Chili : Blocages routiers en solidarité avec les prisonnier.e.s en grève de la faim

Barricades en solidarité avec les prisonnier.e.s en grève de la faim

Publicacion Refractario / mercredi 24 mars 2021

Informé.e.s de la grève de la faim commencée aujourd’hui, lundi 22 mars, par différent.e.s compas subversif.ve.s et anarchistes, dans les taules C.A.S, Máxima Séguridad, San Miguel et Santiago 1, pour l’abrogation de la modification du décret-loi 321, nous avons érigé des barricades, de manière coordonnée, dans les communes de Maipú et Lo Prado [deux villes de la banlieue est de Santiago; NdAtt.], en réponse à l’appel à l’action.

1ER JOUR DE GRÈVE DE LA FAIM !
QUE LES ACTIONS SE MULTIPLIENT !
SOLIDARITÉ AVEC LES PRISONNIER.E.S CONDAMNÉ.E.S À DES LONGUE PEINE !!!

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Journée de mobilisation, dans le quartier Simón Bolívar [dans la ville de Quinta Normal, banlieue est de Santiago, NdAtt.], en solidarité avec les prisonnier.e.s en grève de la faim

ContraMadriz / vendredi 26 mars 2021

Dans l’après-midi du 24 mars, différentes individualités se sont organisées, dans le cadre de la grève de la faim en cours, et ont réalisé une fresque sur laquelle on pouvait lire : « Liberté pour les prisonnier.e.s condamné.e.s à de longues peines. Non à la loi 321 ». La nuit, on a érigé des barricades et déployé une banderole sur laquelle on pouvait lire : « Grève de la faim des prisonnier.e.s subversif.ve.s, depuis le 22 mars » et on a laissée dans la rue une abondante propagande. Lors de cette action, le texte suivant a été lu publiquement :

« Depuis le quartier Simón Bolívar, celui des des combattants Erick Rodríguez et Iván Palacios*, nous saluons la digne résistance qui est menée, à travers une grève de la faim (en continuant à ingérer des liquides) à durée indéfinie, par plusieurs prisonnier.e.s subversif.ve.s et anarchistes, qui exigent l’abrogation de la modification du décret-loi 321, qui statue sur la la libération conditionnelle et qui est actuellement appliquée de façon rétroactive, gardant ainsi nos compas en prison pour de nombreuses années – voire des décennies – en plus, et leur appliquant une réclusion à perpétuité, déguisée par les mécanismes du système judiciaire et bien sûr cautionnée par l’État immonde.

C’est pourquoi aujourd’hui, 3 jours après le début de cette mobilisation, nous sommes ici à faire de l’agitation, à montrer notre solidarité et à agir, en essayant, par ce geste, d’accompagner nos compas.

Il est l’heure de lutter ! »


Note d’Attaque : le 18 avril 1989, Erick Rodriguez Hinojosa et Iván Palacios Guarda, jeunes militantes de gauche, meurent lors d’une fusillade avec la police dans le quartier populaire (
barrio) Simón Bolívar. Ils s’apprêtaient à mener une action, mais, leur groupe étant infiltré par un flic, la police leur a tendu un guet-apens.

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