Des mauvais moments pour les bleus (fin février 2021)

Mayotte : Contre les frontières et leurs gardiens

zinfos974 / dimanche 21 février 2021

Vendredi soir, un local accueillant des bureaux d’enquête de la LIC (Lutte contre l’Immigration Clandestine) ont été ravagés par les flammes à Mayotte. Le feu a été mis à un véhicule du groupe d’appui opérationnel (GAO) de la police aux frontières stationné devant l’immeuble. Un restaurant situé au rez-de-chaussée a lui aussi fait les frais de cet acte malveillant.


[…] La semaine dernière, Gérald Darmanin, ministre de l’Intérieur et Sébastien Lecornu, ministre des Outre-mer, avaient décidé du maintien en continu de trois intercepteurs des forces de sécurité intérieure grâce à l’arrivée de personnels qualifiés depuis l’Hexagone – gendarmes et policiers – afin de lutter contre l’immigration illégale.  […]

« Ces moyens de surveillance et d’interception des kwassas viennent se rajouter aux moyens prévus dans le cadre de l’opération Shikandra sur la terre et dans les airs, à travers une surveillance aérienne de la zone maritime au large de Mayotte, mise en place par le préfet. En janvier 2021, 2450 réadmissions aux Comores de personnes venues illégalement sur le territoire national ont été effectuées », informaient les deux ministres.

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Mulhouse : Oui, la voiture de police brûle bien !

France Bleu / vendredi 26 février 2021

Deux interpellations ce vendredi après-midi dans le quartier des Coteaux de Mulhouse, suite à l’incendie d’une  voiture de police qui était vide d’occupants.
Elle était stationnée devant le bureau de police Ouest. Le feu s’est propagé à une autre voiture d’un particulier.
Cela s’est passé vers 16 heures. Les auteurs ont brisé la vitre et jeté des engins incendiaires à l’intérieur. Deux individus sont actuellement en garde à vue, l’enquête est en cours. La scène a été filmée et diffusée sur les réseaux sociaux. […]

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Koungou (Mayotte) : Il défendent leurs maisons, les seules qu’ils ont

20 Minutes / samedi 27 février 2021

Des affrontements ont éclaté entre la gendarmerie de Mayotte et des habitants de la commune de Koungou, vendredi, opposés à la destruction d’un bidonville installé dans une zone instable, ont indiqué la mairie et la gendarmerie, ce samedi.

Les incidents, qui ont mobilisé 75 gendarmes, se sont poursuivis dans la nuit, mais le calme était revenu, ce samedi matin, ont précisé les autorités.

Des jeunes ont érigé des barrages en incendiant des poubelles et des objets encombrants dans les rues, rackettant les automobilistes. Certaines maisons des lotissements proches de la mairie ont été pillées, selon la gendarmerie, qui a ajouté avoir arrêté l’un des voleurs.

« Les gendarmes sont intervenus et ont tiré une trentaine de grenades lacrymogènes pour les disperser. Mais à chaque fois que les gendarmes partaient après avoir calmé la zone, d’autres assaillants revenaient pour les défier », a expliqué la gendarmerie. Ces violences ont débuté à la suite d’une vague d’interpellations par les gendarmes dans le quartier informel dit de la Jamaïque, selon la mairie et la gendarmerie.

La mairie de Koungou prépare l’évacuation d’une parcelle à la demande de son propriétaire, une société de négoces, où sont installées illégalement 200 cases en tôle, construites sur de fortes pentes, qui n’ont ni eau courante ni électricité et dont la majorité des habitants seraient des personnes en situation irrégulière. Selon l’enquête sociale effectuée avec les services de la mairie, beaucoup de jeunes délinquants y vivraient. « Ils nous ont menacés », a affirmé un agent municipal sous couvert d’anonymat. […]

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Yvelines : Partout, on déteste la police

Le Parisien / dimanche 21 février 2021

Tout le département est concerné. Après les violences de la semaine dernière, la tension n’est toujours pas redescendue dans les Yvelines.

