Halloween : Des bonnes habitudes qui s’installent [MAJ 5/11]

A Poitiers

Le Parisien / jeudi 1er novembre 2018

La soirée de Halloween a été agitée. Dans toute la France, les services de polices et de secours ont constaté plusieurs incendies et ont été la cible de jets de projectiles dans la nuit de mercredi à jeudi.
Le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner avait demandé mercredi aux préfets « une mobilisation renforcée », après la diffusion sur les réseaux sociaux de messages appelant à une « purge » des policiers durant cette soirée.
Jeudi matin, le ministre a annoncé qu’une « centaine de personnes » a été interpellée grâce à la mobilisation anticipée de « 15 000 membres des forces de l’ordre et de sécurité ». Pour l’heure, les incidents que nous avons recensés ci-dessous ont débouché sur 116 interpellations.
En 2016 et 2017, déjà, la nuit de Halloween avait été marquée par des incidents. Selon le ministre, les faits sont moins graves que ceux de l’an dernier.

Une bouteille d’acide contre des policiers en Essonne. Vers 19 heures, une épicerie de la ville de Montgeron a été pillée par trois jeunes masqués. En poursuivant les malfaiteurs, les policiers ont été visés par une bouteille d’acide mais n’ont pas été touchés. Deux agents ont été légèrement intoxiqués par les émanations du produit. Dans le même temps, à Vigneux-sur-Seine, d’autres policiers ont été visés par des jets de pierre. Il n’y a pas eu de blessés. Un fourgon de police a été aspergé d’essence dans la ville de Corbeil-Essonnes.

36 personnes en garde à vue dans le Val-de-Marne. Une des personnes interpellées, un homme de 18 ans, a avoué avoir répondu à l’appel à la « purge » lancé sur les réseaux sociaux. Il a lancé des projectiles sur une voiture de police à Créteil. Au total, 24 poubelles ainsi que 12 véhicules ont été incendiés dans le département.

Des tramways coupés et 50 interpellations en Seine-Saint-Denis. Les lignes de tramway T5 (Saint-Denis-Garges-les-Gonesse) et T8 (Epinay-Les Beatus) ont été coupées dès 20h30 pour la première, dès minuit pour la seconde, conséquence des violences dans la ville de Saint-Denis. Une dizaine de feux de voitures et une quinzaine de feux de poubelles ont été constatés. Les policiers ont aussi procédé à l’interpellation d’une cinquantaine de personnes, dont trois mineurs.

Bagnolet

L’appel à la « purge » également suivi dans les Yvelines. Sur les vingt interpellations réalisées par la police, huit semblent liées au fameux appel transmis via les réseaux sociaux. Plusieurs jeunes portaient en effet un masque « Anonymous » et se promenaient armés dans les villes de Maurepas, Saint-Germain-en Laye, Sartrouville, Vélizy-Villacoublay, ou encore aux Mureaux. Certains d’entre eux sont mineurs. Au total, environ 75 faits de violences urbaines ont été enregistrés dans le département, dont quinze incendies de véhicules et 22 jets de projectiles. A la gare de Viroflay Rive Gauche, une petite bombe artisanale a causé une explosion.

Des heurts dans la région de Lyon. Sept personnes ont été interpellées dans la soirée de mercredi à Lyon, après des « bousculades » et des jets de projectiles sur la vitrine d’un fleuriste près de la place Bellecour. Des feux de poubelles ont aussi été déclenchés dans l’agglomération lyonnaise, à Grigny, Givors et à Villefranche-sur-Saône. Les pompiers du Rhône ont déclaré avoir effectué 24 interventions, essentiellement pour des feux de poubelles ou de voitures.

Lyon

A Rennes aussi, des feux de poubelles. Les forces de l’ordre ont été mobilisées pour 29 feux de poubelle dans le quartier du Blosne, à la dalle Kennedy de Villejean et dans la commune de Saint-Jacques-de-la-Lande, relate Ouest-France. Quinze voitures ont été incendiées. Un adolescent âgé de 15 ans a été blessé par un tir de lanceur de balle. Il aurait été blessé alors qu’il caillassait les policiers.

Rennes

Des voitures incendiées à Nantes. Selon la préfecture de Loire-Atlantique, citée par France Bleu Loire Océan, trois voitures ont été brûlées dans le quartier Port-Boyer. Huit poubelles ont été incendiées dans le quartier des Dervallières et du Breil. Trois mineurs ont été interpellés à la suite de ces violences.

