Du Teil à Colmar : Vive la belle ! [MAJ du 1/08]

Le Teil (Ardèche) : Il profite d’une sortie pour s’évader de prison

Le Laboratoire Anarchiste / jeudi 26 juillet 2018

« Lundi, alors qu’il s’était rendu au Teil pour préparer sa sortie de prison, prévue à l’automne, un mineur âgé de 16 ans en a profité pour se faire la belle.
Le jeune homme était en détention depuis plusieurs semaines, à l’établissement pénitentiaire pour mineurs de Meyzieu (région lyonnaise), suite à une peine prononcée dans la Drôme, pour des faits de vols avec effraction et avec violence.
Il avait rendez-vous, en début d’après-midi, à la mission locale du Teil, pour préparer son aménagement de peine, qui prévoyait, en septembre, qu’il sorte de détention. Il était accompagné d’une éducatrice et de sa mère.
Sauf qu’en sortant de son rendez-vous, il aurait croisé un ami. Et en aurait profité pour prendre ses jambes à son cou… En état d’évasion, il a été inscrit au fichier des personnes recherchées. Le mineur est connu des forces de l’ordre pour plusieurs cambriolages, au Teil et a déjà été condamné plusieurs fois. »

Source : Le Dauphiné Libéré  du 26/07/2018

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Colmar : Les vieilles méthodes toujours efficaces…

Le Parisien / lundi 30 juillet 2018

L’évasion de ces deux hommes, condamnés pour des faits de vol, a été constatée ce lundi matin «à 6h30» .Ils seraient parvenus à percer le plafond de leur cellule avant de filer par les toits.
Deux hommes – deux frères, originaires des pays de l’Est – se sont évadés dans la nuit de dimanche à lundi de la maison d’arrêt de Colmar (Haut-Rhin). D’après Le Républicain Lorrain, les détenus, âgés tous les deux d’une trentaine d’années, purgeaient des peines supérieures à cinq ans de prison pour des vols en réunion. La double évasion a été constatée «à 6h30» à la maison d’arrêt alsacienne, fait savoir un communiqué de l’administration pénitentiaire.
Le parquet a été saisi et un dispositif de recherche a été mis en place. Les Équipes régionales d’intervention et de sécurité (ERIS) de Strasbourg ont été dépêchées sur les lieux.

En 2013, trois détenus s’étaient évadés de la maison d’arrêt de Colmar, de la même manière, la nuit de la Saint-Sylvestre. « Il y a eu plusieurs évasions à Colmar par les toits […]
L’administration a essayé de renforcer les plafonds pour éviter les évasions, mais ça n’a pas fonctionné », a réagi auprès de l’AFP la déléguée régionale FO pénitentiaire, Fadila Doukhi. « On met des rustines partout et on ne cherche pas de solutions durables. Colmar a très souvent été pointée du doigt, depuis très longtemps, et personne ne fait rien », a-t-elle déploré.
« Ce qui est étonnant, c’est qu’ils soient passés par les toits alors que des travaux avaient eu lieu pour bétonner les plafonds », a réagi de son côté Jean-Claude Roussy, de l’Ufap/Unsa Grand Est.
La fermeture de la maison d’arrêt de Colmar est déjà programmée, fait savoir l’administration pénitentiaire. Les travaux du centre pénitentiaire de Lutterbach [construite par Spie Batignolles et gérée par Gepsa; NdAtt.] permettront que « cette fermeture débute en septembre, pour une ouverture en 2021 ». Selon elle, la répartition des personnes détenues à la maison d’arrêt de Colmar est de 166 détenus au 1er juillet 2018 sur 120 places opérationnelles.

Mise-è-jour du 1er août : Mais ils se font chopper…

France Bleu / mardi 31 juillet 2018

La fin d’une courte cavale pour les deux évadés de la prison de Colmar. Les deux hommes de 27 et 38 ans ont été arrêtés à Roubaix à 17h30 ce mardi, par la police judiciaire de Lille, selon une information de franceinfo. Ils s’étaient enfui de la maison d’arrêt alsacienne dans la nuit de dimanche à lundi, dans des conditions plutôt rocambolesques : par le toit, après avoir creusé le plafond depuis les toilettes de leur cellule, avant de descendre au sol avec des draps. Ces individus ont été condamnés en 2018 à Mulhouse pour des vols en réunion à des peines supérieures à cinq ans.

C’est dans une maison du quartier du Pile, une zone de Roubaix classée prioritaire que les deux hommes ont été interpellés. Ils n’étaient pas armés et l’intervention « en douceur », « sans violence » raconte Romuald Muller, le directeur interrégional de la police judiciaire de Lille. L’un deux a quand même tenté de s’échapper par les toits, mais il a rapidement été rattrapé par un homme de la BRI. […]

L’habitation a été perquisitionnée et quatre personnes ont été placées en garde à vue : les deux détenus ainsi que la locataire du logement, qui est la sœur de l’un d’eux et un homme d’une soixantaine d’année, qui serait le père d’un des fugitifs. Ce dernier leur aurait servi de chauffeur entre Colmar et Roubaix.

Une enquête administrative ouverte lundi, confiée à l’inspection générale de la justice, devra notamment déterminer pourquoi l’alarme de sécurité périmétrique, l’équivalent d’un détecteur de mouvement, n’a pas fonctionné, lors de cette évasion. Les prisonniers ont-ils réussi à la désactiver ? S’agit-il d’un dysfonctionnement technique ou y a t-il eu complicité à l’intérieur de la prison ?

Il y a actuellement à la maison d’arrêt de Colmar 166 détenus sur 120 places, soit un taux d’occupation de 138%. Considérée comme vétuste, la maison d’arrêt de Colmar doit fermer pour être remplacée à terme, en 2021, par un nouvel établissement pénitentiaire à Lutterbach, près de Mulhouse. En 2013, trois détenus s’étaient fait la belle eux aussi en passant par les toits.

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Digne-les-Bains : Les bonnes idées sont contagieuses

Actu17 / mercredi 1er août 2018

Cette découverte fait écho à l’évasion réussie de deux autres détenus de la Maison d’Arrêt de Colmar qui ont utilisé la même méthode. Alors que les premiers réussissaient la grande évasion, les seconds détenus dans la Maison d’Arrêt de Digne-les-Bains se faisaient attraper.
Deux des quatre détenus d’une même cellule creusaient depuis quelques jours vraisemblablement. Avec l’aide de fourchettes placées au bout de manches à balai, les candidats à l’évasion étaient parvenus à percer deux épaisseurs de plafond, situé à 3 mètres de hauteur.
Un responsable syndical FO raconte : « Ils prennent appui sur les tuyaux de chauffage situés à 1 m du sol, et grimpent sur le rebord de la fenêtre à environ 2 m de haut. C’est de là qu’ils ont commencé à creuser le trou. » […]
Les détenus ont eu de la suite dans les idées et avaient placé un poster de moto au plafond pour cacher le trou. Mais cela a mis la puce à l’oreille des surveillants qui ont finalement découvert l’ouvrage.
Les deux individus ont été transférés à Luynes. Deux enquêtes, judiciaire et pénitentiaire, sont en cours, rapporte La Provence.

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