Tirs de mortiers, jets de projectiles, rébellions, outrage et non-respect du couvre-feu… Ce samedi, des épisodes de violences urbaines ont encore eu lieu dans neuf communes. Les forces de l’ordre ont été presque à chaque fois prises à partie. Huit personnes ont été interpellées et placées en garde à vue.

À Meulan, des tensions apparaissent dès le début de l’après-midi lorsqu’une trentaine de personnes sont évincées du stade de la ville pour cause de restrictions sanitaires. Mécontents, les jeunes ont ensuite encerclé le fourgon des policiers, l’ont secoué puis ont lancé des projectiles. Il n’y a pas eu de blessés.

En début de soirée à Sartrouville, ce sont encore des jets de projectiles que reçoivent les forces de l’ordre. Face à une dizaine de personnes, elles ont réussi à quitter les lieux sans dégâts. Le même scénario se répète à La Celle-Saint-Cloud et aux Clayes-sous-Bois.

Un peu plus tard, vers 22h45, c’est l’équipage police secours qui a pris un tir de mortier à Carrières-sur-Seine. Un individu a aussi été interpellé pour usage de produits stupéfiants.

Pendant la nuit, les violences se poursuivent. Vers minuit à Trappes, un feu de poubelle attire les policiers rue Hector-Berlioz. Lorsqu’ils arrivent, des jeunes leur lancent « cinq ou six » tirs de mortiers mais loupent la cible à chaque fois. Les agents ont répliqué par un tir de lanceur de balles de défense, mettant en fuite les individus.

Au Pecq, c’est un contrôle pour non-respect du couvre-feu qui a fini en rébellion. Alors que huit personnes étaient postées en bas d’un immeuble, avenue des Vignes-Benettes, deux d’entre elles ont refusé le contrôle. Âgés de 16 et 24 ans, les jeunes ont été placés en garde à vue. Un policier a été légèrement blessé lors de l’intervention.

Des jeunes ont aussi tenté d’encercler les effectifs à Plaisir.  […]

78actu / dimanche 28 février 2021

Plusieurs jeunes ont été arrêtés dans les Yvelines, après des phénomènes de violences urbaines, dans la journée et la nuit du samedi 27 février 2021.
C’est à Coignières, rue des Marchands, que les premiers événements ont été enregistrés par la police. Aux alentours de 15 heures, un équipage a été victime de jets de pierres par une dizaine de personnes.

À 16h45, la police a été alertée par des riverains alors que deux bandes se réunissaient rue des Moutons, à Achères. Certains étaient armés de béquilles et de bâtons. Les deux groupes venaient d’Achères et de Poissy. Deux adolescents de 14 ans ont été arrêtés. Ils étaient en possession d’une béquille et d’un couteau.

Plus tard dans la soirée, vers 23 heures, les forces de l’ordre se sont rendues à Trappes, rue Darius-Milhaud. Un groupe de dix avait squatté un hall. En arrivant, les agents ont essuyé une dizaine de tirs de mortiers. Aucun blessé n’a été à déplorer. La bande s’est dispersée.

À Verneuil-sur-Seine, peu avant 2 heures du matin, deux poubelles ont été incendiées. Là, les policiers ont arrêté deux suspects, âgés de 19 et 21 ans.

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Val-d’Oise : Journées agitées pour les pandores

Le Parisien / vendredi 26 février 2021

La soirée de jeudi a été agitée, près de l’hôtel de police de Sarcelles (Val-d’Oise), situé avenue du 8-Mai 1945. Après le couvre-feu, vers 19h30, « plusieurs tirs de mortiers de feu d’artifice ont été tirés en direction du commissariat, mais il n’y a eu ni blessés ni dégâts matériels », a confirmé ce vendredi le maire de Sarcelles, Patrick Haddad (PS), au Parisien.

