Penza (Russie) : Les inculpés de l’affaire « Réseau » condamnés à des peines allant jusqu’à 18 ans de prison

The Russian Reader / lundi 10 février 2020

Le tribunal militaire du district de la Volga [siégeant à Penza], a condamné sept accusés dans l’affaire « Réseau ».

Dmitry Pchelintsev a été condamné à 18 ans de prison à purger dans une colonie pénitentiaire de sécurité maximale. Ilya Shakursky a été condamné à 16 ans de colonie pénitentiaire et à une amende de 50.000 roubles [un peu plus que 700 euros, à la date d’aujourd’hui ; NdAtt.]. Les enquêteurs ont affirmé qu’ils étaient les organisateurs d’un « groupe terroriste ». Les deux hommes ont affirmé que des agents du FSB [les services secrets russes; NdAtt.] les avaient électrocutés afin d’obtenir des aveux.

A Valence, le 18 mars 2018


Maxim Ivankin a été condamné à 13 ans de colonie pénitentiaire de sécurité maximale, Andrei Tchernov à 14 ans et Mikhail Koulov à 10 ans. Ils ont été déclarés coupables de participation à un « groupe terroriste » et de tentative de vente de drogue.

Vassily Kouksov a été condamné à 9 ans de colonie pénitentiaire. Il a été accusé de participation à un « groupe terroriste » et de possession illégale d’une arme. Un autre accusé, Arman Sagynbaïev, a été condamné à 6 ans de prison.

Viktor Tcherkasov, avocat de Viktor Filinkov, un autre accusé dans l’affaire « Réseau » [dans son « volet » saint-pétersbourgeois ; NdAtt.] a déclaré à Bumaga que le verdict rendu par le tribunal de Penza suggère que l’acquittement des accusés de Saint-Pétersbourg dans cette affaire est moins probable. […] La prochaine audience du procès de Saint-Petersbourg pour l’affaire « Réseau » devrait avoir lieu entre le 25 et le 28 février.

[En octobre 2017 et janvier 2018], des antifascistes et des anarchistes ont été arrêtés à Penza et à Saint-Pétersbourg. Ils ont été accusés d’avoir organisé un « groupe terroriste », prétendument appelée « le Réseau ». Son but présumé était de « faire basculer les masses populaires, afin de déstabiliser davantage la situation politique » en Russie.

Les accusés dans cette affaire ont déclaré que les enquêteurs les avaient torturés pour les forcer à avouer et que des armes avaient été placées sur leurs personnes et chez eux, pour les charger encore plus. Certains des arrêtés avaient pratiqué à l’air-soft ensemble : cela, selon les enquêteurs, était la preuve qu’ils préparaient des attaques terroristes.

Les enquêteurs affirment que les accusés de Saint-Pétersbourg dans cette affaire, Filinkov et Yuli Boyarshinkov, étaient respectivement l’artificier et le chargé de la communication du groupe. Leur procès est censé reprendre fin février.

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