Des arrêts de bus dégradés à Metz. Dans le quartier Metz-Borny, trois arrêts de bus ont été dégradés. Un bus a été visé par des projectiles, notamment des œufs. Des feux de poubelles ont aussi été déclenchés dans les communes de Yutz, Thionville et Farébersviller, relate France Bleu Lorraine Nord.

A Toulouse, 17 feux de poubelles et 10 feux de voitures. En Haute-Garonne, une « légère augmentation des interventions » a été constatée par rapport à la nuit de Halloween de 2017. Des communes de l’agglomération toulousaine (Muret, Saint-Lys, Léguevin, Saint-Jory, Saint-Jean, Aussonne), ont aussi été touchées, affirme le site actu Toulouse.

Cinq voitures brûlées à Poitiers. Le quartier de Bel-Air a connu des violences cette nuit. Cinq voitures ont été brûlées, dont quatre appartenant au Centre communal d’action sociale (CCAS). Le maire de la ville, Alain Claeys, a déjà exprimé sa « colère » à la suite de ces évènements, raconte La Nouvelle République.

Poitiers

NdAtt. : selon la Nouvelle République d’aujourd’hui, « Dans la rue Rolland-Garros, à quelques centaines de mètres, trois Citroën C1 du CCAS de Poitiers ont été détruites par des incendies provoqués au niveau du moteur. L’intervention rapide des pompiers a évité une propagation plus importante au reste des véhicules présents sur le parking mais deux véhicules ont été endommagés par la chaleur : une autre Citroën C1 du CCAS et une Renault 19 appartenant à un particulier. »

Les voitures du CCAS à Poitiers

Incendies et jets de projectiles en Isère. Plus de 70 feux de poubelles et de voitures ont été déclarés près des quartiers de la Villeneuve et du Mistral à Grenoble, ainsi que dans les communes d’Echirolles, du Pont-de-Claix et de Vienne, selon la station locale Radio Isa. Les services de secours ont également subi des tirs de projectiles.

Feux et heurts avec la police à La Réunion. A Saint-André, Sainte-Suzanne, Saint-Denis, Le Port ou encore Saint-Pierre, la nuit a aussi été longue pour les secours réunionnais, relate Réunion 1re. Un policier a été blessé à la hanche durant des affrontements à Saint-André. Dans le quartier du Chaudron à Saint-Denis, plus de cinquante policiers ont été mobilisés pour gérer des incendies, sous une pluie de projectiles.

Le Chaudron (La Réunion)

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Ça bouge aussi en Indre-et-Loire

France Bleu / jeudi 1er novembre 2018

Les soirées d’Halloween vont-elles connaître les mêmes dérives que celles de la St-Sylvestre ? Après les appels à la violence contre les forces de l’ordre relayés sur les réseaux sociaux, la nuit a été particulièrement chaude sur Joué-les-Tours. Avec à la clé bon nombre de violences urbaines quartier de la Rabière.
Toute la soirée et une bonne partie de la nuit, de 19h  jusqu’à 2h du matin, plusieurs groupes d’habitants du quartier n’ont cessé de chercher à en découdre avec les policiers. Au total, huit voitures ont été brûlées, du mobilier urbain saccagé comme des abri-bus dégradés ou des poubelles incendiées. Et à chaque intervention des forces de l’ordre, les policiers ont été caillassés. Pas de blessés à déplorer. Une personne a été interpellée. Elle est actuellement en garde à vue.

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Loire : Ici aussi, des voitures en feu

France Bleu / jeudi 1er novembre 2018

Les pompiers de la Loire ont été sollicités à plusieurs reprises lors de la soirée d’Halloween. Plusieurs véhicules ont été incendiés dans cette nuit de mercredi à jeudi dans la vallée du Gier, notamment à Rive-de-Gier, mais aussi à Montbrison dans le quartier de Beauregard et à Andrézieux-Bouthéon dans le quartie de La Chapelle. Des poubelles ont également brûlé. […]

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Onet-le-Château (Aveyron) : Flics et élus pris pour cible

Le Parisien / jeudi 1er novembre 2018

La nuit d’Halloween n’a pas été chaude qu’en Essonne où des policiers ont notamment été victimes de ce qui pourrait être un jet de bouteille d’acide dans la commune de Montgeron. Selon nos informations, à Onet-le-Château dans l’Aveyron, le directeur adjoint départemental de la sécurité publique, un élu, un officier de police et le chef de la police municipale ont aussi été la cible d’une attaque. Vers 19h30 mercredi soir, une bouteille a été lancée depuis un pont sur ce petit groupe qui sortait d’une réunion en mairie. Les fonctionnaires et élus ont été très légèrement blessés par l’explosion du récipient en plastique. Une enquête en flagrance a été ouverte par le parquet de Rodez sans que l’on se sache s’il existe un lien pour l’instant avec la fête d’Halloween ou un climat de tension local. Le parquet n’était pas en mesure de confirmer jeudi la nature du produit. Des analyses ont été diligentées.

