Villejuif (Val-de-Marne) : Le fleuron de la technologie du contrôle rencontre la disqueuse ! [MAJ2 15/11]

Le Parisien / lundi 22 octobre 2018

Il n’aura pas fallu plus d’un mois pour comprendre que la caméra installée face au stade Gabriel-Thibault, à Villejuif, n’est pas au goût de tous. « Le mât de plus de huit mètres de haut sur lequel reposait une caméra à reconnaissance faciale a été attaqué à la disqueuse vendredi », indique une source proche du dossier. Installés rue Séverine, juste en face de l’avenue de Gournay, ces « yeux électroniques », capables d’identifier des personnes à plusieurs dizaines de mètres, surveillaient un point de deal.

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Mise à jour du 23 octobre : du coup la caméra n’était pas encore installée sur le mat, comme nous le dit un autre article du Parisien du même jour, qui par ailleurs appuie bien sur le trafic de drogue dans le secteur.

[…] Vendredi soir, aux alentours de 19 heures, le mât géant (8 mètres ! ) tout juste installé en face du stade Gabriel-Thibault — au croisement de la rue Séverine et de l’avenue de Gournay — pour accueillir un dôme de caméras à haute définition capables de zoomer avec une grande netteté sur des visages situés à plus de 200 m, a été scié à la disqueuse. […]
[…] « Ce sont 18 caméras de vidéoprotection qui ont déjà été installées et il y en aura 26 d’ici à la fin de l’année, annonce Ronan Wiart, directeur sécurité et prévention à Villejuif. A terme, on espère s’en servir pour faire de la vidéoverbalisation. »
Toutes ces caméras sont reliées au poste de police municipale, où elles sont analysées en direct par des opérateurs du centre de supervision urbaine. Les images sont ensuite conservées durant 30 jours.
Des caméras ont déjà été installées dans le centre-ville, sur les grands axes routiers (RD7, avenue Paul-Vaillant-Couturier, avenue de Verdun…) et à proximité des principaux équipements (mairie, établissements scolaires, stations de métro, marchés…). Le coût d’installation du dispositif, qui s’élève à environ un million d’euros, est partagé entre la région (100 000 €), le fonds interministériel de prévention de la délinquance (30 000 €), et la Ville.

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Mise à jour du 15 novembre : Deuxième round, on prend les paris !

Le Parisien / jeudi 15 novembre 2018

Deuxième round dans le combat qui oppose la ville aux dealers du stade Gabriel-Thibault. Le mât de vidéo surveillance scié à la disqueuse il y a moins d’un mois, vient tout juste d’être réinstallé devant le plus gros point de trafic de cannabis du Val-de-Marne.
Renforcée par du béton à sa base et surmonté d’un dôme de caméras à haute définition, l’installation — plus haute que la précédente (12 m contre 8 m pour le dernier mât) — permet aux policiers de zoomer sur des visages situés à plus de 200 m.
Une manière de lutter contre le trafic de drogue, même si les riverains de la rue Séverine et de l’avenue de Gournay ne se font guère d’illusion sur l’avenir de cet équipement flambant neuf. « Il n’est pas prévu qu’il reste debout longtemps », soufflent, un sourire en coin, plusieurs jeunes du quartier. […]

L’affluence était parfois telle que de longues files d’attente se formaient, identiques à celles que l’on observe sur les quais du métro aux heures de pointe. Et c’est justement ce lieu, les dealers, et leur clientèle, que les caméras vont surveiller, puisque ses « yeux électroniques » fournissent des images au centre de supervision urbain de la police municipale, justement inauguré ce vendredi par Franck Le Bohellec, le maire (LR) de la Ville.
Par ailleurs, une trentaine de caméras sont en cours d’installation à Villejuif. Les enregistrements sont ensuite conservés trente jours. Des caméras ont déjà été implantées dans le centre-ville, sur les grands axes routiers (D 7, avenue Paul-Vaillant-Couturier, avenue de Verdun…) et à proximité des principaux équipements (mairie, établissements scolaires, stations de métro, marchés…).

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