Dans un premier temps, vers 19h15, une trentaine d’individus ont effectué des tirs de mortiers vers l’arrière du bâtiment, avant d’être dispersés quelques minutes plus tard. Ce premier regroupement a conduit à l’arrestation par les policiers de deux individus, âgés de 19 et 20 ans, pour « participation à un groupement armé » et « outrage et rébellion ». Ils ont été placés en garde à vue.
Un peu plus tard, un deuxième groupe de jeunes a recommencé à lancer des mortiers, et les CRS sont intervenus. « Cela n’a pas duré très longtemps car les abords du commissariat étaient sécurisés par des cars de CRS pour la fête juive de Pourim. Les policiers sont donc intervenus en renfort très rapidement », a précisé l’élu, ajoutant que « la communauté juive n’était pas visée ». Hormis les mortiers, les jeunes n’étaient pas armés, selon l’édile. « Ce n’est jamais une bonne nouvelle. Les jeunes ont agi en provocation des policiers », a-t-il commenté, adressant « son soutien aux forces de l’ordre ».

[…] Dans la soirée, six personnes en tout avaient été interpellées, selon le maire Patrick Haddad. Il s’agit de jeunes du quartier Gide Saint-Saëns de Sarcelles, âgés de 16 à 19 ans. […]

[…] Un peu plus tôt dans la même journée, c’est à Saint-Gratien (Val-d’Oise), que des incidents sont survenus. Une voiture de police qui patrouillait dans la cité des Raguenets, est tombée dans un guet-apens. Les policiers ont été pris à partie et la voiture caillassée. Des événements qui font écho à ceux survenus en début de semaine à Villiers-le-Bel, où des fonctionnaires ont été caillassés à la suite d’un attroupement. Des cocktails Molotov ont été découverts à proximité.

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Beauvais : Soirée mouvementée pour les condés

actuOise / dimanche 28 février 2021

Soirée mouvementée à Beauvais ce dimanche 28 février. Les forces de l’ordre ont été prises à partie dans le quartier Saint-Jean, sur les hauteurs de la ville préfecture. Selon la maire, Caroline Cayeux, les véhicules des policiers ont été caillassés, le feu a été mis à plusieurs poubelles et des feux d’artifices ont été tirés en direction des forces de l’ordre.

Polices municipale et nationale ainsi que la gendarmerie se sont rendues sur place. Tout comme les pompiers pour éteindre les débuts d’incendies. Peu avant 23 h, la situation dans le quartier est annoncée plus calme. Mais la présence policière est maintenue sur place.

L’édile a publiquement condamné ces agissements. Les affrontements se seraient produits dans la rue Rabelais. Aucun agent municipal n’aurait été touché dans les échauffourées. Mais le ministère de l’Intérieur a annoncé ce lundi que trois fonctionnaires de police nationale sont blessés.

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Grenoble : L’interpellation déclenche les hostilités

Le Dauphiné / mercredi 23 février 2021

Un homme de 24 ans qui circulait sur un scooter signalé volé et qui faisait, en outre, l’objet d’une fiche de recherche, a été repéré par les policiers de la brigade anticriminalité alors qu’il circulait dans le quartier Mistral à Grenoble vers 20 h 30 ce lundi 22 février.

Il a pu être intercepté dans la rue Albert-Thomas mais son interpellation a immédiatement suscité des réactions hostiles de la part de jeunes habitants du quartier qui ont dressé des barricades avec des objets hétéroclites et traîné, au milieu de l’avenue Rhin-et-Danube, une demi-douzaine de poubelles qu’ils ont incendiées pour bloquer la circulation, notamment des bus.

Les sapeurs-pompiers sont intervenus pour les éteindre et dégager la chaussée mais d’autres violences urbaines ont suivi : un engin de chantier a notamment été dégradé ainsi que tous les arrêts de bus de l’avenue.

Aucun blessé n’est heureusement à déplorer. Quant aux auteurs de ces dégradations, ils n’ont pas pu être identifiés ni interpellés par les policiers appelés en renfort.

