Macerie / mercredi 8 janvier 2020
Révoltes après révoltes, c’est cela qui a donné le rythme des derniers six mois à l’intérieur du CPR [Centro di permanenza per i rimpatri, « centre de permanence pour les rapatriements », des camps pour sans-papiers, comme les CRA français; NdAtt.] de Turin: peu à peu ou bien par flambées plus incandescentes, le centre est, encore une fois, presque détruit. Ce n’est pas un slogan, pas de la rhétorique, quand, depuis l’extérieur, on crie que cette cage doit brûler ; c’est parce que les retenus des prisons pour sans-papiers on démontré, en vingt-deux ans d’existence de la rétention administrative, qu’il s’agit d’un souffle commun, qui revient même si les « personnes hébergées » changent, qui explose malgré la menace de la répression, qui continue à indiquer clairement la direction vers la liberté, sans permissions ni formulaires.
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