Italie : Aux origines de la victimisation

Le 12 décembre 1969 une bombe explose à la Banque de l’Agriculture, Piazza Fontana, à Milan. Dix-sept personnes meurent et quatre-vingt-huit sont blessées. Cette bombe (et les autres explosée le même jour) avait été posée par des fascistes en lien avec les service secrets.
La police a de suite mené une opération répressive ciblant les anarchistes. Le 15 décembre, l’anarchiste Giuseppe Pinelli « tombe » du quatrième étage du Commissariat central de Milan, bureau de Luigi Calabresi, chef adjoint de la « Section politique » (Pinelli sera partiellement vengé quand Calabresi sera abattu en bas de chez lui, le 17 mai 1972).

En ces jours-ci, pendent que, outre-Alpes, le souvenir de ce massacre, qui a signé le début de la « stratégie de la tension », se peint de pacifisme démocratique et de fraternité entre ex-révolutionnaires et éternels défenseurs de l’État, ce ne sera pas inutile de (re-)lire un texte sur ce qui était le mouvement anarchiste à la fin des années 60.
Pour ne pas oublier les compas mort.e.s dans la guerre contre l’autorité, mais surtout pour se souvenir des idées et des pratiques qu’ils et elles portaient dans leurs cœurs et dans leurs main.

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