bis.

En tout cas, aucun remord.

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