Des mauvais moments pour les bleus (mi-janvier 2018)

Compiègne (Oise) : La police n’est pas la bienvenue

Le Parisien / vendredi 12 janvier 2018

Alors que les autorités se félicitaient d’une amélioration de la sécurité dans le quartier, des policiers ont été la cible d’une quarantaine de jeunes ce vendredi soir.
Le contrôle d’un scooter en infraction a dégénéré, ce vendredi soir, dans le quartier du Clos-des-Roses à Compiègne. Aperçu par une patrouille de la police municipale, le deux-roues a pris la fuite. « Un premier attroupement s’est formé, puis les policiers ont été caillassés », relate le commissaire Sébastien Chalvet.
Arrivée en renfort, la police nationale a elle aussi été victime de jets de pavés. Projetée, une barre de fer a endommagé un véhicule. Une trentaine d’agents compiégnois, soutenus par la Brigade anti-criminalité (BAC) de Creil, se sont rassemblés rue Philéas-Lebesgue, où un barrage de poubelles avait été dressé pour les accueillir.
Les forces de l’ordre ont fait fuir les manifestants avec une quinzaine de grenades lacrymogènes avant de se lancer à leur poursuite, partis en courant. Une partie de cache-cache qui a duré environ une heure et demie. « Une personne a été interpellée », a indiqué le préfet de l’Oise, Louis le Franc, venu sur place. Un mineur, placé en garde à vue.


Les flics de la municipale jouent les robocops eux aussi

Les habitants, eux, sont désabusés. « Cela faisait longtemps, soupire un homme. Il faut vraiment nettoyer tout ça. » Une femme assure que « depuis quinze jours, la tension montait, mais surtout parce que la police était très présente. »
Des événements qui surviennent deux jours après une réunion de quartier au cours de laquelle les autorités s’étaient félicitées des « progrès » accomplis. Après une période troublée par la fermeture de cages d’escalier et de violents affrontements, début 2017, « il y a eu une présence policière renforcée avec un certain nombre de résultats », s’était réjoui le maire (LR), Philippe Marini.

La voiture des flics rencontre une barre de fer

« Il y a eu 70 gardes à vue en 2017, deux fois plus que l’année précédente, a-t-il assuré. Et trente procédures judiciaires, contre moins de dix en 2016. » Sébastien Chalvet, le commissaire, a confirmé que la police s’était « prioritairement investie » dans ce quartier de 4 000 habitants.

Les employés de la ville ramassent les projectiles qui attendaient les flics

« C’est comme si ça allait trop bien », soupire Oumar Ba, élu référent du quartier, ce vendredi soir. Il se réjouissait pourtant, mercredi lors de la réunion, que la police puisse à nouveau patrouiller au Clos-des-Roses à pied. « La plupart de ces jeunes qui ont affronté la police n’habitent même pas ici. »

Des voitures en flamme suite à l’harcèlement policier

Le Parisien / mardi 9 janvier 2018

Peu avant minuit, dans la nuit de lundi à mardi, deux voitures ont été incendiées dans le square Claude-Debussy, dans le quartier du Clos-des-Roses, à Compiègne. Pompiers et policiers sont intervenus, sans incident notable. Une manifestation de colère qui fait peut-être suite à une opération de sécurité menée quelques heures plus tôt par les agents du commissariat. Des patrouilles, déployées dans ce même quartier, avaient organisé des contrôles et procédé à l’interpellation de deux personnes suspectées de participer à un trafic de stupéfiants. Elles ont été placées en garde à vue.

Ça prend dans tous les quartiers

Le Parisien / lundi 15 janvier 2018

Quatre faits en quinze jours. Les policiers municipaux de cette commune de l’Oise tirent la sonnette d’alarme et dénoncent la faiblesse des peines infligées.
Les quartiers de Compiègne où les trafics de drogues ont pignon sur rue sont des places fortes farouchement défendues. Les forces de l’ordre n’y sont pas les bienvenues. De manière très fréquente depuis le début d’année, des salves de projectiles leur signifient qu’elles ne doivent pas rester là. Vendredi, le Clos-des-Roses a encore été le théâtre d’affrontements entre jeunes et policiers. Puis samedi, à la Victoire, les policiers municipaux ont essuyé des jets de pierres.
Depuis le 1er janvier, la police municipale a ainsi été la cible de quatre caillassages, contre six recensés… sur toute l’année 2017. Guillaume Many, délégué de l’union syndicale professionnelle des policiers municipaux, s’en alarme : « Ça prend dans tous les quartiers désormais, car les places de deal ont bougé depuis que les interpellations se sont multipliées. Avant, c’était surtout au Clos-des-Roses. Maintenant, c’est à la Victoire, à Royallieu, au Vivier-Corax… Il y a des stocks de pavés partout dissimulés dans les quartiers afin de nous caillasser pour n’importe quel prétexte. »
Le syndicaliste déplore les faibles peines prononcées par la justice en cas d’interpellation. Elles encouragent selon lui à la récidive. Ainsi, ce lundi, deux hommes de 18 et 21 ans comparaissaient devant le tribunal correctionnel de Compiègne pour les caillassages de samedi à la Victoire. Inconnus de la justice, ils ont été condamnés à un mois de prison ferme sans mandat de dépôt et à deux mois de prison avec sursis, ainsi qu’à 100 heures de travail d’intérêt général.
Le plus jeune des prévenus a avoué les faits. Il a « suivi le mouvement ». « Au début, on était trois. On a appelé d’autres jeunes pour être plus nombreux que les policiers. On les caillasse pour les faire fuir. Les guetteurs du trafic pensaient qu’ils allaient rester longtemps et que ça allait perturber le commerce. »
Les policiers municipaux avaient pourtant été appelés par des riverains, inquiets de constater des attroupements. Ils contrôlaient un automobiliste quand les projectiles ont plu, à proximité d’une aire de jeux où jouaient deux enfants de 5 ans. Les agents ont sorti leur flash-ball pour calmer les ardeurs des assaillants et ont dû appeler la police nationale en renfort.

