Des mauvais moments pour les bleus (Fin décembre 2017)

Amiens : Guerre entre lycéens et CRS

Le Courrier Picard / jeudi 14 décembre 2017

La préfecture faisait état ce jeudi soir de 19 interpellations de personnes mineures et d’un CRS blessé après des échauffourées survenues dans la matinée devant le lycée Delambre, dans le quartier Amiens nord. La situation s’était envenimée vers 8 h 30 du matin, obligeant le chef d’établissement à déclencher un « plan particulier de mise en sûreté face aux risques majeurs » pour protéger ses élèves. Ces derniers ont été confinés pendant une heure après qu’un groupe d’une trentaine de jeunes environ, pour la plupart extérieurs à l’établissement, s’est rendu devant les grilles pour en découdre.
D’après nos informations, ils auraient voulu profiter d’un début de rassemblement de lycéens pour semer le trouble. Ils ont commencé par bloquer l’entrée du lycée en cadenassant les grilles avant de mettre le feu à plusieurs poubelles, déclenchant la panique parmi les membres de l’équipe éducative. Au moins six véhicules de CRS ont dû être déployés dans le secteur, où « une centaine de jeunes ont pris à partie les forces de l’ordre en se dispersant dans le quartier. Les policiers ont subi des jets de pierre et de bouteilles en verre », indique la préfecture.


La situation est revenue à la normale en milieu de matinée aux abords de l’établissement tandis qu’en centre-ville, plusieurs véhicules des forces de l’ordre étaient sur le qui-vive, les autorités craignant des dérapages. Des rumeurs avaient en effet circulé sur une possible descente de lycéens – ou de perturbateurs – dans le centre d’Amiens.
On ne connaît pas exactement les motivations de ces individus mais leurs méfaits interviennent après une semaine de crise au lycée Delambre. Vendredi dernier, une centaine d’élèves avaient manifesté dans les rues d’Amiens et devant le rectorat. Les forces de l’ordre avaient aussi été déployées devant l’établissement où quelque 300 élèves bloquaient l’entrée. Des poubelles avaient été renversées, en plus des jets de pierres, fumigènes et insultes lancés aux policiers, qui avaient dû avoir recours à des bombes lacrymogènes.
Une charge que dénonce aujourd’hui le syndicat Sud Éducation, qui évoque « un déploiement irresponsable et totalement disproportionné face à des jeunes mobilisés pour leur scolarité et leur avenir [sic! NdAtt.]. De nombreux élèves étaient en pleurs, choqués par les violences exercées sur eux par ceux-là mêmes qui sont censés les protéger [re-sic! NdAtt.]». Toujours selon le syndicat, « au moins quatre élèves ont été blessés. Sans l’intervention de l’infirmière du lycée, l’un d’eux aurait pu perdre la vue ». Des faits qui pourraient avoir conduit ces perturbateurs à agir en représailles.
Ce que dément la préfecture qui a salué ce jeudi soir « cette intervention qui n’a fait aucun blessé du côté des lycéens » et félicité « les forces de l’ordre dans l’accomplissement de leur mission qui a permis de rétablir l’ordre public sans violences ».
Toujours selon la préfecture, d’autres tentatives de blocage ont eu lieu ce jeudi dans deux autres lycées du centre-ville mais n’auraient suscité aucune adhésion de la part des lycéens de ces établissements.

France3 / jeudi 14 décembre 2017

Les élèves du lycée Delambre ne décolèrent pas : ce matin, ils ont jeté des poubelles sur les voies pour marquer leur protestation. Un « trouble à l’ordre public » selon la police d’Amiens qui a ordonné au réseau Ametis de dévier ses lignes pour éviter « que les bus soient pris à parti ». Sur place, des CRS sont intervenus. Les élèves sont désormais confinés dans l’établissement.
Depuis plusieurs jours, étudiants et enseignants multiplient les actions pour se faire entendre. Ils souhaitent protester contre la suppression d’une classe. Vendredi dernier, la situation a dégénéré. La police a dû intervenir à coups de matraque et de gaz lacrymogène : quelques élèves ont même été blessés. La déviation a duré environ une heure. Le trafic est revenu à la normale.

