Komotiní (Grèce) : Pour la continuation de la tradition incendiaire

AMWEnglish / vendredi 23 avril 2021

« Il y a des personnes qui sont des balles, pour des armes qui ont disparu ou qui n’ont pas encore été découvertes. D’autres sont des couteaux qui ne reconnaissent que le cœur comme fourreau. D’autres sont des fleurs qui fleurissent dans le ciment. Le reste pourrait également ne pas exister. »

Depuis le 22 mars, des prisonnier.e.s politiques ont entamé une grève de la faim, à Santiago, au Chili. Les demandes des combattant.e.s sont que l’amendement du décret-loi n°321 ne passe pas. C’est une loi qui vise à tuer les prisonniers politiques, car elle réduit considérablement la possibilité de libération conditionnelle. Ils/elles luttent aussi pour la libération des prisonnier.e.s anarchistes et subversif.ve.s, des prisonniers de la révolte [d’octobre 2019 ; NdAtt.] et de celles/ceux emprisonné.e.s à cause de la lutte de libération des Mapuches. Un exemple typique de la modification de la loi contre les ennemis du pouvoir est celui du camarade Marcelo Villaroel, emprisonné depuis 25 ans pour des attaques contre l’État et le capital. En vertu de cette loi, il n’aura pas le droit de faire une demande de libération conditionnelle avant 2036.

En voulant montrer notre solidarité avec les compas anarchistes chilien.ne.s, samedi 17 avril nous avons incendié un véhicule de l’État, appartenant à la région Macédoine orientale et Thrace, ainsi qu’un véhicule de la Sécurité. En voyant ces véhicules s’enflammer, un large sourire s’est formé sur nos visages, car notre action avait été une réussite.

Nous envoyons un signal de guérilla aux compas au Chili, qui luttent dans les rues avec rage et conscience, contre le pouvoir et ses défenseurs. Des batailles qui maintiennent vivant et actuel le pari de la révolte anarchiste permanente, menée avec les armes, le feu, le plomb et la passion, pour la destruction de l’existant.

En suivant le réveil du mouvement anarchiste en Grèce, à l’occasion de la grève de la faim et de la soif de Dimitris Koufontinas, nous avons vu la dynamique et les effets de la lutte anarchiste multiforme, avec des éventements de masse, des conflits avec les forces de la répression, des interventions de toutes sortes, ainsi qu’une vague impressionnante d’attaques anarchistes, avec des centaines de coups de guérilla et de sabotages, ce qui a déplacé la peur et la guerre dans le camp ennemi. La flamme de la révolte anarchiste reste vivante en Grèce. Ici, la résurgence de la guérilla a déjà commencé.

Conspiration anarchiste pour la diffusion de la révolte « Sebastian Oversluij Seguel »

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