Des mauvais moments pour les bleus (Fin février 2017)

Besançon (Doubs) : Un flic repart le crâne en sang après des échauffourées

L’Est Républicain / Lundi 20 février 2017

L’étincelle s’est allumée samedi vers 21 h, quand les premiers cailloux ont volé dans la nuit. L’un d’eux a touché sa cible. Une vitre d’un tramway s’est brisée au niveau de l’arrêt Allende, non loin de la place de l’Europe à Planoise. Fort heureusement, aucun personnel de Besançon Mobilités ni aucun usager n’a été blessé au cours de ce caillassage en règle. « La police était sur place et a sécurisé le site, mais des échauffourées ont ensuite éclaté. Il nous a été demandé vers 21 h 50 de stopper la circulation des tramways. On a également dévié les itinéraires de bus », précise Pierre-Edouard Dubois, directeur de Besançon Mobilités. Une plainte a évidemment été déposée. La seconde vague d’événement fut plus agitée encore. Une dizaine de policiers ont été appelés pour intervenir en marge d’un feu de container poubelle. Des détritus en flammes sur une passerelle étaient également signalés.

Un comité d’accueil attendait les forces de l’ordre, qui ont alors essuyé des jets de projectiles : des pierres et des cannettes de bière. L’une d’elle a violemment touché un fonctionnaire au niveau du cuir-chevelu. La plaie, plutôt sanglante, a nécessité plusieurs points de suture. L’agent est en arrêt de travail. Les affrontements – qui prenaient parfois l’allure d’une consternante version du jeu du chat et de la souris – ont duré près d’une heure. Selon la police, une « dizaine d’individus » hostiles ont été décomptés. « L’enquête a été confiée au service de la sûreté départementale afin d’identifier les mis en cause, notamment à l’aide des images des caméras de vidéosurveillance », précise Benoît Desferet, le directeur départemental de la sécurité publique.

Le contexte national, lié à l’affaire Théo, a-t-il joué un rôle ? C’est probable, quoique non établi avec certitude. Cette scène de violences urbaines n’est pas sans rappeler les heurts qui, le 14 juillet dernier, déjà à Planoise, avaient opposé de jeunes individus masqués aux forces de l’ordre. Cette soirée-là, c’est un employé de Besançon Mobilités qui avait été gravement blessé au visage par le jet d’une pierre.


Alfortville (Val-de-Marne) : Trois flics à l’hosto !

Le Parisien / Lundi 20 février 2017

Trois policiers de nuit du commissariat d’Alfortville (Val-de-Marne) ont été transportés, dans la nuit de dimanche à lundi, à l’hôpital Henri-Mondor de Créteil pour des blessures légères après avoir été pris à partie cité des Alouettes. L’un des fonctionnaires a été touché à la jambe après un jet de caillou. Les trois sont choqués. Il est aux environs de 0h30 quand cet équipage entre au niveau de la sente de Villiers pour prêter assistance à des ambulanciers qui venaient prendre en charge un homme souffrant de troubles psychiatriques. À peine sortis de voiture, les policiers ont été accueillis par une dizaine d’individus qui leur ont lancé des pavés, des mortiers et les ont aspergés de gaz lacrymogène. L’un des fonctionnaires a sorti son arme et a tiré en l’air à trois reprises pour dissuader les agresseurs. Un autre a fait usage d’une grenade de désencerclement. Personne n’a pu être interpellé. «Cela démontre une nouvelle fois le sentiment d’impunité de certains jeunes, dénonce Yoann Maras, délégué régional adjoint Alliance 94. Il faut d’autre part doter nos collègues du service général d’armes intermédiaires comme le pistolet à impulsion électrique ou le lanceur de balles de défense ce qui leur éviterait d’avoir à tirer en l’air avec leur arme de service pour pouvoir se dégager.» […]


Savigny-s/-Orge (Essonne) :  Embuscade contre la patrouille de la police municipale

Le Parisien / Mercredi 22 février 2017

«Ils sont tombés dans un véritable guet-apens», affirme le maire de Savigny-sur-Orge (Essonne), Éric Mehlhorn (LR). Mardi soir, deux agents de sa police municipale – qui compte douze membres – ont été violemment agressés. L’une des victimes a été mordue à la main en essayant de maîtriser un assaillant. L’autre, frappée à la tête, a le visage tuméfié et une arcade sourcilière meurtrie. Deux jeunes hommes ont été interpellés dans la foulée. Placés en garde à vue, ils seront déférés ce jeudi devant le parquet d’Evry. Une cellule psychologique a également été mise en place au sein de la police municipale de Savigny-sur-Orge.
L’embuscade se met en place aux alentours de 19 heures. En patrouille à bord de leur véhicule de service, les policiers municipaux circulent dans la Grande rue, qui, malgré son nom, est en fait une étroite voie sinueuse qui débouche en face du marché couvert. Subitement, un piéton assène des coups de pied sur la portière de leur voiture. Le policier au volant descend pour demander des comptes. Dès qu’il a posé le pied par terre, une bande d’une quinzaine de personnes surgit d’une ruelle adjacente.

L’affrontement éclate. Les agents expérimentés, l’un d’eux étant notamment un ancien militaire, se défendent pendant huit minutes, avant l’arrivée de renforts. «Je salue leur maîtrise. Ils n’ont même pas sorti leurs tonfas face à des agresseurs à mains nues, assure Eric Mehlhorn. La légitime défense, c’est répondre à la hauteur de l’attaque. Ils ont fait preuve de courage.» Les policiers municipaux de Savigny suivent d’ailleurs des formations pour être équipés prochainement d’armes à feu. «L’objectif, c’est d’être dissuasif, pas de s’en servir», poursuit l’élu.

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