Et la répression frappe

extrait du Courrier Picard / dimanche 24 décembre 2017

Les suspects poursuivis après des dégradations et des violences sur des policiers, jeudi 12 décembre [au fait jeudi 14 décembre – les journaflics ne savent même pas lire un calendrier; NdAtt.], devant le lycée Delambre-Montaigne à Amiens-Nord, risquent gros en justice. Dix-neuf jeunes gens avaient été interpellés et placés en garde à vue après les faits. Au final, ils seront quatre, dont trois mineurs, à être poursuivis en justice pour violences en réunion sur personnes dépositaires de l’autorité publique. Un CRS avait été blessé lors des affrontements. Le suspect majeur encourt cinq ans d’emprisonnement. Les trois mineurs risquent moitié moins. Deux des quatre mis en cause n’étaient pas scolarisés à Delambre. C’est le cas du seul jeune à avoir été placé en détention à l’issue de son déferrement pour purger une précédente condamnation à trois mois de prison. Âgé de 17 ans, « il est très connu de la justice, et il est décrit par des témoins comme l’un des meneurs de ces violences », explique le procureur de la République Alexandre de Bosschère. […]
S’agissant des sanctions internes à l’établissement scolaire, la discrétion est de mise. Des informations font état de sanctions prises auprès d’élèves par la commission de discipline du lycée. Le chiffre de 79 élèves concernés est même évoqué. Contacté à ce sujet, le proviseur de l’établissement n’a pas souhaité répondre, soumis au devoir de réserve qu’implique sa fonction. De son côté, si le rectorat d’Amiens confirme que des sanctions ont bien été envisagées après les événements, il a ajouté qu’il ne communiquerait pas sur les décisions qui auraient pu être prises dans le cadre privé de cet établissement. De son côté, le syndicat Sud n’a pas donné suite à nos sollicitations.

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St-Pierre-du-Mont (Landes) : Caillasses sur la patrouille de police et solidarité incendiaire après interpellation

France Bleu Gascogne / vendredi 29 décembre 2017

Deux adolescents de 17 ans sont convoqués devant le juge des enfants en mars prochain. Ils devraient être mis en examen pour dégradation volontaire d’un bien public et pour outrage. Mercredi, vers 13h30, ils ont caillassé une voiture de Police dans un quartier populaire de St-Pierre-du-Mont. La scène se passe quartier de la Moustey, au pied des petits immeubles, à Saint-Pierre-du-Mont. Une voiture de police fait une patrouille de routine avec trois fonctionnaires à bord. Soudain, une vitre latérale du véhicule explose, suivi d’un bruit sourd sur le toit de la voiture : le bruit de la tôle qui se déforme sous le poids d’une pierre. Le véhicule des policiers est caillassé. 

Deux jeunes du quartier sont en train de lancer des pierres, à visage découvert, avant de courir se réfugier dans un hall d’immeuble. Dans sa fuite, l’un des deux garçons fait des doigts d’honneur aux policiers, qui les rattrapent rapidement et les placent en garde à vue.  En cellule, les deux jeunes nient tout en bloc.

Le premier, connu pour un simple vol à l’étalage, va rester 30 heures en garde à vue. Son acolyte, une dizaine d’heures de plus. Ce dernier, est sous contrôle judiciaire depuis quelques mois après un vol avec violence à Mont-de-Marsan. Mais ce Montois de 17 ans a aussi déjà été jugé pour avoir roué de coups une personne handicapée. La victime avait eu 45 jours d’arrêt de travail.

Les trois fonctionnaires de Police n’ont pas été blessés par les jets de pierre. Dans la nuit qui a suivi l’interpellation des deux jeunes,  six poubelles ont été incendiées, quartier de la Moustey à Saint-Pierre-du-Mont.

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Asnières (Hauts-de-Seine) : Vengeance !

Le Parisien / dimanche 3 décembre 2017

Ce samedi soir, des poubelles ont été brûlées après l’accident qui a impliqué, mercredi, un jeune et une voiture de la police municipale.
Deuxième coup de chaud du week-end aux Freycinet. Ce samedi soir, une dizaine de poubelles ont été brûlées, de façon plus diffuse que vendredi soir, dans ce quartier d’Asnières. Un important dispositif policier avait été déployé dans le quartier en fin d’après-midi. Au final, la soirée a été moins mouvementée que les forces de l’ordre auraient pu le craindre. Il n’y a pas eu d’émeutes. Et personne n’a été interpellé au cours des événements qui ont duré de 19 h 30 à 23 heures.
Ces incidents interviennent après qu’un jeune a été renversé, rue des Freycinet, par un véhicule de la police municipale, dans la nuit de mercredi à jeudi. Deux versions s’opposent sur les circonstances de l’accident. Celle des policiers qui affirment que le jeune s’était mis volontairement en travers de leur route. L’équipage, qui coursait un pilote de scooter en fuite après un refus de contrôle d’identité, n’a pas réussi à éviter la victime malgré un freinage brutal.
Une version officielle vivement contestée par les habitants du quartier qui estiment que le jeune homme n’a « jamais tenté d’empêcher d’avancer la voiture ». Il était seulement parti faire quelques courses et discutait « depuis plus d’une heure » avec un ami à l’endroit de l’accident avant le choc.