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Ris-Orangis (Essonne) : Et voilà pour la municipale !

Le Parisien / mercredi 3 janvier 2018

Deuxième caillassage de la voiture de la police municipale de Ris-Orangis en quelques jours. Dimanche déjà, alors qu’à Champigny-sur-Marne (Val-de-Marne) une policière était rouée de coups, un homme avait été interpellé après une attaque sur les policiers rue de Provence, à Ris-Orangis.
Ce mercredi, vers 18 heures, dans le même quartier, une agression similaire s’est déroulée. Les agents municipaux ont procédé à un contrôle après avoir vu un mineur fumer un joint. Celui-ci s’est rebellé et a alerté d’autres habitants du quartier, qui ont jeté des pavés sur le véhicule, causant plusieurs impacts sur le pare-brise.
Au moment où les jeunes se rapprochaient de la voiture de police, un équipage de la police nationale est arrivé en renfort, permettant de mettre en fuite le groupe et interpellant l’un des suspects. « C’est un bel exemple de collaboration entre la police municipale et la police nationale, commente le maire (PS) Stéphane Raffalli [l’ordure ci-contre; NdAtt.] . Nos agents font un gros travail de terrain depuis de longs moins et nous ne relâcherons pas la pression pour que ces secteurs redeviennent calmes. »
Durant son mandat l’élu socialiste a augmenté les effectifs de la police municipale qui comptent désormais 28 agents, ainsi que le personnel dédié à la surveillance vidéos puisque 44 caméras scrutent la commune. Cette police municipale est d’ailleurs armée depuis automne 2014. « Ces agressions se multiplient et montrent le quotidien des forces de l’ordre », soupire pour sa part le syndicat de police Alliance qui rappelle que des actes similaires ont touché des véhicules de la police nationale à Corbeil-Essonnes à deux reprises.

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A Mantes-la-Jolie aussi on caillasse la municipale…

Le Parisien / jeudi 4 janvier 2018

Des agents de la police municipale de Mantes-la-Jolie ont été la cible de jets de projectiles, ce jeudi, vers 15 heures, alors qu’ils effectuaient leur patrouille au niveau de la rue Jean-François-Millet, dans le quartier du Val Fourré. Une vitre du véhicule des agents a été brisée lors de l’incident mais aucun blessé n’est à signaler.

…sans oublier les CRS !

Le Parisien / vendredi 5 janvier 2018

Des CRS en patrouille dans le quartier du Val-Fourré, à Mantes-la-Jolie, ont été la cible de jets de pierres, jeudi soir. Leur fourgon, qui circulait dans la rue Broussais a reçu un premier projectile vers 20 h 30, n’occasionnant aucun dégât particulier. Presque trente minutes après, un nouveau passage des policiers leur a valu des jets de cailloux de la part de cinq personnes. Plusieurs impacts ont été enregistrés sur la portière avant droite du véhicule et sur la porte latérale. Les auteurs ont pris la fuite avant de pouvoir être interpellés.

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Saint-Etienne : Strike !

Le Progrès/ mardi 9 janvier 2018

Lundi soir, à 22h30, lors d’un contrôle routier, un automobiliste a foncé sur des policiers, cours Gustave-Nadaud. Au terme d’une course-poursuite avec deux équipages de la BAC et un de police-secours, l’automobiliste a perdu le contrôle de son véhicule, une BMW série 5, en heurtant un trottoir, boulevard de la Palle, dans le quartier de la Métare.
L’individu, âgé de 30 ans, bien connu des services de police, a alors pu être interpellé. Son passager a réussi à prendre la fuite à pied et reste activement recherché. Une arme de type Kalachnikov, chargée, a été retrouvée dans la voiture.
Dix policiers ont été blessés. Les ITT vont de 1 à 3 jours. Les trois voitures de police ont été accidentées.