Quant au suspect arrêté sur le scooter volé – et qui s’était vivement rebellé au moment de son interpellation —, il était, de surcroît, en possession de produits stupéfiants. Il a été conduit à l’hôtel de police où il a été placé en garde à vue.

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Fréjus (Var) : Trois soirées d’émeute en une semaine

Var Matin / lundi 1er mars 2021

Mercredi, vendredi et donc dimanche. Pour la troisième fois en une semaine, le quartier fréjusien de la Gabelle a connu une soirée « particulièrement tendue » selon des témoins de la scène.

Des feux de poubelles et de matelas ont, dans un premier temps, alerté un équipage de la police municipale en patrouille, peu avant 23 heures. Avant que la situation ne s’envenime.
Une fois sur place, « le premier équipage a été pris dans un guet-apens avec des mecs qui tiraient au mortier de partout et jetaient des pierres sur la voiture« , raconte un membre des forces de l’ordre présent sur place. Un autre estime quant à lui que « c’est un miracle qu’il n’y ait pas de blessé quand on voit l’état de la voiture ». Cet équipage a dû reculer pour s’extirper de l’embuscade en attendant du renfort, notamment de la police nationale.
Après plus d’une demi-heure de lutte contre la quarantaine d’individus tout de noir vêtu, les forces de l’ordre ont rétabli le calme.

Une des voitures a été particulièrement endommagée au pare-brise, portières et à la vitre du côté conducteur.
Les sapeurs-pompiers ont pu, par la suite, éteindre les multiples départs d’incendie dans le quartier. Notamment au pied des caméras de vidéosurveillance, principales cibles des attaques de la soirée.

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La Réunion : La colère monte

France Info / dimanche 28 février 2021

La nuit dernière, du samedi 27 au dimanche 28 février, les policiers sont intervenus sur une rixe dans la cité Fayard, à Saint-André. En quelques minutes, plus d’une cinquantaine de personnes se regroupent autour de l’intervention et la situation dégénère.

Durant une bonne partie de la nuit, jeunes et forces de l’ordre se sont fait face. Plusieurs poubelles sont incendiées. « Ils ont incendié un tractopelle et ont aussi pris pour cible l’école du Docteur Martin où ils ont également incendié des poubelles », explique Laurent Boyer, secrétaire départemental adjoint d’Alliance Police Nationale [sa sale gueule ci-contre ; NdAtt.].

Des renforts de police de Saint-Denis ont été mobilisés pour venir en aide à leurs collègues de Saint-Denis.

La colère monte dans les quartiers ces derniers jours où des jeunes bravent le couvre-feu. Hier soir, des échauffourées ont aussi eu lieu au Port et au Chaudron, à Saint-Denis où jeunes et forces de l’ordre se sont faits face. « Il y avait des attroupements de dizaines de jeunes qui refusaient de respecter le couvre-feu », explique Gilles Clain, représentant du SG Police Force Ouvrière à La Réunion.
La Réunion est sous couvre-feu depuis mercredi dernier de 22 heures à 5 heures du matin pour lutter contre la propagation du coronavirus dans l’île. Ce couvre-feu généralisé est en vigueur pour deux semaines.

Selon les syndicats, vendredi soir déjà, les policiers avaient été victimes d’une embuscade au Chaudron. Sur les réseaux sociaux, une vidéo circule, montrant un individu armé d’une carabine et se disant prêt à tirer sur les forces de l’ordre.

Vendredi soir également, la tension était montée au Port avec quelques feux de poubelles. « Hier soir, c’est encore monté d’un cran car les trois communes étaient concernées : Saint-Denis, Saint-André et Le Port, remarque Gilles Clain, représentant du SG Police Force Ouvrière à La Réunion, qui demande « une réponse pénale forte ». La question est maintenant de savoir si ça va durer ».

Laurent Boyer, secrétaire départemental adjoint d’Alliance Police Nationale dénonce « la montée en puissance de cette violence non dissimulée qui cible la vie des policiers ».

