Saint-Etienne (Loire) : En dépit de leurs gros moyens, les flics ne peuvent pas être partout à la fois [Mise-à-jour]

AFP / Samedi 22 octobre 2016

hu10slul-537x403Encadrés à distance par plusieurs centaines de policiers et de gendarmes mobiles, environ 200 manifestants -en majorité de la mouvance d’extrême gauche- ont ensuite battu bruyamment le pavé du centre-ville pendant plusieurs heures derrière une banderole visant le fabricant local de flash-balls et d’armes de chasse sur laquelle était écrit : « Verney-Carron dernière sommation ! ». Après avoir contourné l’hyper-centre de la ville, où les forces de l’ordre étaient stationnées en nombre, des participants ont alors symboliquement mis le feu devant l’ancienne manufacture d’armes -aujourd’hui la Cité du design- à une reproduction géante en carton d’un flash-ball sur lequel était écrit : « une balle pour rétablir la paix sociale ».

D’autres manifestants, cagoulés cette fois, ont profité de l’absence des forces de l’ordre aux abords du défilé pour tagger murs et vitrines faisant référence notamment au militant écologiste Rémi Fraisse, décédé il y a deux ans sur le site du barrage de Sivens. Les plus virulents d’entre-eux ont aussi brisé à l’aide de pierres des abribus et mis hors service des distributeurs de banque ainsi que des horodateurs. Une vitrine d’une agence bancaire a été brisée et le local de la fédération départementale du PS saccagé, a indiqué le parquet. […]

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La fédération PS de la Loire fait la manche pour réparer ses locaux dévastés…

Libération (AFP) / Lundi 24 octobre 2016

La Fédération du Parti socialiste de la Loire envisage de lancer un appel aux dons pour financer la remise en état de ses locaux, saccagés samedi par une poignée de militants d’extrême-gauche, a indiqué lundi son premier secrétaire Régis Juanico. Le coût des travaux est estimé à près de 40.000 euros, a précisé M. Juanico à un correspondant de l’AFP. L’autre député socialiste du département Jean-Louis Gagnaire a dénoncé «des méthodes fascistes (…) qui desservent la cause pacifiste des organisateurs de ce rassemblement». Après le passage, samedi en fin d’après-midi, d’une dizaine de manifestants d’extrême-gauche cagoulés infiltrés dans le cortège d’un collectif pour «le désarmement de la police et la démilitarisation des conflits», les bureaux stéphanois du PS ressemblaient à un champ de ruines au milieu desquelles gisait le buste endommagé de Jean Jaurès, a constaté l’AFP. «Dans l’immédiat, l’état des locaux ne permet pas aux deux salariés permanents de la fédération départementale d’y exercer leur activité», a souligné Régis Juanico. […] Les centaines de policiers, gendarmes mobiles et CRS mobilisés à Saint-Etienne samedi et dimanche avaient pour consigne de protéger l’hyper-centre de Saint-Etienne, ainsi que l’entreprise Verney-Carron (un fabricant de flash-ball, cible annoncée du collectif), en se tenant loin des manifestants pour éviter les affrontements. «Aucun des casseurs n’ayant été interpellé sur le fait, l’enquête risque d’être difficile après coup car ils étaient cagoulés, masqués ou grimés», a commenté le parquet de Saint-Etienne. Les enquêteurs sont «actuellement au travail sous la direction du parquet pour exploiter les images de la vidéoprotection et celles prises par l’hélicoptère de la gendarmerie», a souligné de son côté la préfecture, pour qui ce travail s’annonce «long». Elle relève aussi que 75 ampoules de peinture avaient été saisies avant la manifestation et six personnes retenues pour «contrôle d’identité». […]

Activ Radio / Dimanche 23 octobre 2016

En marge de la manifestation pour le désarmement de la police, samedi après-midi à Saint-Etienne, la permanence du Parti Socialiste de la Loire, rue du midi a été totalement saccagée. Du matériel informatique a été détruit, des dossiers et de nombreux documents ont été dispersés dans la rue. Pour pénétrer dans le local des militants ont soulevé le rideau métallique et brisé les vitres. Sur la façade, des tags, en rapport avec la Loi Travail notamment. […]

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Fil des événements :

Le Progrès / Samedi 22 octobre 2016

[…] Près de 300 CRS et gendarmes étaient pourtant mobilisés ce samedi après-midi. L’itinéraire du cortège n’était pas forcément celui qui était attendu au départ. Le collectif à l’origine du rassemblement indiquait au départ vouloir rassembler du monde devant la société Verney-Caron, celle qui fournit les flash-ball aux forces de l’ordre.

15h50 Plus de 200 militants d’extrême gauche se sont rassemblés ce samedi après-midi au pied du musée d’art et d’industrie à Saint-Étienne. Ce rassemblement est censé commémorer l’anniversaire de la mort de Rémi Fraisse, il y a deux ans, sur le site du barrage de Sivens. Si cette manifestation, interdite par le préfet de la Loire, se déroule à Saint-Étienne, c’est parce que l’entreprise Verney-Carron est installée ici et équipait par le passé, militaire, policiers et gendarmes. Depuis ce matin plusieurs centaines de policiers sont mobilisés et un hélicoptère survole la ville depuis le début de l’après-midi, par crainte de débordements.

cveqimawyaiizqt16h50 Les manifestants d’extrême gauche jouent pour l’instant au jeu du chat et de la souris avec les forces de l’ordre. La place de l’hôtel de ville de Saint-Étienne a été entièrement bouclée. Les manifestants, dont certains sont cagoulés, taguent les façades. Un important dispositif de police est déployé devant l’entreprise Verney-Carron.

17h25 Les manifestants continuent leur périple dans les rues du centre-ville de Saint-Étienne. Ils sont pour l’instant place Carnot et se dirigent vers la cité du design. L’hélicoptère de la police nationale continue à survoler le centre-ville de Saint-Étienne. Les manifestants, eux, tentent de se rapprocher de l’entreprise Verney-Carron où un important dispositif policier a été mis en place pour boucler le quartier.

17h40 Les manifestants viennent de s’arrêter sur le parvis de la cité du design, ancien lieu de la manufacture d’armes de Saint-Étienne ou ils viennent de faire brûler leur flashball en carton pâte sur lequel était inscrit : « ce joujou tue et mutile ». Les forces de l’ordre sont stationnées à quelques dizaines de mètres des manifestants. La situation est de plus en plus tendue. Et de plus en plus de manifestants ont le visage dissimulé sous des cagoules. Les manifestants reprennent un instant la direction du centre-ville de Saint-Étienne suivi par l’hélicoptère de la police nationale.

18h La permanence du PS, 20, rue du Midi, a été saccagée par des manifestants.

18h45 Les vitrines d’au moins une banque et plusieurs abribus ont été détruits. Actuellement, le cortège se trouve place Jacquard, à quelques encablures de la place de l’hôtel de ville. Les manifestants commencent à se disperser par petit groupes. Tous les accès routiers autour de l’entreprise Verney-Carron, cible des manifestants, restent toujours bloqués par les forces de l’ordre alors que l’hélicoptère de la police nationale continue à survoler la ville.

19H20 La manifestation s’est disloquée. Le périmètre de sécurité autour de la société Verney-Carron est maintenu.

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