Athènes (Grèce) : Attaques coordonnés contre 30 cibles étatiques et capitalistes, le jour anniversaire de l’insurrection de 2008

AMWEnglish / lundi 9 décembre 2019

« Si vous avez les capacités, paraissez incapable, si vous passez à l’action, paraissez inactif, si vous êtes proches, paraissez lointain, si vous êtes lointain, paraissez proche.
Si vos ennemis ont l’avantage, faites leur des promesses. S’ils sont désordonnés, capturez-les. S’ils sont nombreux, protégez-vous d’eux. S’ils sont forts, évitez-les. S’ils sont en colère, perturbez-les. S’ils sont prudents, rendez-les téméraires. S’ils sont inattentifs, piégez-les. S’ils sont unis, divisez-les.
Attaquez là où vos ennemis ne sont pas préparés. Allez là où ils ne vous attendent pas.
 »

-Sun Tzu

Onze ans depuis la nuit qui a marque toute une génération, quand chacun.e a du choisir son camp, dans une ville endormie; onze ans depuis le jour quand nous avons pensé que tout était possible, quand la RAGE allait de pair avec la CONSCIENCE…

Onze ans plus tard, nous gardons fermement le fil rouge du soulèvement et sa flamme ne s’éteint pas. Cela veut pas dire qu’elle n’est effacée, malgré le poids des politiques anti-insurrectionnelles qui ont été imposées par la force de l’État, au cours des premières années qui ont suivi le soulèvement de décembre. Elle n’a pas disparu dans la misère et la dépravation sociale des années de « crise ». Elle n’a même pas été oubliée pendant les années où la « carotte » essayait d’intégrer et de dompter plus efficacement encore que le fouet répressif.

La flamme de l’insurrection reste allumée dans les nouvelles conditions de lutte qui nous attendent. Des conditions de défense des structures menacées. Des conditions de contre-attaque contre l’agression du régime contre notre classe. Une contre-attaque qui doit être structurée dans chaque lieu de travail, dans chaque quartier.

La « bataille d’Exarcheia » n’est rien de plus qu’un symbole, et pour le pouvoir et pour celles/ceux qui luttent. D’un côté, les maîtres à penser attaquent avec leur rhétorique « contre le non-droit » : briser la résistance sociale, répandre la peur et l’asservissement. De l’autre côté, notre « Exarcheia » est le foyer de la résistance dans le domaine social.

Voilà ce que Décembre nous a appris. Que l’insurrection tire son l’oxygène de son existence. Et nous savons qu’elle sera jugée à l’aune des batailles qui seront livrées, des batailles qui viendront.

La « balle » sera rejetée en arrière, faisant de la ville entière une « Exarcheia ». Résistance diffuse. Frapper leur « toute-puissance » là où (et quand) ils l’attendent le moins. Que la peur change de camp !

Nous n’avons pas encore dit notre mot.
Et cette nuit était celle d’Alexis !

Dans la nuit du 6 décembre 2019, nous avons attaqué 30 cibles étatiques et capitalistes dans 13 quartiers différents de notre ville :

-Eurobank et Sklavenitis Bank, rue Panormou, quartier d’Ampelokipoi
-Banque du Pirée, rue de Corfou, à Kypseli
-Eurobank Bank, rue Durres, à Sepolia
– Distributeur de billets National et My Market, rue G. Papandreou, à Zografou
-Banque Nationale et AB Vassilopoulos, avenue de la Paix, à Pefki
-2 DABs de la Banque du Pirée, avenue Pentelis, à Vrilissia
-Banque du Pirée, Hondos Centrer, Berska, ainsi que Maneti et Boss, rue Agios Ioannis, à Agia Paraskevi
-Club des officiers à la retraite, à Cholargos
-EYDAP, AB Vassilopoulos, Sklavenitis, OPAP et Goodys, avenue Thebes, à Ilion
-Kotsovolos, avenue Vouliagmenis, à Ilioupoli
-Banque Nationale, rue Agios Dimitrios, à Brahami
-LIDL et JYSK, rue Iasonidou, ) Elliniko
-Banque du Pirée, Marks n’Spencer, Sklavenitis, 2 sociétés de sécurité et un véhicule de sécurité, avenue Vouliagmeni, à Glyfada

Compas

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