Chambéry, Rodez et Ploemel : Ni leur guerre, ni leur paix [MAJ 20/11]

Chambéry : Les gerbes en morceaux et les drapeaux volatilisés

Le Dauphiné / mardi 13 novembre 2018

Les gerbes déposées pour les cérémonies du 11-Novembre ont été détruites entre le dimanche 11 et le lundi 12 novembre, au monument aux morts du Clos Savoiroux, à Chambéry. C’est ce qu’ont constaté dans ce parc près du centre les services techniques de la Ville ce lundi matin. Déjà, dimanche matin, en préparant le site pour la commémoration du centenaire de l’Armistice, ils avaient eu la désagréable surprise de découvrir le vol de quatre drapeaux tricolores installés au sommet des mâts.


Rodez : Morts pour la France, morts pour rien

France3 / dimanche 11 novembre 2018

Le monument aux morts de Rodez, situé avenue Victor-Hugo, a été vandalisé, il y a une quinzaine de jours. Une des deux vitres qui protègent les noms des victimes gravés dans le marbre a reçu un grand coup : le verre est étoilé et les noms des soldats de la Grande Guerre sont désormais illisibles.
A la veille de l’inauguration du centenaire de la fin de la première guerre mondiale, cet acte de vandalisme est lourd de sens. A l’heure actuelle, aucune information ne permet d’en comprendre la motivation exacte. Une plainte va être déposée. Et la vitre rapidement remplacée.

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Ploemel (Morbihan) : Ni nation ni religion

Le Télégramme / dimanche 11 novembre 2018

Grosse colère du maire de Ploemel, Jean-Luc Le Tallec, ce dimanche 11 novembre, vers 16 h, lorsqu’il a constaté les dégradations et le « saccage » autour du monument aux Morts de la commune. Averti par un passant que les drapeaux et le gerbe posés quelques heures auparavant, lors de la cérémonie du 11-Novembre, avaient été arrachés et jetés sur le parvis, et les pots de fleurs autour également dégradés, il s’y est immédiatement rendu sur place et a averti la gendarmerie.
Des gendarmes des brigades d’Etel et de Port-Louis sont venus faire les constats. Le maire a été rejoint par des représentants des Anciens combattants, ainsi que ceux de la paroisse qui ont aussi constaté que de l’argent et des cierges dans l’église avaient été volés. Tous étaient choqués et partageaient un sentiment de colère et d’incompréhension.
Pour le maire, ces actes sont « inimaginables, impensables ». Il portera plainte et ne laissera pas tomber cette affaire, « par respect pour la population et surtout les enfants », qui étaient si nombreux à la cérémonie le matin. Les anciens combattants trouvent ces actes « blessants ». Tout le monde est particulièrement navré à l’égard des enfants et les élèves des écoles ploemeloises, qui [qu’il faut dresser à être les bons citoyens et, qui sait ?, les bons soldat de demain, non? NdAtt. ]avaient préparé leur participation à cette cérémonie et sont venus en nombre, avec leurs enseignants.
La compagnie de gendarmerie de Lorient a fait savoir, en soirée, que plusieurs personnes avaient été contrôlées mais qu’aucune interpellation n’avait eu lieu. Des témoignages recueillis évoquent la présence de deux jeunes filles, qui se seraient intéressées un peu plus tôt au tronc de l’église, avant d’être dirigées vers la sortie par le diacre. Ces deux jeunes filles auraient également été aperçues non loin du monument aux Morts. La gendarmerie les recherche pour les interroger.

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Mise-à-jour du 20 novembre : A Azay-le-Brûlé (Deux-Sèvres), les gerbes du monument au morts dégradées

La Nouvelle République / samedi 17 novembre 2018

Dans la commune d’Azay-le-Brûlé, le 11 Novembre dernier s’accompagnait de tout un symbole : on y a inauguré le monument aux morts de la commune, cent ans après la signature de l’armistice marquant la fin de la Grande Guerre. Car jusqu’alors, seule une plaque installée dans l’entrée de la mairie honorait les morts pour la France.
Cinq jours après, dans la nuit de jeudi à vendredi, les gerbes déposées ce jour-là ont été vandalisées. Le monument lui-même n’a pas été touché. « Ces faits sont totalement inacceptables et ne sont le fait que de quelques individus, explique le maire de la commune, Jean-Luc Drapeau. Je suis le premier à être très en colère et à tenter de faire cesser au plus vite de tels actes. Il y a lieu de retrouver ces personnes et d’agir en conséquence et avec sévérité. »
S’il y a eu par le passé quelques actes d’incivilité, tags et autres, « l’affaire se terminait par un bon sermon qu’on faisait aux auteurs rapidement identifiés », reconnaît Jean-Luc Drapeau.
Cette fois, le premier magistrat a décidé de ne pas laisser passer et une plainte a été déposée, « car la symbolique est très forte. Pas question de délation, mais j’en appelle à la vigilance citoyenne dans l’intérêt même des auteurs afin qu’ils prennent une bonne fois conscience de la portée de leurs actes, poursuit Jean-Luc Drapeau. Évitons les réactions ou propos trop impulsifs. L’intérêt est d’être efficace et de ne pas céder au populisme ou aux raccourcis faciles. »

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