Comme dans l’Hexagone, le syndicat constate sur le terrain « une frustration générale de toute la population face aux mesures restrictives mises en place« . « Cette frustration se traduit par une colère et une violence qui se répercutent sur la santé et la vie des policiers », explique Laurent Boyer.

« Nous demandons des renforts d’effectifs, dès maintenant, sur le département de La Réunion face à la propagation de cette violence », poursuit Laurent Boyer, secrétaire départemental adjoint d’Alliance Police Nationale. Le syndicat demande des renforts humains mais aussi de matériels pour être soutenus face à ces nouveaux actes de violences. Il souhaite aussi « une réponse pénale forte ».

Suite à ces échauffourées, aucun blessé n’est à déplorer. Il n’y aurait pas eu d’interpellation.

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Melun : La tolérance zéro des keufs provoque des réponses

Le Parisien / vendredi 26 février 2021

Le barbecue organisé jeudi soir par de jeunes habitants du quartier des Mézereaux, dans le nord de Melun (Seine-et-Marne), a dégénéré en scène de violences urbaines quand les forces de l’ordre sont intervenues pour mettre un terme à ce rassemblement bravant le couvre-feu et les règles sanitaires. Quatre hommes, dont deux âgés de 19 ans, un de 27 ans et un de 16 ans, ont été interpellés et placés en garde à vue au commissariat de Melun.

Cette journée de vacances scolaires commence mal dans ce quartier des Hauts de Melun. Un match de football intervilles est prévu au city stade des Mézereaux. Trois jeuens duquartier en sont à l’origine pour apaiser les tensions. Un premier prix de 100 euros est prévu pour les gagnants. En plus, le beau temps est de la partie. Cent-cinquante jeunes sont attendus. Ensutie un barbecue est annoncé sur l’aire prévue à cet effet aux Mézereaux, pas loin du city-stade. « Ils ont dit merguez et frites gratuites avec les familles bienvenues », relate un habitant. Mais tous oublient apparemment la crise sanitaire et l’interdiction de se rassembler en aussi grand nombre.

Au commissariat de police, on a vent du projet annoncé sur le réseaux sociaux. Dès le matin, des policiers se rendent dans le quartier pour expliquer aux organisateurs l’impossibilité du match en raison de la lutte contre le Covid-19. Ils sont présents toute la journée pour empêcher la rencontre sportive qui n’a donc pas lieu. Objectif atteint.

Mais en fin de journée, à partir de 18 heures, un barbecue est organisé sur le terrain prévu pour cela aux Mézereaux. La police revient. Sur place, se trouvent selon elle entre 50 et 70 jeunes. « Plus d’une centaine », d’après un habitant. Une opération de contrôle commence en vue de verbalisations car le couvre-feu interdit de se retrouver dehors après 18 heures, qui plus est en groupes.

Une quinzaine de participants se laissent contrôler, mais les autres prennent à partie les forces de l’ordre. Certains leur balancent tout ce qu’ils ont sous la main : canettes, bouteilles… Les policiers font alors usage de grenades lacrymogènes. Des effectifs de la police municipale basée dans le quartier voisin à Montaigu se rendent sur place aussi. Un policier court, tombe au sol et se blesse à un genou. Il est rapidement transporté à l’hôpital de Melun. Quatre jeunes sont interpellés.

Vers 19 heures, alors que les fonctionnaires de police s’apprêtent à quitter les lieux, ils essuient des tirs de mortier. Ils répliquent par leurs grenades de désencerclement. Un peu plus tard, vers 20 h 30, ils retrouvent des mortiers non utilisés rue Joachim-du-Bellay. Ils les saisissent de suite et quittent le quartier.

Mais vers 21 h 50, le centre de supervision urbaine de Melun dévoile de nouvelles images : des jeunes s’en prennent à un poteau sur lequel est fixée une caméra de surveillance. Elle est dégradée, ce qui coupe la connexion avec d’autres caméras. Les policiers interviennent à nouveau, notamment ceux de la brigade anti-criminalité. Sur place, ils voient des individus installer des barricades sur la rue Joachim-du-Bellay à partir de conteneurs d’ordures ménagères. A la vue des fonctionnaires, les personnes partent en courant.