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Un résumé

France Bleu / jeudi 1er novembre 2018

[…] Au total, 30 feux de voitures et 70 feux de poubelles ont été relevés à Paris et dans les départements de sa petite couronne, les Hauts-de-Seine, la Seine-Saint-Denis et le Val-de-Marne, dans la nuit de mercredi à jeudi.
Ces chiffres sont les mêmes que l’an dernier, selon les pompiers, qui estiment qu’il n’y a pas eu « d’effet nuit d’Halloween ». À titre de comparaison, 300 véhicules ont été brûlés pendant la nuit du 31 décembre 2017 au 1er janvier 2018.
À Lyon aussi la nuit a été agitée en centre-ville, principalement dans le quartier de la place Bellecour. Des petits groupes ont mis le feu à des poubelles, brisé des vitrines, provoqué des mouvements de foules et jeté des projectiles sur les forces de l’ordre qui essayaient d’intervenir. 12 personnes ont été interpellées dont au moins 10 mineurs.
Des incidents ont également été signalés à Metz, Toulouse, Rive-de-Gier, Rennes, Grenoble, près de Tours ou encore Vienne et Poitiers, avec à chaque fois des feux de poubelle ou de voitures.
En tout, dans le pays, selon un bilan encore provisoire du ministère de l’Intérieur, 116 personnes ont été interpellées et 82 placées en garde à vue.
Pourtant, à en croire le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, cette nuit d’Halloween 2018 a eu « moins de gravité » que celle de l’an passé, « parce qu’on a anticipé » en déployant des renforts sur le territoire, soit 15.000 forces de l’ordre au total, dit-il ce jeudi matin.
Le ministre qui insiste pour dire qu’il y a eu « bien moins de dégâts matériels » qu’une nuit de Nouvel An, et rappelle que Halloween « doit rester une fête » tout en dénonçant « l’appel à la purge » qui a été lancé cette année sur les réseaux sociaux, mais « la purge, ça n’est pas une blague ». Christophe Castaner dit avoir porté plainte.

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Halloween comme le 14 Juillet et la Saint Sylvestre ?

Le Parisien / jeudi 1er novembre 2018

Montgeron (Essonne), Lyon (Rhône), Toulouse (Haute-Garonne), mais aussi Poitiers (Vienne) ou La Réunion… Les incidents se sont multipliés dans la nuit de mercredi à jeudi à l’occasion de la soirée d’Halloween. Depuis trois ou quatre ans, cette soirée festive, importée des pays anglo-saxons, connaît des débordements délicats à gérer pour les forces de police et de gendarmerie.
Cet événement nécessite maintenant des moyens supplémentaires, au même titre que la nuit de la Saint-Sylvestre et la soirée du 14 juillet. La direction générale de la police ne communique pas sur les effectifs engagés, mais le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, avait demandé une « mobilisation renforcée » de la part des préfets.
« Il faut nous adapter en terme d’effectifs et de stratégie, explique une source policière. Contrairement à ce qui se passe lors de la fête de la musique par exemple, il n’y a pas de lieux de rassemblement préétablis. Nous devons anticiper les déplacements de petits groupes très mobiles. »
Autre différence notable avec les tensions des 14 juillet et 31 décembre : les horaires. Pour Halloween, la plupart des incidents recensés l’ont été en début de soirée, vers 20 heures. Ils semblent impliquer des jeunes adolescents : la jeune fille arrêtée à Montgeron après un jet d’acide sur les policiers n’a que 13 ans. Elle se trouve en garde à vue.
En revanche, les appels à « la purge » sur les réseaux sociaux, c’est-à-dire au harcèlement systématique des forces de l’ordre, ne paraissent pas avoir eu d’incidence. Le jeune Isérois de 19 ans, à l’origine du premier message devenu viral, sera jugé le 28 novembre pour « provocation, non suivie d’effet, au crime ou délit », après son appel à la « purge » le mercredi 31 octobre, soir d’Halloween. Il évoque de son côté « une énorme blague ».
En 2016, selon un bilan national (hors Paris) effectué par la police, et évoqué par notre journal une centaine de voitures sont parties en fumée et des équipages de secours, qu’il s’agisse de policiers ou de pompiers, ont été prises pour cible. Au total, près de 130 faits de ce type ont été recensés. En 2015, la Toussaint avait connu un pic de violences avec 210 faits enregistrés et un nombre de voitures brûlées légèrement supérieur (106) selon le décompte du ministère de l’Intérieur.