Une semaine après, encore des feux de poubelles (et une voiture y passe aussi)

Le Parisien / dimanche 10 décembre 2017

Après une semaine de calme relatif, la tension est de nouveau montée d’un cran samedi soir dans le quartier des Freycinet à Asnières-sur-Seine (Hauts-de-Seine). Suite à un appel sur les réseaux sociaux, une soixantaine de jeunes s’est rassemblée, mettant le feu à des conteneurs à ordures ainsi qu’à un véhicule. Un face à face tendu avec les forces de l’ordre présentes.
«Nous déplorons ces actes de vandalisme commis par des voyous qui devront être sanctionnés comme tels», estime Manuel Aeschlimann, maire (LR) d’Asnières. Les jeunes entendent dénoncer ce qu’ils considèrent comme des violences policières. Dans la nuit du 29 novembre, un habitant de 19 ans était renversé par un véhicule de la police municipale qui poursuivait un scooter. Une enquête est actuellement cours pour déterminer les circonstances exactes de l’accident.

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Bourges : Il casse un doigt au flic qui l’emmène pour l’expulsion

Le Berry Républicain / lundi 18 décembre 2017

Un ressortissant malien âgé de dix-neuf ans a été déféré en cours de matinée au parquet de Bourges, puis sera présenté, ce lundi après-midi, au tribunal correctionnel en comparution immédiate. Il lui faudra répondre d’outrage et de rébellion, de violences sur personne dépositaire de l’autorité publique (un fonctionnaire de police, en l’occurrence) et de menaces de mort.
Les faits se sont déroulés samedi dernier, à la mi-journée, à la maison d’arrêt du Bordiot, à Bourges. L’accusé, qui y était détenu, devait y être pris en charge par une escorte de police dans le cadre d’une décision d’expulsion du territoire national. À ces fins, il devait donc être acheminé, sous escorte, jusqu’à un centre de rétention.
Plusieurs personnels du commissariat de police de Bourges, dont un officier de police judiciaire (OPJ) se sont donc présentés au Bordiot pour que le mis en cause leur soit confié. Lors de cette opération, encadrée par une procédure très précise, l’individu s’est rebellé. Verbalement tout d’abord, il s’en est pris aux policiers, avant de tenter de résister, physiquement, à sa prise en charge. Dans l’échauffourée qui a suivi, un des policiers, qui s’efforçait de lui passer les menottes, a été sérieusement blessé. Souffrant d’un doigt cassé, il s’est vu prescrire trente jours d’incapacité totale de travail (ITT).
Au commissariat de Bourges, on indiquait dimanche qu’il allait, très vraisemblablement, devoir subir une intervention chirurgicale. Le forcené a été placé en garde à vue samedi. Cette mesure a été prolongée dimanche dans la journée par le parquet.

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Vaulx-en-Velin (Rhône) : Il y a pas d’age pour viser les flics

Lyon Capitale  / vendredi 1er décembre 2017

Des affrontements entre policiers et adolescents ont conduit à l’arrestation de trois mineurs ce jeudi aux abords du lycée Robert-Doisneau, à Vaulx-en-Velin. Les policiers n’ont pas été touchés par les projectiles jetés par les adolescents.
Matinée tendue aux abords du lycée Robert-Doisneau, à Vaulx-en-Velin, ce jeudi. Trois adolescents ont été interpellés en quelques heures, pour avoir jeté des projectiles en direction de policiers, qui n’ont pas été touchés.
Vers 9h45, un premier jeune de 15 ans est interpellé rue Angela-Davis, puis un second, du même âge, moins d’une heure plus tard à l’angle des rues du Lycée et Emile-Zola. Tous deux venaient de jeter des projectiles en direction des policiers.
Un troisième individu, âgé de 16 ans, a été arrêté vers 11h20, toujours aux abords du lycée Robert-Doisneau, alors qu’il venait de ramasser une bouteille et de la lancer en direction des policiers. Celle-ci explosait sans faire de blessé. Les trois jeunes ont été présentés au parquet ce vendredi pour « violences volontaires aggravées ».

