Chili : Bombes et feu contre les politiciens et leurs sbires

Talca : Attaque incendiaire du bureau d’un sénateur

Noticias de la guerra social / lundi 9 septembre 2019

Vers 1h15, le 28 août 2019, deux individus déposent un engin incendiaire dans un bâtiment au cœur de la ville de Talca.

Au carrefour entre les rues 4 et 5 sud avec la 1ère est, à la hauteur du numéro 755, il y a la permanence parlementaire du sénateur Juan Antonio Coloma, du parti de l’Union démocratique indépendante de droite (UDI).

L’engin aurait été composé principalement par des bouteilles de gaz qui, lorsqu’elles ont pris feu, ont causé un incendie, être éteint par les pompiers. Les experts de LABOCAR et de l’IAPA sont arrivés sur les lieux, sur ordre du procureur Claudia Díaz, qui mène l’enquête. Selon la presse, des tracts ont été trouvés, avec les mots : « Pour l’arrêt du TPP (Trans-Pacific Treaty), par tous les moyens. Pour un mois de septembre combatif. Liberté pour le commandant Ramiro *». […]

* Note d’Attaque : Mauricio Hernandez, « Commandanr Ramiro », combattant du FPMR, avait tué en 1991 Jaime Guzman, principale idéologue du régime de Pinochet. Arrêté et condamné à perpétuité, il a réussi à s’évader dans les années 90. Il se trouve actuellement au Brésil, où il purge une peine de prison pour l’enlèvement d’un chef d’entreprise, dans l’attente de l’extradition vers le Chili.

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Chillan : Un engin explosif désactivé au siège de la Police Judiciaire, quelques heures avant une visite du Président Piñera

Noticias de la guerra social / dimanche 25 août 2019

Au petit matin du 20 août 2019, un artefact suspect a attiré l’attention du dispositif de sécurité qui était déployé en vue de la visite du président Piñera [pour une commémoration nationaliste à la con ; NdAtt.].

Un engin explosif a été déposé à l’extérieur de la porte principale de la Centrale d’investigation de la PDI [la police judiciaire et scientifique chilienne ; NdAtt.], dans la rue Vega de Saldías, au cœur de Chillán età côté à un poste de police. Cela, en un premier temps, sans éveiller aucun soupçon.

Après un certain temps, la police a réussi à détecter l’engin, composé d’un extincteur rempli d’un kilo de poudre noire et activé par un système d’horlogerie qui, apparemment, n’aurait pas fonctionné ou bien aurait été désactivé par la police.

Le personnel du GOPE [groupe des interventions spéciales des Carabineros de Chile; NdAtt.] et de divers services de police se sont rapidement rendus sur les lieux, pour examiner les caméras de vidéosurveillance ainsi que l’engin.

Le ministre de l’Intérieur lui-même, Chadwick, a fait remarquer à la presse qu’« un engin explosif a en effet été placé dans une caserne de la police d’investigation ; il a été détecté à temps et donc désactivé (…) Je n’ai pas encore pu connaître le résultat des enquêtes (…) je n’en connais pas encore l’ampleur ni la puissance, j’attends les enquêtes pour avoir une idée ».

Jusqu’à présent, aucun groupe n’aurait revendiqué le placement de l’engin explosif.

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