Turin (Italie) : Tout le monde fait ainsi

Macerie / mercredi 8 janvier 2020

Révoltes après révoltes, c’est cela qui a donné le rythme des derniers six mois à l’intérieur du CPR [Centro di permanenza per i rimpatri, « centre de permanence pour les rapatriements », des camps pour sans-papiers, comme les CRA français; NdAtt.] de Turin: peu à peu ou bien par flambées plus incandescentes, le centre est, encore une fois, presque détruit. Ce n’est pas un slogan, pas de la rhétorique, quand, depuis l’extérieur, on crie que cette cage doit brûler ; c’est parce que les retenus des prisons pour sans-papiers on démontré, en vingt-deux ans d’existence de la rétention administrative, qu’il s’agit d’un souffle commun, qui revient même si les « personnes hébergées » changent, qui explose malgré la menace de la répression, qui continue à indiquer clairement la direction vers la liberté, sans permissions ni formulaires.

Ces dernières semaines, la direction du centre a continué a garder haut le nombre des retenus, cent environs, malgré deux sections hors service (et à ce qu’on peut voire peut-être déjà en cours de réparation), du coup les salles à manger ont été transformées en en chambres et des tas de couvertures sont devenus des lits. Après la révolte de dimanche, qui a porté à d’autres dégradations dans la section verte et la rouge, la situation est devenue impossible à gérer et du coup des personnes ont été libérées, faute de place ; on en sûrs de six personnes relâchées, par contre d’autres ont été expulsés, malheureusement. Aujourd’hui il y a seulement trois chambres ouvertes dans la section bleue et une à la section blanche, ce qui signifie trente places au total.

Parmi les sept gars embarqués direction la prison, un a été ramené en arrière tout de suite, les autres ont chopé un procès en comparution immédiate, qui a par la suite été renvoyé à avril, ce qui a motivé leur renvoi fissa au CPR, à l’isolement et privés de téléphone, ce qui n’est pas rien.

Dans l’attente de plus d’informations, il est nécessaire de soutenir cette démonstration de liberté, avec un rassemblement devant la prison pour sans-papiers de Turin, au même temps que les rassemblements devant le CPR de Gradisca (rouvert il y a peu) et de Ponte Galeria [à Rome ; NdAtt.].

Rendez-vous donc samedi 11 janvier à 16h en Corso Brunelleschi, carrefour avec Via Monginevro (le défilé à vélo depuis Piazza Castello est par contre annulée).

Jusqu’à quand les places disponibles deviennent zéro et que de toutes ces cages il ne reste que des ruines.

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