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Viry (Essonne) : Solidarité lors d’un contrôle routier

Le Parisien / lundi 18 décembre 2017

Une dizaine de jeunes ont frappé les fonctionnaires pour tenter de récupérer un chauffard qu’ils venaient d’arrêter.
La voiture les narguait depuis un moment. Ce dimanche, près du quartier des Coteaux de l’Orge à Viry, un conducteur a forcé un contrôle routier. Puis il est repassé dans une rue voisine en insultant les fonctionnaires. Les policiers de la brigade anticriminalité ont essayé de l’interpeller. L’automobiliste s’est alors encastré dans un autre véhicule, causant un blessé léger.
Les force de l’ordre s’apprêtaient à l’emmener, mais le conducteur s’est retourné vers les agents et s’est mis à les frapper. Ces derniers ont été contraints d’utiliser le pistolet à impulsion électrique sur leur agresseur. Là, une dizaine de jeunes du quartier ont commencé à s’approcher et à tabasser les deux fonctionnaires, tout en essayant de récupérer le suspect arrêté.
Des renforts du commissariat de Juvisy sont arrivés à cet instant. Légèrement blessés, eux aussi, par des jets de projectiles, ils ont pu malgré tout interpeller quatre des assaillants. Les deux policiers les plus blessés se sont vu prescrire 10 jours d’ITT (interruption totale de travail). «Nous attendons des sanctions à la mesure de la gravité de ces actes », réclame le syndicat de police Alliance.

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Nouméa : La police prise pour cible

Les Nouvelles Calédoniennes / samedi 9 décembre 2017

Un agent de la police nationale a, une fois de plus, été pris pour cible. Les faits se sont déroulés dans la nuit du vendredi à samedi, aux alentours de 3 heures du matin, dans la cité de Tindu. Les policiers, en intervention après le signalement de multiples tapages et dégradations dans un appartement, ont été victimes d’un caillassage de plusieurs jeunes. Lors de l’interpellation de l’un d’entre eux, un gardien de la paix a reçu un gros pavé dans le thorax, blessant ainsi l’agent. Ausculté par un médecin, ce dernier a eu quatre jours d’ITT (interruption totale de travail). L’agresseur, un jeune majeur, a été interpellé dans la foulée et placé en garde à vue dans les locaux du commissariat de Nouméa.

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Nice : Sus aux cerbères de la propriété !

Nice Matin / mercredi 6 décembre

La police est intervenue ce mercredi soir dans ce supermarché [Monoprix; NdAtt.] de l’avenue Jean-Médecin, après des violences commises sur son service de sécurité. Deux jeunes hommes, soupçonnés d’avoir commis un larcin, auraient agressé un vigile à la hauteur des caisses. Une échauffourée s’en est suivie, entraînant l’intervention des autres vigiles et des dégradations dans les étals voisins. La scène s’est déroulée sous les yeux interloqués des clients présents. Certains témoins auraient d’ailleurs tenté de s’interposer. Les deux suspects ont finalement été remis à un équipage de police, et conduits à la caserne Auvare pour y être placés en garde à vue au service du quart.

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Béziers (Hérault) : Les pompiers aussi ciblés

extrait de France3 / lundi 4 décembre 2017

Victimes d’un guet-apens, les pompiers héraultais ont été caillassés, dimanche vers 22h00, à la Devèze, à Béziers, révèlent nos confrères de Midi Libre.
Les pompiers héraultais ont été appelés pour un feu de voiture dans les quartier de la Devèze, classé en zone de sécurité prioritaire (ZSP). Mais quand ils sont arrivés sur les lieux, ils ont trouvé un feu de détritus et des personnes encagoulées qui les attendaient manifestement, indique le Service départemental d’incendie et de secours de l’Hérault. Les pompiers héraultais « n’ont pas pu éviter des jets de pierres. À la vue de ces individus les sapeurs-pompiers ont fait marche arrière. », poursuit le Sdis. Heureusement, les véhicules de pompiers sont équipés de films de protection des vitres. Cette agression n’a pas de blessés. « Nous proposons à la police nationale de mettre en place niveau 1 du plan départemental de violence urbaine qui prévoit notamment une intervention commune avec les forces de l’ordre pour ce genre d’intervention. », conclut le Service départemental d’incendie et de secours de l’Hérault. […]

 

vu sur La rue ou rien – début décembre

 

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