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Moselle : Les lampadaires tombent

France Bleu / jeudi 1er novembre 2018

La soirée d’Halloween a dégénéré en Moselle mercredi soir. Des arrêts de bus ont été dégradés dans le quartier de Metz Borny. A Uckange, ce sont des lampadaires qui ont été sectionnés. Sept mineurs ont été interpellés. Ils sont âgés de 14 à 17 ans. […]
Trois arrêts de bus dégradés, un bus touché par des projectiles (notamment des œufs, selon la compagnie de bus) : la soirée a été quelque peu agitée dans le quartier Metz Borny, en ce mercredi soir d’Halloween. Sur une vidéo diffusée sur le réseau social Twitter, on peut voir une dizaines d’individus s’approcher d’un arrêt de bus, qui serait l’arrêt Provence. Une vitre est alors brisée. Un projectile est également lancé sur un bus, le conducteur décide de continuer sa route sans s’arrêter. Une façade de maison a été dégradée. Après avoir pris connaissance de ces violences, la police de Metz a été déployée dans de nombreuses zones du quartier Borny.
Autre scène surréaliste filmé apparemment dans un quartier populaire d’Uckange. On voit une personne, visage dissimulé en train de couper un lampadaire à la tronçonneuse ou a la disqueuse.
Un hélicoptère de la gendarmerie a été appelé cette nuit en renfort pour ramener le calme.
Par ailleurs à Marly, Yutz, Thionville et Farébersviller, il y a eu plusieurs feux de poubelles, et au moins une voiture brûlée. La façade d’un restaurant a été dégradée à Woippy.

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Un récit plus détaillé de la nuit dans l’Essonne

Le Parisien / jeudi 1er novembre 2018

Une trentaine de personnes placées en garde à vue, un peu partout dans le département. C’est le bilan de la nuit de violences que vient de connaître l’Essonne. Mais attention, tempèrent police et justice : il convient de distinguer les actes relevant de la délinquance classique de ceux directement liés à l’appel à la « purge » – soit au déclenchement d’incendies et au ciblage spécifique des forces de l’ordre – émis en début de semaine sur les réseaux sociaux.
Un premier signalement a été effectué à 18h30, à Sainte-Geneviève-des-Bois, où une dizaine d’individus encagoulés déambulaient. « Nous en avons eu plusieurs du même type tout au long de la soirée, mais il ne faut pas oublier que c’était Halloween, et que beaucoup de gens costumés circulaient sur la voie publique, rappelle une source policière. Il n’y a pas forcément eu d’exactions. »
Quelques minutes plus tard, une quinzaine de personnes pénètrent pourtant au sein du magasin Intersport d’Etampes, s’y livrent à des actes de pillages, et frappent le directeur et deux employés, dont un vigile. Une seule personne a été interpellée : un mineur, originaire d’un département voisin, mais placé dans une famille d’accueil de l’Essonne.
Aux alentours de 19 heures, c’est à Montgeron, dans le quartier de la Forêt, qu’une vingtaine d’individus masqués dégradent et pillent une supérette, avant de prendre la fuite. Les policiers qui les poursuivent sont alors pris à partie par deux jeunes filles, qui leur jettent une bouteille d’acide. L’une d’entre elles, âgée de 13 ans, a été arrêtée. Impossible, en l’état actuel des faits, de dire si c’est bien elle qui a lancé le projectile. […]
Bus caillassé à coups de boules de pétanque à Draveil, feux de véhicules et tirs de mortiers à Etampes, Corbeil-Essonnes et aux Ulis, les exactions se succèdent ainsi toute la soirée. Jusqu’à 1h20 du matin, dans le quartier des Tarterêts, à Corbeil-Essonnes, un véhicule de police est arrosé d’essence par un petit groupe, qui le vise ensuite à l’aide d’un mortier mais le manque.
Au final, « aucun policier n’a été blessé au cours de cette nuit », se réjouit Jean-François Papineau, directeur départemental de la sécurité publique de l’Essonne, qui parle d’« une activité soutenue », mais assure que « le terrain était tenu ».
Une vision qui tranche avec celle du syndicat de policiers Alliance. « Des effectifs avaient été prévus en nombre à Corbeil, en vue de la purge, et tout s’y est relativement bien passé. Mais partout ailleurs, les renforts sont arrivés au compte-gouttes, et ça a été chaud, commente l’un de ses représentants. A Etampes, il n’y a pas eu de renforts du tout, et c’est là que la nuit a été la plus longue. »

