Contre la reforme des retraites : les manifestations du 9 janvier

Grève et manifestations

Le Monde / jeudi 9 janvier 2020

A Paris

L’exécutif tente de négocier, les syndicats de mobiliser. Jeudi 9 janvier, 452 000 personnes ont manifesté dans plus de 80 villes contre la réforme des retraites, selon le ministère de l’intérieur. Contre 615 000 manifestants pour la mobilisation du 17 décembre.
Quasiment toutes les villes s’inscrivaient en deçà de la jauge de la première journée de manifestations, le 5 décembre. De leur côté, les syndicats revendiquaient près de 1,2 million de manifestants dans 65 cortèges.
A Paris, environ 44 000 personnes étaient rassemblées, selon un comptage du cabinet indépendant Occurrence pour un collectif de médias – quand le ministère de l’intérieur annonce 56 000 personne et la CGT revendique 37 000 manifestants dans le cortège.

Toujours à Paname

Au 36e jour de grève, la circulation des trains et des transports publics parisiens reste très perturbée − à la SNCF, le taux de grévistes a grimpé à 32,9 % (contre 6,8 % mercredi) et les deux tiers des conducteurs sont en grève.
La direction générale de l’aviation civile (DGAC) anticipe également des « perturbations et des retards » possibles dans l’aérien. Dans l’éducation nationale, 18,8 % des personnels étaient en grève en primaire et de 16,5 % dans les collèges et lycées selon le ministère, et respectivement 40 et 50 % selon les syndicats.
Les avocats continuent leur mobilisation, tout comme les salariés de raffineries qui ont voté sa poursuite, mardi, jusqu’à la fin de la semaine. La tour Eiffel est à nouveau fermée. […]

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Paris, la manifestation se réveille vers la fin

extrait du suivi de Paris-Luttes.info / jeudi 9 janvier 2020

Rue de la Pépinière : c’est tendu mais grosse ambiance, « tout le monde déteste la police », « on ira jusqu’au retrait », « flics violeurs assassins », feux d’artifices sur les flics. Tirs de grenades de désencerclement, des blessé·e·s., des flics sont perdus entre deux cortèges…

Après une tentative des flics de stopper la manif a St-Lazare, le cortège finit par avancer au contact de la ligne de flics, c’est assez chaud. Plusieurs centaines de personnes sont coincées devant.

Un Starbucks, un Marionnaud et tout ce qui ressemble à une vitrine se fait éclater. Ça a l’air parti pour une soirée de folie !

Nasse à St-Augustin, gazages à répétition qui freinent l’avancée du cortège. [faut aussi dire que selon d’autres sources, à Saint-Augustin, des jets continuels de projectiles ont répondu – ou provoqué, d’ailleurs on est pas des victimes, non ? – aux charges des flics. Par ailleurs la place est si petite que les escadrons de flics se sont envoyé des grenades lacrymos dans la gueule les uns les autres :-) NdAtt.] Charge violente rue de la Pépinière, certainement des blessé·e·s et des interpellations.

Depuis 16h, grosse charge des voltigeurs, matraques et gaz ; plusieurs blessés. Riposte du cortège qui tient la charge : jets de projectiles, œufs de peinture et pommes déters. ;)

Le Huffington Post / jeudi 9 janvier 2020

Des tensions entre les forces de l’ordre et des manifestants ont émaillé ce jeudi 9 janvier la fin de la manifestation parisienne contre la réforme des retraites, où les policiers ont fait usage de gaz lacrymogènes, ont constaté des journalistes de l’AFP.
À l’arrivée place Saint-Augustin autour de 16h30, l’ambiance s’est soudain tendue en tête du cortège: les forces de l’ordre ont répondu par des charges et des tirs de gaz lacrymogène à des jets de projectiles […].
Des manifestants ont ensuite cassé plusieurs vitrines de commerces et des abris bus dans une rue menant à la place Saint-Augustin. La boutique d’une enseigne MAAF a également été vidée de son mobilier, a constaté une journaliste de l’AFP.
[…] Des tensions sont également apparues au niveau de la gare Saint-Lazare où le reste du cortège était bloqué.

