Rebellyon / dimanche 10 mai 2026
Du 4 au 7 mai 2026, s’est tenue à Paris la première session d’audiences du procès en appel de l’affaire en anti-terro des inculpé-es du 08 décembre 2020. Au même moment, était voté à l’assemblée le projet de loi Rodwell visant à renforcer la sécurité, la rétention administrative et la prévention des risques d’attentat. Pour envoyer du soutien aux camarades qui subissent la répression de l’appareil anti-terroriste et pour s’opposer à cette nouvelle offensive sécuritaire, nous avons mené quelques actions de visibilisation.
Pour rappel l’affaire du 8 décembre 2020 est une opération antiterroriste commanditée par le Ministére de l’Intérieur contre des personnes désigné-es par ce dernier comme des « activistes d’ultragauche » et mis-es en examen pour « association de malfaiteurs en vue de la préparation d’un acte de terrorisme ». Il n’a jamais été précisé quel acte.
La DGSI (Direction Générale de la Sécurité Intérieure), accompagnée d’unités de polices militarisées (GAO, RAID), a procédé a I’arrestation de neuf personnes — que nous réunissons sous la bannière « libertaires » — dont les engagements politiques étaient divers et dans des régions différentes : soutien aux familles réfugié-es, projets d’autonomie et de lieux collectifs a la campagne, soutien aux victimes de meurtres d’Etat, squat d’activités politiques et contre-culturelles, écologie et défense de la cause animale, implication dans des Zones A Défendre, activisme dans la scéne punk, féminisme, etc…
Ces neuf personnes ne se connaissent pas toutes. Certaines ne s’étaient cotoyées qu’une fois dans leur vie (pendant le confinement). Mais toutes avaient comme point commun une personne, Libre-Flot, ciblée par la DGSI depuis son retour du Rojava en 2018 ou il était allé soutenir la lutte contre DAESH.
En 2023 les 7 inculpé-es restant de l’affaire du 8/12 étaient condamné.es pour terrorisme avec des peines de prison ferme, fichage européen, interdictions de communication… 6 d’entre elleux ont fait appel de cette décision. Les audiences en appel sont censé avoir lieu tout au long de ce mois de mai à Paris (du 4 au 7 mai 2026, du 11 au 13 mai 2026, du 20 au 22 mai 2026).
Alors meme que des camarades passent en procés sur les bases de fantasme des services de renseignements et subissent de plein fout l’appareil anti-terroriste, le gourvenement est en train d’essayer de passer une nouvelle loi sécuritaire.
Déjà voté à l’assemblée ce 5 mai, le projet de loi Rodwell prévoit entre autres :
- Que les personnes migrantes suspectées de terrorisme, qui ont déjà été condamnées pour atteinte à la personne ou tout simplement sous une raison floue de « troubles à l’ordre public » verront leur enfermement en CRA passer de 90 à 210 jours.
- De conditionner le changement de prénom à l’État civil à un casier judiciaire vierge
- D’obliger les personnes suspectées d’appartenir à une idéologie « terroriste » à passer un examen psychiatrique. Et que le préfet puisse prononcer une hospitalisation forcée sur cette base.
Pour monter notre soutien aux inculpé-es du 08/12 et s’opposer à la loi Rdowell nous avons recouvert la ville de message de solidraité :
Quelques tags autours de l’université Lyon 2 Porte des Alpes :
Affichage dans le quartier de la Guillotière :
Banderole de soutien place Mazagran lors de la soirée de solidarité du 7 mai :















































