Etampes

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Dans les Yvelines

Le Parisien / jeudi 1er novembre 2018

La nuit de Halloween a été émaillée de nombreux incidents mettant aux prises jeunes et forces de l’ordre aux quatre coins du département. Ces dernières se sont montrées particulièrement vigilantes après l’appel à « la purge » dans les rangs de la police lancé sur les réseaux sociaux par un homme de 19 ans originaire de l’Isère. Si ce dernier a évoqué une « énorme plaisanterie » pour sa défense, son message en a visiblement inspiré quelques-uns.
Dans la soirée, puis dans la nuit, de mercredi à jeudi, sur les vingt interpellations auxquelles a procédé la police, huit ont semblé présenter, selon elle, un lien avec cet appel.
Un lien effectué grâce au port de masques spécifiques constaté par les policiers. Cela a été le cas à Maurepas, où deux jeunes ont été arrêtés en possession également d’une batte de base-ball et d’un club de golf. C’est une autre batte qui a été retrouvée lors de la fouille d’individus armés à Saint-Germain-en-Laye. Là aussi, des masques de type « hackers Anonymous » portés par les jeunes avaient attiré l’attention des policiers.
Même chose à Sartrouville où des porteurs de masque ont été contrôlés, se baladant l’un avec un couteau à longue lame, l’autre avec un poing américain. À Vélizy-Villacoublay, trois mineurs, l’un de 13 ans et les deux autres de 14 ans, ont été interpellés alors qu’ils exhibaient un couteau. Ils ont expliqué l’avoir acheté pour « se défendre face à l’appel à la purge. » Aux Mureaux, un enfant de 12 ans, habillé d’un ciré jaune et masqué, a été pris alors qu’il venait de mettre le feu à une poubelle en compagnie de quatre autres jeunes. Il a été remis à ses parents.
En tout, la police a dû faire face à 75 faits de violences urbaines dans le département. Parmi celles-ci, quinze incendies de véhicules ont été constatés et les forces de l’ordre ont essuyé vingt-deux jets de projectiles divers. À Guyancourt, un fonctionnaire a été légèrement blessé alors que sa patrouille intervenait sur un feu de voiture, boulevard du Château. Le policier a reçu des cannettes qui l’ont touché au bras gauche et au genou gauche. Enfin, à la gare de Viroflay Rive Gauche, une explosion due à une petite bombe artisanale fabriquée avec une bouteille en plastique a mobilisé les policiers qui recherchent désormais les deux individus cagoulés ayant pris la fuite avant leur arrivée sur place.

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Mise à jour du 5 novembre

Montgeron (Essonne) : La fillette qui aurait jeté une bouteille d’acide sur les keufs mise en examen

Le Parisien / vendredi 2 novembre 2018

Une jeune fille de moins 13 ans soupçonnée d’avoir lancé une bouteille d’acide sur un policier à Montgeron (Essonne) durant la soirée d’Halloween a été mise examen par un juge des enfants d’Evry.

La collégienne, qui a été remise à ses parents, fait l’objet d’une « liberté surveillée préjudicielle » étant donné son très jeune âge. Autrement dit, la jeune fille va être suivie par des éducateurs durant la durée des investigations et pourra ensuite faire l’objet de sanctions éducatives. Des analyses sur la bouteille sont en cours.

Les deux autres mineures qui l’accompagnaient cette nuit-là ont écopé, elles, d’un simple rappel à la loi. Le policier avait été légèrement blessé à la main. L’intrusion d’une vingtaine de personnes dans un centre commercial avait provoqué l’intervention des forces de l’ordre. Plusieurs objets dont des feux d’artifice avaient été volés et une vitrine brisée.

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