Sisteron (Alpes-de-Haute-Provence) : Incendie à l’abattoir

La Provence / lundi 13 novembre 2017

12 camions et un local technique de l’abattoir ont été incendiés dans la nuit. L’origine criminelle est avérée
[…] Dimanche, à 3h50, les secours ont été alertés : 12 camions – 10 poids lourds et deux camionnettes frigorifiques – de la société Alpes Provence Agneaux étaient en feu sur un terrain adjacent à l’abattoir. Abattoir dont un local technique brûlait également. Les pompiers de Sisteron, Château-Arnoux, Peyruis, Digne et Manosque ont réussi à empêcher la propagation du sinistre au bâtiment principal de l’abattoir. Vers 8h30, le feu était circonscrit, des personnels restant sur place pour surveillance.

Une enquête a été ouverte et confiée à la Brigade de recherches de Digne, un expert en incendie désigné aux côtés des techniciens en investigation criminelle. Si du côté du Parquet on indique que plusieurs pistes sont envisagées, aucune n’est privilégiée. En revanche, l’origine volontaire semble ne faire aucun doute. Et de confirmer qu’au moins deux départs de feu ont été observés à plus de 100 mètres d’écart. Selon nos informations, aucun dispositif d’allumage n’a été découvert. Les résultats techniques de l’enquête seront connus dans les prochains jours. L’abattoir municipal de Sisteron, dirigé par Jacques Pellier, compte 54 salariés qui ne subiront pas de chômage technique.

Situation analogue pour les 60 salariés de l’entreprise Alpes Provence Agneaux, dont Christophe Chavignac est le directeur. Quant aux 800 carcasses d’agneaux qui étaient en attente de livraison dans l’abattoir, une partie va être évacuée ailleurs, les employés vont utiliser les camions frigorifiques non endommagés. L’activité sera réduite. Pour l’instant, il y a « quelques jours de froid » pour voir venir. « On va trouver des camions, prêts ou location, on va mettre deux personnes par camion, le principal est de servir la clientèle normalement » confie Christophe Chavignac.

Aux dires des différentes parties concernées, les sites n’avaient fait l’objet d’aucune menace. « Dans notre malheur, on s’en sort plutôt bien, glisse Daniel Spagnou. Si les pompiers n’avaient pas éteint immédiatement le feu du local des machines, il se propageait à tout l’atelier… »

 

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