Nancy : Balade anti-nucléaire

estrepublicain / dimanche 7 septembre 2014

(nous publions l’article de propagande sécuritaire en entier, car il est drôle)http://s-www.estrepublicain.fr/images/2011C6F7-CB20-499D-9027-F591B731D14C/LER_15/title.jpghttp://s-www.estrepublicain.fr/images/E9AC34DD-ED33-4FE8-9153-0E00DABE876D/LER_15/title.jpghttp://s-www.estrepublicain.fr/images/48A79593-B6B2-4039-ACDC-91A4747B88CE/LER_15/title.jpg

Ils ont investi la ville sans crier gare. Tout de noir vêtus, cagoulés, en tout cas les visages barrés de foulard, une soixantaine d’individus se réclamant du collectif antinucléaire, Bure Stop, actuellement installé rue de Metz dans le cadre d’un « Festival contre la poubelle », a fait irruption hier dans les artères commerçantes de Nancy. Armés de canettes pleines de peinture ils ont pris pour cible les établissements bancaires, Mac Do et agence EDF sur leur passage… Cette « opération commando » n’a duré qu’une trentaine de minutes, mais a semé une jolie pagaille et une certaine appréhension.

Avisés, les policiers ont tenté de canaliser la manifestation illicite, sans procéder toutefois à une quelconque interpellation. « Afin de ne pas provoquer de dérapage », expliquait dans la foulée, Gérard Kointz, DDSP adjoint (directeur départemental de la sécurité publique). Le cortège cheminait à contresens d’une circulation dense, notamment rue Saint-Dizier, parmi une foule importante de badauds attirés par la température estivale, mais refroidis par cette déambulation agressive. Bonjour l’image ! De quoi nourrir un peu plus encore l’inquiétude de nombreux administrés.

« C’est vrai qu’on sent dans cette société, une montée des tensions », reconnaissait hier Gilbert Thiel, adjoint à la sécurité.

« Tirer les leçons »

Les heures qui ont précédé ce fait lui donnent raison.

A 4 h 15, une rixe impliquant une quarantaine de personnes (!) réveillait les riverains du quartier du Chat-Noir. Un des protagonistes, atteint en dessous de l’œil, a dû être pris en charge. Une petite heure plus tard, une demoiselle qui rentrait chez elle, a été victime d’un vol à l’arraché, rue de Villers. Un homme circulant à vélo l’a délesté de son sac. Elle n’a heureusement pas été blessée, mais fortement choquée.

A 6 h, enfin c’est un jeune homme qui a été agressé place Stan alors qu’il sortait de boîte de nuit. Il a été violemment pris à partie par une bande de dix individus au prétexte de ses orientations sexuelles qui ne leur plaisaient pas.

Sale ambiance nocturne…

« Tout cela va imposer des mesures supplémentaires de la part de la police nationale. La nuit, c’est elle qui a la main », bougonnait Gilbert Thiel. « Il va falloir tirer des leçons de tout ce qui s’est passé. On ne peut pas se laisser dériver vers le Far-West », reprenait l’ex-juge antiterroriste.

« On ne peut pas accepter, notamment, que des gens cagoulés envahissent la ville. Sans faire le procès de la police nationale, elle aurait dû anticiper pour adapter ses dispositifs et en arrêter quelques-uns pour savoir qui ils sont », poursuivait l’élu.

Agressions gratuites

L’insécurité régnerait-elle à Nancy ?

C’est le sentiment de Christophe Janin, président départemental du syndicat national des Sapeurs-pompiers professionnels, Il n’avance pas de chiffre, mais s’appuie sur l’expérience de ses collègues et la sienne – il est dans le métier depuis 14 ans – pour tirer cette conclusion : les comportements ont changé. Et pas seulement par rapport à son corps d’arme, de plus en plus pris à partie. « Nous ne déposons même plus plainte quand il s’agit d’insultes », soupire-t-il. Non. Pour Christophe Janin, c’est la nature des interventions qui a changé. « Avant, nous étions confrontés à des différends alcoolisés, essentiellement le week-end. Aujourd’hui, non seulement, le phénomène s’étend au reste de la semaine, mais nous constatons une augmentation des agressions gratuites. Il n’est même plus question de soirées qui dégénèrent pour un motif ou un autre, mais de victimes agressées sans raison à coup de couteau ou de tessons de bouteilles », constate-t-il un brin désabusé.

Des assertions qui se vérifient aisément pour qui fréquente le tribunal correctionnel.

Gilbert Thiel promet que le sujet est au cœur des préoccupations municipales. Qu’une vaste réflexion pour mieux lutter contre l’insécurité est engagée. En attendant, la ville complétera son dispositif de surveillance : 10 nouvelles caméras seront prochainement installées.

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