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Corbeil-Essonnes (Essonne) : un flic à terre

Le Parisien / mardi 9 janvier 2018

Tout commence par un accident de la route. Afin de fluidifier la circulation, permettre au dépanneur de venir emporter les véhicules et aux secours de s’occuper des victimes, une patrouille de police est dépêchée ce lundi soir, peu après 18 heures, à l’entrée du quartier des Tarterêts, à Corbeil-Essonnes.
C’est alors qu’une « petite armée » de caillasseurs se rassemble, attrape des pavés et s’approche de l’accident. Une dizaine de jeunes prennent les agents à revers et leur jettent une pluie de projectiles. L’une des pierres, « plus grosse que le poing », termine sur la cheville d’un fonctionnaire. Celui-ci ressent immédiatement une vive douleur.
Les forces de l’ordre parviennent ensuite à s’abriter, jusqu’à ce que l’attaque éclair se termine. Le policier blessé est rapidement pris en charge par les pompiers, déjà sur place. Le diagnostic, confirmé ensuite par les médecins, est formel : fracture de la malléole gauche. Plâtré, l’agent s’est vu prescrire ce mardi matin 30 jours d’ITT.
Grace aux caméras de vidéosurveillance, un adolescent âgé de 15 ans qui pourrait avoir participé à cette attaque a été interpellé un peu plus tard. Un autre mineur, âgé de 17 ans, qui tentait de s’interposer lors de l’arrestation, a été lui aussi conduit au commissariat local.
« Ces agressions constituent malheureusement le quotidien des policiers dans l’Essonne et de manière générale en banlieue parisienne », soupire le syndicat de police Alliance qui réclame « des effectifs supplémentaires pour y faire face ». De son côté le syndicat Unité-SGP « condamne ces violences à l’encontre de la police, après celles survenues à Champigny (Val-de-Marne), et nous demandons la plus grande sévérité de la justice face à ces actes graves. »

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Vénissieux et Vaulx-en-Velin (Rhône) : Pierre et insultes pour les keufs

Le Progrès / lundi 8 janvier 2018

L’après-midi s’est déroulé sous tension ce dimanche à Vénissieux et Vaulx-en-Velin.
Des équipages de police ont été la cible de jets de pierres et la cible d’outrages à répétition. La police a procédé à l’interpellation de plusieurs jeunes, soupçonnés d’avoir lancé des projectiles et qui ont été placés en garde à vue. Le conducteur d’un scooter, qui a fait un geste obscène devant des policiers, a été arrêté peu après les faits alors qu’il se cachait derrière un buisson. Il a également fait l’objet d’une garde à vue.

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Nemours (Seine-et-Marne) : Guet-apens pour policiers et pompiers

Le Parisien / samedi 13 janvier 2018

Une quinzaine de jeunes ont tendu un guet-apens aux sapeurs-pompiers et aux policiers à Nemours, vendredi soir. Vers 21 h 30, les secours sont appelés pour des feux de conteneurs rue François-Villon, près de la maison de retraite. En arrivant sur place, les soldats du feu et les policiers se font caillasser par les jeunes hostiles. Ils reçoivent des pierres, des morceaux de bitume… Des renforts parviendront à disperser le groupe tandis que les pompiers maîtriseront les incendies. Aucun blessé n’a été recensé mais plusieurs véhicules de police ont été dégradés par les jets de pierres.

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Limoges : Dans le car aussi, on déteste la police !

France3 / mercredi 10 janvier 2018

L’échauffourée s’est déroulée devant un car de la ligne Limoges-Bellac. Cette liaison avait déjà fait parlé d’elle, en raison de nombreux trafics.
A la mi-journée, à l’angle des rues Montjovis et Labussière, la conductrice s’inquiète du comportement de plusieurs passagers : ils parlent fort, montent sur les sièges.
Elle leur demande de se calmer, ils répondent par des insultes et des menaces. Elle contacte alors la police. Deux voitures de patrouille se déplacent. Les 4 individus fauteurs de troubles descendent du car pour être contrôlé. Parmi eux, 3 mineurs.
C’est à ce moment que l’intervention dérape. Les jeunes se montrent agressifs et violents, et les policiers, rejoints par des collègues, doivent les maîtriser. Bilan : trois blessés du côté des forces de l’ordre. Un policier a même dû se rendre à l’hôpital pour effectuer des radios de sa mâchoire.
Les 4 jeunes ont été interpellés et entendus au commissariat.
Cette agression arrive au lendemain d’une journée de mobilisation dans la police qui visait justement à dénoncer un climat d’insécurité. Le Procureur de la République de Limoges Gilbert Emery promet une réponse ferme à ce qu’il qualifie de violence gratuite.

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Brunoy (Essonne) : Il ne s’arrête pas au barrage de police

Le Parisien / vendredi  janvier 2018

Il avait dérobé un utilitaire, ce vendredi après-midi. Mais le véhicule a été rapidement retrouvé par les policiers de la brigade anticriminalité de Montgeron. Ces derniers ont mis en place un barrage sur la commune de Brunoy. Mais l’homme à bord du véhicule a foncé sur la patrouille de police placée en travers de la route, soulevant la voiture banalisée des fonctionnaires. Deux agents ont été blessés par la violence du choc. L’homme au volant a été interpellé et placé en garde à vue.

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