Marseille : Ni vus, ni connus (MAJ 2 22/10)

France3 / mardi 15 octobre 2019

Selon une information de France Bleu Provence, confirmée par une salariée syndicalisée (FO) du centre des Baumettes à Marseille, quatre individus ont réussi à s’enfuir lundi vers 19h30. Les quatre hommes auraient forcé la porte du fourgon cellulaire, qui les ramenait du tribunal de Marseille. Trois d’entre eux sont en procédure criminelle.

C’est une fois pratiquement arrivés au centre pénitentiaire que les détenus ont pris la fuite. Jugés pour crime, extorsion et proxénétisme, ils sont qualifiés de dangereux. Les hommes, menottés deux par deux, ont réussi a fausser compagnie à ceux devaient les surveiller et se sont enfuis. Les salaries du centre de détention « ont fait des chemins de ronde » selon le syndicat FO, mais sans résultat.
En fait, ils étaient plus nombreux dans le fourgon de police; plusieurs détenus arrivés à destination (les Baumettes) ont pu témoigner de ce qu’ils ont vu. Ce n’est qu’au retour aux Baumettes que les gardiens, en comptant les détenus, se rendent compte qu il manque quatre personnes à l’appel. Les témoins auraient confirmé que 4 détenus ont forcé la porte du fourgon, lors d’un feu rouge.

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Mise à jour du 16 octobre : un des quatre se rend

20 Minutes / mardi 15 octobre 2019 

Quatre détenus se sont évadés ce lundi soir à Marseille, a-t-on appris de source policière et syndicale. Ils se sont fait la belle lors d’un transfert entre le tribunal et la prison des Baumettes. L’un des quatre s’est rendu ce mardi à la police, a annoncé le procureur à l’AFP. Les trois autres sont toujours en fuite.
Quand le camion est arrivé devant les Baumettes, vers 18h50 ce lundi, les surveillants pénitentiaires ont découvert qu’il manquait quatre personnes sur les 17 censées être transportées.
« On ne comprend pas ce qu’il s’est passé entre le palais de justice et la prison des Baumettes », soupire Christophe Buono du Syndicat pénitentiaire des surveillants.
« Les détenus sont menottés et installés dans des petites cellules à deux, mais leurs collègues détenus ont dû faire beaucoup de bruit pour couvrir leur évasion », a avancé Catherine Forzi, responsable du syndicat FO, auprès de l’AFP. « S’ils ont forcé la porte du fourgon cellulaire, les policiers qui les transportaient ont pu ne pas les entendre », a-t-elle ajouté. […]
Les quatre hommes étaient toujours recherchés mardi matin. Ce type d’escorte sera prochainement à 100 % assurée par l’administration pénitentiaire : c’était une des dernières escortes gérée par la police nationale.

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Mise à jour du 22 octobre : quand on est pauvre, on tombe plus facilement

20 Minutes / lundi 21 octobre 2019 

Il a fallu près de deux jours pour l’identifier formellement. L’un des quatre détenus qui s’était évadé lors de son transfert entre le palais de justice et la prison des Baumettes le 14 octobre à Marseille, a été interpellée par la police, vendredi. La police confirme l’arrestation de Karim M., 28 ans, à 20 Minutes après une information de La Provence.

Selon nos informations, l’homme a été interpellé près du rond-point du Prado, alors qu’il tenait une plaque d’égout dans les mains pour fracturer les vitres d’une voiture. « Nous avons été prévenus par les agents de sécurité du parc Chanot, l’individu était en état d’ébriété lorsque nous l’avons interpellé. Il a mordu un agent de sécurité au moment de son interpellation », confie-t-on au sein de l’Évêché.

L’évadé a donné plusieurs identités aux policiers, avant que ces derniers ne procèdent à un relevé d’empreinte après une nuit passée en cellule de dégrisement. C’est au cours de sa garde à vue qu’ils ont découvert qu’il était l’un des évadés. […]

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