Cologne (Allemagne) : La solidarité internationaliste doit devenir une pratique !

de.indymedia.org / vendredi 8 décembre 2023

La solidarité internationaliste doit devenir une pratique ! Bosch doit faire face à ses responsabilités !

Un an est passé, désormais, depuis que Jina Mahsa Amini, 22 ans, a été tuée par la police des mœurs iranienne, à cause du voile qu’apparemment elle portait de manière incorrecte. Les émeutes qui ont suivi ont été réprimées dans le sang par le régime iranien et effacées du débat publique par les médias occidentaux. L’État allemand, Bosch et d’autres entreprises continuent malgré tout à faire comme si les innombrables personnes persécutées, chassées, torturées et assassinées n’existaient pas. Depuis 2016, Bosch vend à l’Iran des caméras de surveillance, à l’aide desquelles on surveille le respect de l’obligation du port du voile ; des personnes innocentes sont ainsi persécutées. Certes, la multinationale prétend avoir cessé ses échanges avec l’Iran depuis 2018, mais il n’y a pas de preuves de cette affirmation et les caméras continuent de marcher. Même s’il essaye de cacher sa participation, le groupe Bosch ne peut pas éviter de faire face à ses responsabilités dans la répression meurtrière, de la part du régime iranien, du mouvement de libération en Iran.

C’est la raison pour laquelle, dans la nuit du 7 au 8 décembre, la façade du siège de Bosch à Cologne a été enjolivée avec les slogans de la révolution queer-féministe, pour éviter que la complicité meurtrière de cette entreprise avec l’inique régime iranien ne soit encore passée sous silence. Les mains ensanglantées des opprimé.es ont été collées sur les murs de l’entreprise, à côté des noms de quelques-unes des personnes tuées.

On sait également que l’État iranien soutient, au niveau international, des organisations terroristes islamistes comme, entre autres, le Hamas. Malgré le fait qu’il soit à connaissance de l’islamisme, de la misogynie, de l’homophobie, de l’antisémitisme du régime iranien et de sa répression des opposant.es politiques, l’État allemand ne fait rien. Il n’y a presque pas de sanctions et les entreprises allemandes poursuivent librement leurs affaires avec l’État iranien, pendant que les soi-disant gardiens de la révolution répriment, tuent et contrôlent une grande partie de l’économie.

Nous nous opposons à cela. Nous sommes solidaires de la révolution féministe en Iran et nous refusons le fait que l’on ne sache pas quelles entreprises font des profits aux dépenses de la liberté et de la vie des personnes en Iran.
Au sein de l’Union européenne, l’État allemand est le plus important partenaire commercial de l’Iran et, en tant que tel, par des sanctions, a la possibilité d’exercer une immense pression sur le régime iranien. Mais tant que cela n’arrive pas, nous le faisons nous-même et nous appelons à identifier les partenaires de ce régime d’injustice, là-bas et ailleurs, et à les mettre face à la responsabilité de leurs actes.

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