L’interdiction du match de football pourrait expliquer la tension montante et la flambée de violence survenue dans le quartier. La police intervient régulièrement dans le secteur pour interdire des barbecues sauvages car, Covid-19 oblige, c’est « tolérance zéro » selon un policier. « On arrive toujours à verbaliser des participants tandis que les autres s’enfuient. » […]

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Côte-d’Or : Les flics pris pour cible à différents endroits

France Bleu / vendredi 26 février 2021

Le département de la Côte-d’Or, théâtre de violences urbaines jeudi 25 février 2021, puis dans la nuit de jeudi à vendredi. Selon nos informations, selon un communiqué du syndicat Alliance police nationale, et comme indiqué par nos confrères du Bien public, des policiers ont été ciblés par des projectiles dans le quartier de Fontaine d’Ouche, à Dijon. Dans le quartier des Grésilles, il y a eu une tentative d’incendie dans un gymnase dont la porte a été fracturée. Des poubelles ont brûlé à Chenôve et un commissariat a été pris pour cible à Beaune.

Les premières violences ont eu lieu à Fontaine d’Ouche. Vers 16 heures, jeudi, la police municipale a été prise pour cible, par « le jet d’un liquide corrosif s’apparentant à de l’acide », indique le syndicat auprès de France Bleu Bourgogne. Des analyses sont menées pour déterminer précisément l’origine du produit.
En début de soirée, rebelote. Aux alentours de 18 heures, un véhicule de la police nationale cette fois-ci est la cible de projectiles. Ils ont « cassé une partie du véhicule » indique Alliance, avec ce qui pourrait être « des pierres ou des boulons ».

Dans la soirée, il y a eu au moins deux feux de poubelles à Chenôve, aux alentours de deux heures du matin.

Dans la nuit, vers 1 heure du matin, la porte d’un gymnase dans le quartier des Grésilles a été fracturée. Un feu est parti à l’intérieur, « aidé par des hydrocarbures répandus », indique le syndicat. « L’intention manifeste de détruire ne peut être niée », poursuit Alliance dans son communiqué.

On s’écarte de la métropole dijonnaise, et on prend la direction de Beaune. Sans lien à priori avec les violences précédemment citées, un commissariat a été la cible de projectiles par « une trentaine d’individus », informe le syndicat, qui indique que « la situation s’est calmée quand un véhicule de la Brigade anti-criminalité (BAC) de Dijon est arrivé en renfort avec une unité canine ». Le syndicat parle également « d’outrages ».

Peut-on y voir un lien avec l’annonce jeudi du classement de deux quartiers de la métropole en « quartiers de reconquête républicaine » ? […]

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Saint-Gratien (Val-d’Oise) : Les flics et leurs caméras, tous des cibles

La Gazette du Val d’Oise / vendredi 26 février 2021

Ce vendredi 26 février 2021, dans le quartier des Raguenets, à Saint-Gratien (Val-d’Oise), des habitants témoignent de la montée de violences vécues ces dernières semaines. « C’est de pire en pire. Il y a des incidents entre les jeunes et la police quasiment tous les jours. » Jeudi soir une patrouille a ainsi été la cible de jets de projectiles après avoir été victime d’un guet-apens. La vielle de violents incidents avaient déjà frappé le quartier.

Il est aux environs de 17h15, mercredi 24 février, lorsque les forces de l’ordre sont alertées que des individus s’attaquent au mât d’une caméra de vidéosurveillance au 31, rue des Raguenets.
L’intervention d’une patrouille de police met fin aux agissements des vandales, mais pas aux violences. Vers 19h15, un véhicule sérigraphié des forces de l’ordre est la cible de jets de projectiles, square Georgette-Agutte.
Dans la soirée, vers 21h selon des riverains, les policiers essuient plusieurs tirs de mortiers nécessitant l’intervention de renforts pour ramener le calme.
Les incidents se sont poursuivis au cours de la nuit. Vers 1h15, des individus se sont à nouveau attaqués au mât de la caméra de vidéosurveillance qu’ils ont scié à l’aide d’une disqueuse. Une enquête a été ouverte. Les policiers doivent notamment visionner les images filmées par la caméra avant qu’elle ne soit dégradée afin d’identifier les auteurs.

