Ni loi, ni travail : État des lieux de la répression judiciaire du mouvement contre la Loi Travail

Rebellyon.info / mercredi 27 avril 2016

(Mise à jour mercredi 13 avril à 19 h.)

Paris : bilan des comparutions immédiates suite aux manifs du week-end
Paris-luttes – 13 avril

Cinq manifestant·es jugées : deux personnes condamnées à 3 mois de sursis, une à 8 mois de sursis, une 3 mois ferme sans mandat de dépôt, et une dernière qui prend cher : 8 mois ferme avec mandat de dépôt.

Lyon : un mois de prison ferme et huit mois de sursis pour un manifestant arrêté samedi 9 avril
Rebellyon – 11 avril

Il prend ainsi 8 mois de prison avec sursis dont un ferme avec mandat de dépôt. il part donc ce soir dormir en prison. Le policier blessé récolte 1000 euros de dommages et intérêts et ses trois collègues prennent quant à eux 300 euros par personne pour l’outrage (un doigt d’honneur, reconnu).

Strasbourg : un manifestant condamné à deux mois de prison ferme
LCI – 11 avril
Un jeune homme a été condamné à quatre mois de prison, dont deux ferme avec maintien en détention par le tribunal de Strasbourg. Il avait été arrêté lors de la manif du 9 avril. « Il aurait, selon le parquet, poussé le policier qui l’interpellait à la poitrine. » Un récit totalement différent sur le site alternatif strasbourgeois « La Feuille de Chou » :

7 à 8 policiers se sont jetés sur un jeune, genre keupon, sans qu’on comprenne pourquoi et l’ont fourré dans un car. En passant ils ont renversé une jeune femme.

Paris : Ryan, 15 ans, risque dix ans de prison
L’Humanité – 8 avril

Ryan est actuellement mis en examen pour rien moins que « dégradation volontaire de bien matériel par incendie pouvant potentiellement engendrer un danger pour autrui », passible de dix ans d’emprisonnement et 75 000 euros d’amende.

Il est en attente de son jugement.

Comparution immédiate de deux jeunes interpellés à Vaulx-en-Velin (69) pendant les manifs contre la Loi Travail
Rebellyon – 8 avril
6 mois avec sursis et 500 euros de dommages et intérêt pour les flics, la personne comparaît avec des bleus à l’audience et déclare avoir été tapée par la police. 3 mois avec sursis pour un autre qui a lancé un œuf.

Paris, 7 avril : blocus dans plusieurs lycées, des arrestations
Paris Luttes – 7 avril 2016
Tour de la répression sur plusieurs lycées du 95, du 77 et du 92 (banlieue parisienne) : près d’une centaine d’interpellations.

25 arrestations en quatre jours au lycée Doisneau de Vaulx-en-Velin (69)
Rebellyon – 7 avril
La mobilisation des lycéen·nes de Doisneau contre la Loi Travail a été sévèrement réprimée. Près de 28 interpellations au total entre le lundi 4 avril et le vendredi 8 avril.

Nantes : un mois de prison pour avoir montré ses fesses
Ouest-France – 4 avril
Un mois de prison ferme pour outrages. Le procureur réclamait 8 mois dont 6 avec sursis !

Grenoble : Incidents après la manifestation : prison avec sursis
Le Daubé – 4 avril

Les huit ont été condamnés à des peines de quatre à huit mois d’emprisonnement avec sursis, assortis d’une obligation d’effectuer 170 heures de travaux d’intérêt général. Tous ont été condamnés à verser plusieurs centaines d’euros aux policiers victimes des violences, au titre de préjudice moral.

 

Gaël dort en prison ce soir
Indymedia Nantes – 22 mars

A la barre, Gaël portait des points de suture sur le visage. Son interpellation a été violente, il a reçu des coups. Pourtant, c’est lui qui était jugé pour des violences : un commissaire était tombé, et s’était blessé tout seul pendant l’arrestation. Malgré un dossier vide, le procureur a réclamé 10 mois de prison ferme, le juge a suivi : 6 mois de taule. Gaël dort en prison ce soir.

Jusqu’à 6 mois ferme pour des manifestants
Rebellyon – 12 mars
Interpellés lors de la manif du 9 mars : 6 mois ferme sans mandat de dépôt et 1000 euros de préjudice pour deux policiers, 6 mois avec sursis pour jets de projectiles + 800 euros de dommages et intérêts pour les quatre policiers qui se sont constitués partie civile.

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