Bâle (Suisse) : Deux pour le prix d’un

Barrikade.info / mercredi 17 juin 2020

Le personnel de Securitas inflige sans cesse des brimades et des coups aux personnes qui vivent dans les camps. Récemment, plusieurs cas de ce type, qui ont eu lieu au camp pour demandeur.euse.s d’asile de Bässlergut, à Bâle, ont été rendus publics. Mais ce n’est rien de nouveau, ni de surprenant, et il ne s’agit pas non plus de « bavures individuelles » de la part de membres du personnel. Les discussions sur la proportionnalité ou pas de ce type d’actions et des expressions comme « force physique appropriée » ne disent rien et cherchent seulement à dissimuler une simple vérité : le camp est un lieux hostile à la vie, marqué par le stress, la dépendance, l’attente sans fin, l’impuissance, le contrôle, des règles strictes, la coercition, des sanctions, où la violence est inévitable.
Comme l’apparat policier qui, avec son monopole de la violence, mène inévitablement à la brutalité. (A ce propos : Fight the police ! et solidarité avec les révolté.e.s, aux États-Unis et dans le monde entier).
Le problème, c’est l’autorité. Détruisons-la !

Le 16 juin, nous avons saboté une voiture de Securitrans, avec de l’acide butyrique.

Securitrans est un consortium de Securitas et CFF (les Chemins de fer suisses), qui assure la sécurité, par exemple des gares.
Securitas ne gère pas seulement les services de sécurité et le transport des prisonnier.e.s, mais est également responsable du maintien de l’ordre dans les camps.
Le CFF est également responsable du transport des prisonnier.e.s et est une partie importante de la machine à expulser.

Pour eux, tout cela, c’est une bonne affaire.
Pour nous, ce sont des obstacles sur le chemin vers une vie digne et libre pour tou.te.s.

This entry was posted in Anticarcéral, Contre les frontières, International and tagged , , , , , . Bookmark the permalink.