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Montbéliard (Doubs) : Une nacelle, ça donne toujours des bonnes idées…

extrait de l’Est Républicain / 24 février 2021

[…] C’est d’ailleurs peu après 18 h, mardi soir, qu’une patrouille de police a de nouveau, car ce fut déjà le cas dimanche, été la cible de jets de pierre, brisant le pare-brise arrière du véhicule. Des faits ayant entraîné l’envoi de renforts, depuis Belfort (deux patrouilles de la BAC) et de Besançon. Mais une fois le calme revenu, c’est peu avant 1 h mercredi qu’une nacelle électrique a été dérobée dans le centre-ville de la cité des Princes, à proximité du port. Avant d’être ramené à la Petite-Hollande où, faute de batterie, elle a été abandonnée au beau milieu de la rue. À quoi était-elle destinée ? Voilà en tout état de cause qui fait penser à l’épisode de novembre. Les images d’un engin de chantier préalablement volé détruisant des mâts de vidéosurveillance avaient alors fait le tour de France.

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Soissons (Aisne) : Quand le municipal veut faire le héro…

L’Union / dimanche 21 février 2021

Dans la nuit de samedi à dimanche, des policiers du commissariat et de la police municipale se sont rendus dans les quartiers de Chevreux, puis de Presles, à la suite de départs de feu sur des poubelles. Cette nuit agitée a commencé vers minuit à Chevreux où un conteneur brûlait. Des témoins affirment alors aux forces de l’ordre que des détonations ont retenti, mais les agents ne ramassent ni cartouches ni douilles pouvant attester ces faits.

Une heure plus tard, les fonctionnaires sont appelés pour épauler les sapeurs-pompiers dans leur mission à Presles où plusieurs poubelles sont incendiées. Cette fois-ci, plusieurs individus sont repérés, et certains tirent sur les policiers avec des mortiers d’artifices. Durant l’intervention, un agent municipal poursuit une personne à pied mais il chute, et se blesse au visage. Pour faire face à ces violences urbaines, des renforts laonnois sont aussi réclamés par les fonctionnaires soissonnais.

Aucun individu n’a pour le moment été interpellé. L’enquête est toujours en cours.

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Reims : Le journaliste ne faisait que son travail. Justement !

L’Union / samedi 27 février 2021

Un photographe à l’Union a été agressé et grièvement blessé, ce samedi 27 février, dans le quartier Croix-Rouge à Reims. Notre confrère a reçu un projectile à la tête. Il pourrait d’agir d’un pavé lancé par un groupe de jeunes. Il a été pris en charge par une équipe du Samu et son état reste très préoccupant.

Il était 14 h 30, ce samedi, quand la tension est montée d’un cran à Croix-Rouge. Informée d’une suspicion de blessure par balle, la police est intervenue à proximité du restaurant Quick. Finalement, il ne s’agissait que d’une rumeur. En revanche, une trentaine de jeunes sont apparus munis de barres de fer, de clubs de golf et d’extincteurs.

Venu couvrir cette flambée de violence, notre confrère a vite été pris à partie par plusieurs de ces jeunes.

Le préfet de la Marne et le ministre de l’Intérieur suivent de près l’évolution de la situation. Sur son compte Twitter, Gérald Darmanin que la police nationale était « pleinement mobilisée pour identifier et interpeller les auteurs » de l’agression. […]

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A l’intérieur des prisons

Prison d’Ecrouves : Détruire la taule et même son directeur

L’Est Républicain / mardi 16 février 2021

Les faits remontent au 27 janvier et débutent dans l’une des cellules du premier étage du centre de détention d’Ecrouves.

