Paris, 1er mai : Bataille, pagaille, gaz et poulets grillés [MAJ 3 mai]

Le Parisien / 1er mai 2017

Le défilé du 1er Mai à Paris partait de la place de la République quand des incidents se sont produits à l’avant du cortège, en marge du défilé syndical. Place de la Bastille, d’autres manifestants, vêtus de noirs et encagoulés, ont jeté des bouteilles et des cocktails Molotov sur les CRS. Les gendarmes ont répliqué avec des grenades lacrymogènes. 150 personnes ont été isolées rue de Lyon, à proximité de la place de la Bastille.
Au total, six policiers ont été blessés selon la préfecture. Parmi eux : 2 CRS blessés légèrement dont un suite à des brûlures, un CRS brûlé sérieusement «au niveau du visage et d’une main», 2 policiers de la Compagnie de sécurisation et d’intervention (CSI) de la préfecture de Police blessés légèrement après des jets de cocktail Molotov. Enfin, une fonctionnaire de la CSI a été blessée à la main lors de la manipulation d’une grenade.
Le cortège, emmené par une intersyndicale CGT-FO-FSU-Solidaires, a dû s’arrêter à plusieurs reprises, pendant que des individus, positionnés à l’avant de la manifestation, faisaient face à des cordons de policiers avec des projectiles parfois trouvés sur place et des cocktails Molotov, détaille l’AFP. Ces heurts se sont concentrés aux abords de la place de la Bastille, selon des images diffusées en direct sur les réseaux sociaux. Des dégradations d’abribus et de vitrines ont émaillé le parcours.

Côté manifestants, «une personne a fait une chute a priori fortuite depuis les marches de l’Opéra» Bastille, selon la préfecture, qui précise qu’un bilan médical est en cours. Cinq personnes ont par ailleurs été interpellées, pour port d’arme, violences et dégradations.
Le défilé syndical a repris normalement vers 16h avant d’être à nouveau interrompu une heure plus tard. Vers 17h30, de nouveaux heurts ont éclaté place de la Nation, point d’arrivée du cortège.
Selon notre journaliste sur place, toutes les artères sauf le boulevard Diderot ont été bloquées par des CRS et la situation était tendue. Une borne Autolib a été incendiée et ses vitres ont été brisées. Vers 18h30, le calme était de retour aux abords de la place de la Nation.

Une borne Autolib’

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La billetterie de l’Opéra Bastille

Vitrines taguées, barrées de slogans, brisées, abribus détruits… La manifestation du 1er Mai ne s’est pas déroulée sans heurts ni dégradations, sur le parcours qui a mené les cortèges, ce lundi, de la place de la République à celle de Nation, via la Bastille. Dès les premières minutes, peu avant 15 heures, alors que les manifestants venaient juste de quitter «Répu», l’atmosphère s’est tendue.
Une centaine de personnes, masquées ou encagoulées, vêtues de noir ont pris la tête de la foule plutôt bon enfant, pour jeter des projectiles et des cocktails Molotov en direction des forces de l’ordre. Qui ont répliqué en faisant usage de grenades lacrymogènes. Cinq policiers, au total, ont été blessés, grièvement brûlés pour deux d’entre eux.
A hauteur du boulevard Beaumarchais, sur les quelques dizaines de mètres qui mènent à la place de la Bastille, c’est le déchaînement : agences bancaires, boutiques de vêtements, de motos, agences immobilières sont recouvertes de slogans portant la signature des «autonomes» [sic! NdAtt.], qui renvoient dos à dos, pour le deuxième tour de l’élection présidentielle, Emmanuel Macron et Marine Le Pen : «Ceux qui donnent leur voix n’ont plus rien à dire», s’étale en lettres rouges sur la vitrine de la boutique Agnès B, criblées de neuf impacts de pierres jetées à toute volée sur la devanture.
«Monde de merde», «tout le monde déteste la police», lit-on par ailleurs. «Cassez utile», a tracé une main anonyme sur la devanture d’une agence de la Société générale qui a volé en éclats. Les manifestants sont depuis longtemps en marche vers la place de la Nation, mais, boulevard Beaumarchais, des dizaines de cars de CRS sont encore garés le long des trottoirs jonchés de projectiles et d’éclats de verre.

Bd. Diderot, la boutique Emmaüs : les humanitaire de la polémique de mai 2016 (cf. : https://attaque.noblogs.org/post/2016/06/04/pourquoi-emmaus-ou-pourquoi-pas-emmaus/)

MAJ : selon les journaflics alternatifs de Taranis News, « Des interdictions de manifestations ont été reçues pour le 1er mai entre 12h et 20h dans le 4e, 11e, 3e, 12e arrondissement. (Mesure possible grâce à l’État d’Urgence) »

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