Nantes et Rennes : Rompre avec la paix syndicale (MAJ 22/12)

Nantes : Les syndicats appellent à la dispersion de la manif, mais on s’en fout

Ouest-France / mardi 17 décembre 2019

Les syndicats avaient appelé à la dispersion à 13 heures. Quelques milliers d’individus sont néanmoins repartis pour un tour, en direction de la préfecture. Quelques pavés sont lancés en direction de la préfecture, lors du deuxième passage du cortège. La police réplique alors avec des lances à eau, les manifestants repartent en courant vers le cours des Cinquante-Otages.

À 13 h 30, le cortège est bloqué au rond-point du cours des Cinquante-Otages. Les gendarmes reçoivent à nouveau des débris et des projectiles, de la peinture de couleur. Certains manifestants veulent emprunter une petite rue : les tirs de gaz lacrymogènes tombent alors sur les cours des 50 otages pour les en empêcher et siffler la fin de la manifestation.

Mais les participants sont déterminés à ne pas en rester là. À Nantes, un peu plus tard, vers 14 heures, il y a beaucoup de grenades lacrymogènes à la croisée des trams. La fumée a totalement envahi le quartier Bouffay, dont les clients désertent les terrasses. Les manifestants les plus déterminés sont désormais devant le CHU.

Dans le même temps, comme à Lyon ce matin, Enedis évoque des actes de malveillance sur le réseau électrique à Nantes. [enfin, la CGT a baissé l’interrupteur pendant quelques heures avant de le relever, bien sagement, et tout est retourné à la normale… NdAtt.]

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Rennes : Emprunter un autre chemin

Rennes Infos Autrement / mardi 17 décembre 2019

En marge de la manifestation contre la réforme des retraites, ce 17 décembre, 200 à 300 ultras [sic ! NdAtt.] dont quelques gilets jaunes ont préféré prendre le quai nord au lieu du quai Sud emprunté par le cortège officiel. Arrivés à hauteur de la place Saint-Germain, certains ont tenté de briser les vitrines d’une agence. Immédiatement ils ont fait l’objet d’une charge des policiers beaucoup moins passifs que lors des premières manifestations. “Ceux-ci étaient plus mobiles”, reconnaît un observateur. “Ils voulaient prendre les devants pour éviter toute dérive.”

Après des jets de lacrymogènes, à hauteur du pont enjambant la Vilaine, les manifestants les plus ultras ont été arrosés par un camion en eau en bas de la rue Le Bastard, sous les cris de “tout le monde déteste la police” Quelques dizaines de minutes plus tard, les policiers ont effectué plusieurs charges le long du boulevard de la Liberté où ils ont confisqué une banderole des manifestants. Trois interpellations au cours de la manifestation se sont transformés en garde à vue pour refus de donner son identité. Une quatrième garde à vue est en cours pour port d’armes. […]

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Rennes : Les pompiers n’ont rien à vois avec les manifestant.e.s ! 

Ouest-France / mardi 17 décembre 2019

Une nouvelle fois, les pompiers étaient dans le cortège de la manifestation de ce mardi 17 décembre. Une cinquantaine d’hommes et de femmes chaleureusement accueilli et applaudi par les autres manifestants lors de leur arrivée avenue Janvier.
Des pompiers protestant contre le projet de réformes des retraites mais aussi pour dénoncer leurs conditions de travail qui se dégradent. Depuis plusieurs semaines, ils mènent un bras de fer avec leur direction. Une délégation doit d’ailleurs être reçue au Conseil départemental en ce début d’après-midi.
Des soldats du feu qui ont été pris à partie par des casseurs cagoulés au cours de la manifestation. Vers la place Bretagne, ils ont essayé d’infiltrer notre groupe, explique un pompier. On leur a fait comprendre que l’on n’y tenait pas. On n’a rien à voir avec eux.
Quelques minutes plus tard, nouvelle tentative des casseurs sur le boulevard de la Liberté, près de l’esplanade De Gaulle. Selon plusieurs témoignages, des personnes cagoulés ont essayé de prendre le camion de pompier miniature qui défilait avec les pompiers.
Un symbole de leur mouvement. Pas du goût des hommes du feu qui ont dû user de la force pour dissuader les casseurs.
Un incident qui s’est soldé par l’échange de quelques coups de poing avant que la police n’intervienne quelques minutes plus tard.

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Mise à jour du 22 décembre

Lille : Des vitrines brisées, d’autres défendues par des pompiers (au sens propre et au sens figuré)

La Voix du Nord / mercredi 17 novembre 2019

Contrairement aux cortèges précédents, la manifestation contre la réforme des retraites de ce mardi à Lille s’est accompagnée de nombreuses dégradations de commerces, notamment rue Nationale et Solférino. Une petite dizaine d’enseignes a vu leurs vitrines brisées ou même effondrées. Les commerçants expriment leur ras-le-bol.

Ce mardi soir, après le passage de la manifestation contre la réforme des retraites, les commerces des rues Nationale et Solférino constatent les dégâts. Des manifestants en noir s’en sont pris aux vitrines. Certaines sont tombées, d’autres ont été étoilées. La violence était telle que des pompiers (manifestants) se sont placés devant les boutiques restantes en fin de parcours pour les protéger.

Au total, outre un abribus et des panneaux publicitaires, une petite dizaine de commerces ont été impactés… [article payant ; NdAtt.]

Lille: Trois jeunes mis en examen

Le Parisien / samedi 21 décembre 2019

Deux mineurs et un jeune majeur scolarisés dans un lycée de Lille ont été mis en examen, soupçonnés d’avoir jeté mardi un « engin explosif artisanal » en direction de policiers devant la gare Lille-Flandres, a-t-on appris samedi auprès du parquet.

Mardi, vers 12h30, une bouteille remplie d’explosif artisanal avait été projetée au sol en direction des forces de l’ordre qui sécurisaient la gare à l’occasion d’une manifestation contre la réforme des retraites, et avait explosé sans faire de blessé.

Le parquet de Lille avait rapidement ouvert une enquête pour « violences sur personnes dépositaires de l’autorité publique », permettant l’interpellation d’un mineur et d’un jeune homme de 18 ans en fin d’après-midi au cours de la manifestation, puis d’une troisième personne mineure dans la soirée.

A l’issue de leur garde à vue jeudi, les deux mineurs ont été présentés à un juge pour enfants, mis en examen et placés sous contrôle judiciaire, a indiqué samedi le parquet de Lille à l’AFP, confirmant une information de la Voix du Nord.

Le suspect de 18 ans devait lui être jugé vendredi en comparution immédiate. Mais à la demande de l’avocat des parties civiles, le tribunal a décidé de renvoyer le dossier au parquet en vue de l’ouverture d’une information judiciaire pour « violence sur personnes dépositaires de l’autorité publique » et « détention de substance explosive », a-t-on appris de source proche de l’enquête.

Le suspect a donc été présenté vendredi soir à un juge d’instruction, mis en examen et placé sous contrôle judiciaire, selon le parquet, qui avait demandé une mise en détention provisoire. […]

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