Alès (Gard) : Une interpellation pour des tags sur une banque et le tribunal

La Gazette de Nîmes / samedi 10 avril 2021

Les caméras de vidéosurveillance repèrent deux personnes en train de taguer le mot ACAB sur l’agence bancaire du Crédit Agricole en centre-ville d’Alès vendredi 9 avril au soir. Les deux partent rapidement. Un peu plus tard, une autre personne tague le tribunal judiciaire d’Alès. La police municipale arrête l’artiste un peu plus loin dans la rue. Il possède un pot de peinture blanche, un pinceau et une bombe. L’homme de 35 ans est en garde à vue ce samedi 10 avril.

Mise à jour du 13 avril : L’alcool ne rend pas forcément intelligent, la peur ne rend pas forcément digne

Midi-Libre / mardi 13 avril 2021

Vendredi 9 avril, peu après 22 heures, la police municipale d’Alès était prévenue qu’un individu était en train de taguer la façade du palais de justice. Après l’avoir rapidement interpellé, les forces de l’ordre ont remarqué plusieurs inscriptions, notamment “caca” sur le rideau de fer du palais de justice, puis, plus tard, d’autres graffitis sur deux agences bancaires du boulevard Louis-Blanc, telles que “Acab”, pour “All cops are bastards”, ou “13-12”, qui signifie la même chose: Tous les flics sont des salopards.

Jugé en comparution immédiate, lundi 12 avril, au palais de justice de la capitale des Cévennes, le mis en cause, un SDF âgé de 35 ans, qui fait partie des occupants du théâtre du Cratère, a reconnu les faits et les attribue à une consommation excessive d’alcool, en indiquant sa désapprobation à l’encontre du système capitaliste. Il a néanmoins précisé que les inscriptions n’ont rien à voir avec les forces de l’ordre. « Je regrette ces bêtises et je suis prêt à nettoyer », a-t-il assuré. « Ce que j’ai écrit, c’est pourri. Sur un tribunal, en plus. Je suis désolé. » Après que le parquet, par la voix du substitut du procureur de la République, Cyrille Abbé, a requis 210 heures de travaux d’intérêt général (TIG), Me Florence Mendez, pour la défense, a plaidé « la plus grande clémence ». Elle a souligné, notamment, que son client « a des positions politiques, mais, vu ce qu’il a écrit, il n’était pas en état de les exprimer. L’alcool ne rend pas forcément intelligent. La détention provisoire lui aura servi de leçon. »

Le tribunal, après en avoir déli a finalement condamné le prévenu à 140heures de TIG, à effectuer dans un délai de 18mois.

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