Athènes (Grèce) : Nous sommes tou.te.s des compas

Act for freedom now ! / samedi 14 mars 2020

Le 9 mars, la sûreté de l’État (les flics en civil) a arrêté quatre compas, à leurs domiciles. Elles/ils sont inculpé.e.s en vertu de l’article 187A, pour avoir pris part à une organisation « terroriste » qui porte la signature « compas » (σύντροφοι – compagnons et συντρόφισσες – compagnonnes) et pour 54 attaques qui ont été menées avec cette signature, depuis 2016.

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Appel à un rassemblement au Palais de justice d’Evelpidon (Athènes), le 14 mars

La nuit dernière, 11 mars, la compagnonne accusée de participation à une organisation terroriste a été transférée au poste de police de Kifissia, à cause du Coronavirus (décongestion des centres de détention, à titre préventif). La compagnonne déclare que la situation est dégoûtante ; elle note que c’est si sale qu’elle ne peut même pas s’asseoir, qu’il n’y a rien pour dormir, qu’elle a froid et qu’on ne permet pas à ses parents ou à ses avocats de lui donner des vêtements, qu’on ne lui dit pas quand et si elle sera emmenée au GADA (le quartier général de la police, à Athènes) et qu’on ne la laisse appeler personne d’autre que ses parents et ses avocats.

Au-delà du manque évident de preuves quant à une organisation terroriste qui n’existe pas, la compagnonne est maintenant face à une autre tactique de l’État, celle de l’épuisement avant d’être amené à l’interrogateur et de l’humiliation pour avoir été détenue dans de telles conditions.
PERSONNE AUX MAINS DE L’ÉTAT
LA HAINE GRANDIT

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Le 14 mars, les quatre compas ont été relâché.e.s sous caution.

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