Nord : Six interpellations pour l’incendie d’une antenne-relais 5G (MAJ2 19/7)

La Voix du Nord / vendredi 3 juillet 2020

Finalement, le 3 mai vers 1 h 30 du matin, l’incendie de l’antenne-relais 5 G Orange-SFR plantée rue Gustave-Eiffel, dans la zone industrielle de Douai-Dorignies, était bel et bien criminel. Après avoir pensé que la destruction de cet équipement était accidentelle, les enquêteurs ont envisagé une autre piste et le parquet de Douai a saisi la police judiciaire.

Deux mois de travail n’ont pas été de trop pour mettre des noms sur les suspects. Ce mardi, six personnes (cinq hommes, dont un mineur, et une femme) ont été arrêtées par la brigade criminelle de la direction interrégionale de la police judiciaire (DIPJ) de Lille, avec le soutien de la brigade de recherche et d’intervention. Domiciliés à Roubaix et Villeneuve d’Ascq, ces suspects, « tous proches des milieux prônant une forme de contestation violente » selon la DIPJ qui annonce ces arrestations, ont été placés en garde vue. Selon le parquet de Douai, ils seraient issus des milieux antifa, des black blocs voire du mouvement des Gilets jaunes.

Rapidement, la seule femme du groupe a été laissée libre et ne sera pas poursuivie. Les cinq autres ont été présentés à la justice. Les quatre suspects majeurs, âgés de 22 à 32 ans, ont été déférés devant le procureur ce jeudi. Deux d’entre eux ont été placés en détention provisoire dans la soirée, les deux autres laissés libres sous contrôle judiciaire.
Tous les quatre ont été présentés en comparution immédiate devant le tribunal correctionnel de Douai ce vendredi après-midi et, à leur demande, leur procès à été renvoyé.
Le mineur, originaire du Pas-de-Calais, a été mis en examen par un juge du tribunal judiciaire de Béthune pour « destruction de biens en bande organisée et association de malfaiteurs en vue de commettre un délit », indique la DIPJ, puis placé sous contrôle judiciaire.

La destruction de cette antenne-relais aurait causé « un préjudice estimé entre 300 000 € et 500 000 € ».

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Mise à jour du 5 juillet 2020

extraits du Figaro / vendredi 3 juillet 2020

[…] En raison de la multiplication en France de telles actions, qui inquiète les autorités, et d’investigations sensibles et complexes, la direction interrégionale de la police judiciaire de Lille est saisie par le parquet de Douai. Des traces d’essence confirment la piste criminelle. Commence alors une enquête d’environnement et de voisinage. Les caméras de vidéosurveillance d’une société voisine des lieux de l’incendie permettent de repérer trois individus à bord d’un véhicule dont les caractéristiques sont notées. Mais sa plaque d’immatriculation est illisible et ses occupants non identifiables.
Les enquêteurs de la brigade criminelle persévèrent et, grâce aux informations récoltées pendant les contrôles réalisés pendant le confinement, retrouvent la voiture. Son propriétaire est proche de la mouvance de la contestation violente. Une surveillance physique permet d’identifier un groupe de six suspects se réunissant régulièrement: quatre hommes, dont le propriétaire de la voiture, âgés de 22 à 32 ans, un mineur de 16 ans et une femme. Tous proches de cette même mouvance. […]

Certains sont connus des services de renseignement et ont été inquiétés pour dégradation de biens publics, entraves à la circulation et participation à un groupement en vue de commettre des violences lors de rassemblements de «gilets jaunes» et autres défilés contre la police ou le racisme. Les enquêteurs identifient les auteurs directs du sabotage et leurs complices. Le 30 juin, les suspects sont interpellés dans la grande métropole lilloise et dans le Pas-de-Calais.
Ils restent silencieux pendant leur garde à vue. La femme est libérée. Déféré ce jeudi au parquet de Béthune, le mineur est mis en examen pour destruction de biens en bande organisée et association de malfaiteurs en vue de commettre un délit et placé sous contrôle judiciaire. Le même jour, les quatre majeurs sont déférés au parquet de Douai. L’un écroué et les trois autres placés sous contrôle judiciaire, ils seront jugés le 30 juillet par le tribunal judiciaire de Douai. […]

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Mise à jour du 19 juillet : un des prévenus remis en liberté

La Voix du Nord / vendredi 17 juillet 2020

Jeudi, le tribunal correctionnel a décidé de remettre en liberté l’un des prévenus suspecté d’avoir incendié une antenne-relais 5 G à Douai-Dorignies début mai. Il sera jugé le 30 juillet.

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