Vers 21 h 30, un détenu provoque un départ de feu au niveau du bas de la porte de sa cellule. Passablement énervé, le quarantenaire détruit aussi le lavabo et le siège des toilettes. L’eau se répand vite dans la cellule et les coursives. Les surveillants interviennent, l’homme est placé au quartier disciplinaire. Mais loin de se calmer, l’individu y provoque un nouveau départ de feu. Plus tard dans la soirée, il finira par se calmer.

Le lendemain matin, le directeur de la prison se présente à lui pour essayer d’échanger. Là, l’individu refuse le dialogue, outrage le directeur à plusieurs reprises et va jusqu’à le menacer de mort.

Extrait du centre de détention jeudi dernier, l’homme a alterné entre long silence et quelques bribes de phrases. Devant les policiers de Toul, il reconnaît en partie les menaces au directeur, mais pas les insultes. Sur les dégradations, l’individu ne répond pas du tout aux questions posées.

Présenté au tribunal en comparution immédiate vendredi dernier, l’homme a demandé un renvoi, le temps de préparer sa défense. Il sera jugé le 17 mars. En attendant, il a été transféré à la prison d’Épinal.

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Il y en a aussi pour les vigiles…

Échirolles (Isère) : Zeus n’est pas invincible ! 

Le Dauphiné / vendredi 26 février 2021

Des agents de sécurité “Zeus” – employés par des bailleurs sociaux pour renforcer la tranquillité et la cohésion sociale dans certains quartiers sensibles — ont été violemment pris à partie par une vingtaine de jeunes montés sur des scooters et des motos, vers 18 heures ce jeudi 25 février, allée du Gâtinais à Échirolles.
Ils ont ainsi été visés par des jets de projectiles, dont un a atteint l’un des agents au visage. Un autre agent a également été blessé au bras en repoussant un scooter qui leur fonçait dessus. Les deux victimes ont refusé l’intervention des sapeurs-pompiers mais ont déposé plainte.
Alertés, les policiers de la Compagnie départementale d’intervention (CDI) sont intervenus et ont également été la cible de tirs de mortiers d’artifices avant d’arriver à disperser les assaillants.

Vers 20 h 30, très certainement en guise de représailles, plusieurs jeunes à scooter et moto-cross se sont attaqués au bâtiment de la SDH (Société dauphinoise pour l’habitat) situé à La Butte, en jetant des pierres et en tirant des mortiers contre la façade vitrée.
Là encore, les policiers de la CDI ont été appelés et ont, de nouveau, été visés par des projectiles avant de riposter en tirant trois grenades et en faisant usage d’un lanceur de balles de défense (LBD) pour mettre les auteurs en fuite.

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Contre les yeux de la police

Vénissieux (métropole de Lyon) : Feu volant contre caméra espionne 

Le Progrès / vendredi 26 février 2021

C’est pendant la nuit du 25 février vers 21h qu’une caméra de vidéo-surveillance installée sur la façade du 12 avenue Maurice-Thorez a été incendiée.
Les habitants se demandent encore comment les incendiaires ont pu atteindre cet équipement urbain. On peut voir les restes calcinés de la caméra à hauteur du 12e étage de la tour […].

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Alès (Gard) : La dernière image enregistrée par la caméra…

Objectif Gard / mercredi 17 février 2021

Sur la dernière image enregistrée on voit trois hommes qui approchent d’un mât supportant une caméra de vidéosurveillance de la ville d’Alès.
Puis en soirée de mardi, une détonation est entendue. Une caméra a été détruite par arme à feu dans le quartier des Cévennes. Des actes souvent inscrits dans le cadre du trafic des stupéfiants et de la volonté des trafiquants de ne pas avoir d’enregistrements pouvant les compromettre. Une enquête a été ouverte au commissariat de la ville pour identifier les auteurs de cette dégradation par arme.

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