Italie : La moisson de mouchards continue

Après les récentes découvertes de dispositifs de surveillance par des anarchistes italiens, voici d’autres nouvelles à ce propos.

Cremona : un GPS trouvé dans une voiture de compas

Ces derniers jours, un dispositif de contrôle a été trouvé dans la voiture appartenant à une compagnonne et à un compagnon. Dans le pare-chocs arrière, nous avons trouvé un GPS, attaché à la carrosserie avec des aimants, avec des batteries interchangeables et une SIM de l’opérateur Vodafone. Il a été visiblement utilisé pour suivre les déplacements de ceux qui utilisent cette voiture. Une question rhétorique : mais qui peut bien l’avoir mis ? Il ne faut pas trop de fantaisie pour l’imaginer…

Voilà des photos du mouchard :

Source : Round Robin

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Bologna : Micros et GPS dans la voiture d’une compagnonne

Dans la voiture d’une compagnonne on a retrouvé 2 micros (photos 1 et 1-bis), un GPS (photo 2) et un dispositif muni d’une antenne, d’une SIM de l’opérateur TIM et  d’une carte mémoire de 16Go (photo 3).
Le câble d’alimentation (rouges et noirs) étaient liés aux fusibles (photo 4, point 1) et à d’autres câbles positionnés sous le tableau de bord, tandis que le GPS aimanté et le machin avec cartes et l’antenne étaient cachés derrière le compteur de vitesse (photo 4, point 2 et photo 5).
Les deux micros se trouvaient par contre sous le tissu du plafond de la voiture et les câbles arrivaient au point d’alimentation en passant par la portière (photo 6, points 3 et 4).
A l’intérieur des paquets bien fermés il y avait ce qu’on peut voir dans les photos 7 et 8.
De ce qu’on a pu vérifier, tout a été placé dans la voiture de la compagnonne il y a plus d’un an et les micros enregistraient même quand le moteur de la voiture était éteint, dans un rayon de plusieurs mètres.

Photo 1 – les micros

Photo 1-b – un micro

Photo 2 – le GPS

Photo 3 – le dispositif avec antenne relié à micros et GPS. Il contenait aussi une SIM et une carte mémoire.

Photo 4 – point 1 : derrière le compteur de vitesse ; point 2 : le boitier à fusibles

Photo 5 – En sens antihoraire à partir d’en haut : dispositif avec antenne, SIM et carte mémoire; GPS; câbles d’alimentation.

Photo 6 – les micros et leur câble d’alimentation

Photo 7 : l’intérieur du machin avec antenne et cartes (en bas, avec contour marron, le GPS)

Photo 8 – vue d’ensemble

Source : Round Robin

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Cagliari : Micros dans une voiture

A la mi-novembre, des micros ont été trouvés dans les voitures appartenant à un compagnon et à une compagnonne. Les micros étaient placés entre le tissu et le plafond de la voiture, au niveau de la jonction entre pare-brise et pare-soleil (donnez-y un coup d’œil – depuis l’extérieur on ne le sent pas, il faut faire passer la main entre le métal du plafond et l’attache de la tapisserie). Dans un cas les fils d’alimentations arrivaient sous le volant, dans l’autre ils étaient liés à la plafonnière. Tous les deux micros étaient égalent équipés de traceurs GPS.

Source : Round Robin

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Turin : La parabole de la Vierge

Un compagnon a remarqué, un après-midi de fin 2017, deux flics en civil de la DIGOS entrer puis ressortir de façon pressée d’un bâtiment situé en face de l’Asilo Occupato, à Turin. Peu après quatre types chelous, avec des gros sacs de matos technique en sortent eux aussi et démarrent en trombe. Du coup, les compas de l’Asilo commencent à regarder avec un certain intérêt ce bâtiment, jusqu’à découvrir, au dernier étage, une antenne parabole un peu bizarre. Contrairement à toutes les autres antennes paraboles pour la télé ou internet via satellite elle n’est pas tournée vers le ciel, mais bien vers l’Asilo, juste en face. Elle est composée d’un grand carré blanc et d’un petit rond, toujours blanc, attachés avec des serre flex à la balustre du balcon. Les techniciens auxquels les compas ont demandé n’ont pu leur donner qu’un liste, pas trop longue, de possibilités. Il n’est donc pas certain qu’elle serve comme micro directionnel, ou bien à capter le signal de quelques micros ou caméras installés lors d’une des perquisitions de l’Asilo, plutôt que pour d’autres utilisations innocentes…

résumé d’un (bien marrant !) texte de Macerie

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Trento : Mouchards au travail

Depuis presque trente ans, entre les enquêtes ouvertes et celles fermées (souvent sans que les personnes sous enquête le sachent), les anarchistes de Trento et Rovereto sont presque systématiquement épié.e.s. Certes, ils/elles n’ont pas été ni ils/elles sont les seuls, vu l’omniprésence de la surveillance électronique. Mais les différentes enquêtes contre les anarchistes, si elles ont eu des maigres résultats d’un point de vue juridique, ont servi justement à contrôler de façon plus sélective et plus éhontée ceux et celles qui dérangent les plans du pouvoir.

Depuis la fin des années 90, des micros ont été trouvés à des nombreuses reprises dans les maisons, dans les lieux autogérés, dans les voitures. Cela sans parler de téléphones, fixes ou portables, sous écoute et caméras devant les maisons. Dans un cas, un mouchard a été trouvé dans un sac à dos. Rien que pour l’opération Ixodiae (qui a mené, en 2012, à l’emprisonnement de deux anarchistes, puis à un procès contre 8 compas, qui s’est soldé par une relaxe, pour « association subversive avec finalité de terrorisme ») le Parquet de Trento avait dépensé plus d’1 million d’euros en écoutes audio et vidéo.

Dernièrement, des micros avec GPS ont été trouvés dans deux voitures. Évidemment, tout cela, pour DIGOS et ROS [les deux structures antiterroristes des forces répressives italiennes, respectivement de la police et des Carabinieri ; NdAtt.] (et pour les Procs qui les autorisent, si bien qu’autorisations judiciaires il y a), cela ne suffit pas. La vie rebelle doit être épiée à chaque instant. La semaine dernière, une micro-caméra a été trouvée dans la cuisine-salle à manger d’une maison de compas. Un saut en avant qui n’est pas des plus petits. L’intimité, pas seulement celle des mots, mais aussi celle des corps et des gestes, transformée en matière d’enquête, pour un montage à souhait.

Nous ne voulons pas nous résigner au Big brother.
Nous ne pensons pas que cela est un problème qui concerne seulement nous, mais qui concerne tout le monde.
A ces attaques contre la liberté il faut réagir de façon solidaire.
Il faut dire haut et fort et de manière claire aux espions et à leur sales manœuvres :
CA SUFFIT

mardi 23 janvier, 18h, Piazza Pasi, à Trento : exposition publique des nouvelles « découvertes ».

Des anarchistes

Source : Anarhija.info

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