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Bordeaux : La manif sauvage tente d’entrer dans la gare

Sud-Ouest / jeudi 9 janvier 2020

[…] Vers 11h30, le cortège s’est élancé comme prévu. Vers 14 h 30, 10 000 personnes étaient dans la rue selon la police, 70 000 selon l’intersyndicale et 20 à 25 000 selon notre propre estimation. Une participation proche de la manifestation du 17 décembre et en deçà de celle du 5 décembre, date de début du mouvement. La manifestation s’est dispersée sans heurts vers 15 heures place de la République, tandis qu’une partie du cortège rejoignait la gare Saint-Jean, où les attendaient les forces de police.
Là, environ 400 manifestants selon la préfecture ont pénétré dans le hall de la gare malgré des tirs de grenades lacrymogènes de la part des forces de l’ordre, avant de défiler sur les rails. Les trains ont été bloqués avant que les manifestants ont été délogés par la police.
A l’issue de cette journée de manifestation, 4 personnes ont été interpellées pour « jet de pétard », « visage dissimulé », « port d’arme ». Selon la préfecture, certain s’en sont pris à un véhicule de la police près de la Bourse du travail. […]

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Lille : Une manifestation vivante

France Bleu / jeudi 9 janvier 2020

Cheminots, pompiers, électriciens, gilets jaunes, enseignants… Entre 6 000 et 15 000 personnes ont défilé à Lille, jeudi après-midi, lors de la 4e journée de mobilisation interprofessionnelle contre la réforme des retraites. Le défilé a été émaillé par des incidents : des vitrines dégradées, des jets de projectiles sur la police de la part de certains manifestants habillés de noir. Les forces de l’ordre ont répliqué à coups de grenade lacrymogène et la Grand Place, avec sa grande roue de Noël, a été plongée dans un épais brouillard.
Il y a eu plusieurs interpellations mais la préfecture refuse de communiquer un chiffre. Selon la police, un fonctionnaire a été blessé.

À la fin de la manifestation, le quartier autour de la Place de la République a été plongé dans le noir. Enedis confirme qu’il s’agit d’un acte de malveillance.
Plus tôt dans la journée, c’est à Hazebrouck que 2 000 foyers et entreprises ont été privés d’électricité. À la centrale nucléaire de Gravelines, les syndicats annoncent la poursuite de leur mouvement ce vendredi. 400 manifestants ont bloqué jeudi matin les accès du site. Selon la CGT, il y a eu une baisse de la production d’énergie. Cela ne perturbe pas la production, assure la direction.
À Dunkerque, 2 000 personnes ont défilé selon la police. Certains manifestants ont envahi les voies de la gare, ce qui a paralysé le trafic des trains.
Les manifestations ont été plus calmes jeudi matin à Calais, où ils étaient un millier, comme à Douai. Ils étaient 1 400 à Arras et 1 500 à Boulogne, selon les forces de l’ordre.

Les flics défendent la permanence de la Violette Spillebout candidate de la République en Marche aux municipales

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A Rennes, ça commence fort, tout de suite

extrait de France Bleu / jeudi 9 janvier 2020

[…] Malgré la pluie, entre 6.000 et 10.000 manifestants ont défilé dans les rues de Rennes ce jeudi. […] Les CRS ont reçu des projectiles quelques minutes après le début de la manifestation. Les forces de l’ordre ont répliqué avec le canon à eau. Huit interpellations ont eu lieu avant 14h ; six autres ont eu lieu en début d’après-midi, portant le nombre total d’interpellations à 14. […]

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Saint-Étienne : Quand la manif passe devant la permanence électorale du Maire

extrait de zoomdici / vendredi 10 janvier 2020

La devanture de la permanence du candidat maire Gaël Perdriau [Les Républicains; NdAtt.], située place de l’Hôtel-de-Ville à Siant-Etienne, a essuyé des jets de peinture, ce jeudi matin, lors de la manifestation contre la réforme des retraites.

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Saint-Nazaire : Manif calme, deux interpellation et la CGT qui prend les distances

Ouest-France / jeudi 9 janvier 2020

La manifestation nazairienne contre la réforme des retraites s’est déroulée dans le calme ce matin à Saint-Nazaire. C’est d’ailleurs le cas depuis la première journée de mobilisation du 5 décembre. Mais cette fois, les policiers de la Bac ont procédé à deux interpellations, à l’angle de l’avenue de la République et de la rue de la Paix, à 12 h 30 peu après la dislocation du cortège. Les deux jeunes, âgés de 21 et 32 ans, issus de la mouvance anarchiste, dont un fiché S, étaient tous les deux porteurs de bombe aérosol, peinture et marqueurs.
Car en marge du cortège, plusieurs murs ont été tagués : rue Henri-Gautier, rue de Gaulle, la façade de la Société Générale. Des messages à connotation anarchiste et certains violents à l’encontre de la police. Après l’interpellation, des manifestants syndicalistes sont venus devant le commissariat en soutien. Mais pour Damien Girard, responsable de l’union locale CGT, on se dissocie du contenu du message, ça nous dérange. Les deux individus ont été interpellés grâce au signalement de plusieurs témoins. Ils ont été libérés mais l’enquête se poursuit.

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