Ni loi, ni travail / 15 septembre : L’État frappe fort pour la rentrée des casses [Mise-à-jour 18/09]

AFP / jeudi 15 septembre 2016

PanamDes dizaines de milliers de personnes ont de nouveau défilé dans les rues, jeudi 15 septembre 2016, dans plus de 110 villes de France contre la loi Travail, promulguée durant l’été. Au moins un manifestant, ainsi que 15 policiers et gendarmes ont été blessés. 62 personnes ont été interpellées et 32 placées en garde à vue en France, où 169 manifestations ont eu lieu, a indiqué dans la soirée le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve.
Un CRS, pris dans les flammes de manière spectaculaire après le jet de cocktails Molotov place de la République, à Paris, a été brûlé à la jambe. Un manifestant a été blessé [ou plutôt mutilé à vie par les flics, voir ci-dessous, NdA] par des jets de projectile.
Comme lors de précédentes journées, notamment celle du 14 juin dans la capitale, des échauffourées ont éclaté à plusieurs reprises entre CRS et jeunes criant « Tout le monde déteste la police ! », avec tirs de gaz lacrymogène et dégradations (abribus, mobilier urbain).
Le cortège parisien a réuni 40 000 personnes selon la CGT, 12 500 à 13 500 selon la préfecture de police.

Rouen : A bas tous les partis !

Normandie-Actu / jeudi 15 septembre 2016

À Rouen, la manifestation s’est déroulée dans un climat parfois tendu. La vitrine du local du parti Les Républicains en centre-ville a été la cible de jets de projectiles tandis que le local du PS, rue de la République, complètement barricadé depuis les précédentes manifestations a une nouvelle fois été tagué. La Banque de France a également été « repeinte » par des manifestants. Les policiers ont fait usage de gaz lacrymogène.

Rouen1 Rouen2

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Lille: Les anarchistes prennent la tête du cortège… et mènent le bal !

La Voix du Nord / vendredi 16 septembre 2016

LilleJeudi, en début d’après-midi, les policiers effectuaient des contrôles aux abords du point de rassemblement de la manifestation contre la loi Travail, porte de Paris. Ils ont ainsi interpellé une jeune femme de 23 ans, qui détenait une fronde et une balle de golf. Elle a été placée en garde à vue, et doit être présentée aux magistrats pour port d’arme. Elle recevra une convocation devant un tribunal.
Jeudi, côté police, cette manifestation de rentrée a été assez mouvementée. De la peinture et des pétards en assez grand nombre ont été lancés vers les fonctionnaires. Les enseignes habituelles ont été visées (banques, Apple Store, etc.). Au moins deux vitrines ont aussi été brisées, dont une rue Nationale et une autre rue Solférino. Des incidents ont éclaté, enfin, devant la Frite-rit [un repaire connu de fachos à Lille, NdA] de la rue Solférino.

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La Voix du Nord / jeudi 15 septembre 2016

Malgré une composition de cortège qui a vu 150 autonomes en prendre la tête, la 14e manifestation contre la loi Travail s’est déroulée sans heurts significatifs ce jeudi. Le « baroud d’honneur » a réuni plus de 2 000 personnes dans les rues de Lille.

L’explication vaut son pesant d’or. Un premier syndicaliste CGT lâche : « C’est un tirage au sort qui les a placés là. C’est la démocratie. » Un autre membre du service d’ordre confirme « qu’il n’y a aucun malaise ». Un troisième dément les deux premières informations. « On ne voulait pas envenimer les choses. » Dès le début de cette 14e manifestation contre la loi Travail, 150 autonomes ont décidé de virer en tête. Le flottement est immédiat dans le cortège. Syndicalistes et manifestants prennent leurs distances. Physiquement. Une vingtaine de mètres les séparent. Le rythme est donné. Ceci posé, le baroud d’honneur annoncé est tout sauf ridicule, « malgré la difficulté à mobiliser ».

« Ne pas être présent aurait été accepter la victoire gouvernementale »

Plus de deux mille personnes sont présentes. Hugo Vandamme, secrétaire de la section lilloise du PCF, lâche « que ne pas être présent aurait été accepter la victoire gouvernementale ». Lui réfléchit avec d’autres à une action politique de fond. Parle d’économie solidaire, de services publics. Jean-Louis Van de Wiele pointe sa tête. Le retraité Sud est là depuis le début. Quatorze défilés et toujours en jambe. « On n’a jamais vu un gouvernement, qui plus est de gauche, recourir autant au 49.3. Cette manifestation est l’expression de la démocratie. » Le défilé s’ébroue. Sur un faux rythme. S’éternise parfois et agace quelques manifestants.

Deux manifestations en une

En tête, les autonomes s’arrêtent où ils veulent. Imposent leur rythme. Tentent de réduire la distance avec les autres manifestants. Font monter la pression devant le QG des identitaires, près de la rue des Arts. Crient leur hostilité aux banques de la rue Nationale. Essaient de saccager la Frite rit où travaillait Claude Hermant, figure de l’extrême-droite aujourd’hui placée en détention préventive. Sont calmés à coups de lacrymos. Bloquent le carrefour de la place Jeanne-d’Arc tandis que les autres manifestants regagnent, eux, la place de la République confirmant l’impression de deux manifestations en une. À l’heure de la dislocation, une interrogation se fait lancinante. « Que faire maintenant ? » Quelques-uns émettent l’idée d’une 15e manifestation. Celle-ci aura de toute façon battu tous les records par sa… durée.

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Paris, Nantes et Rennes: Beaucoup de flics et peu de casse

Paris-luttes.info / jeudi 16 septembre 2016 [Extrait de « On est encore là… Récit de la journée du jeudi 15 septembre »]

A Paris:

PENDANT

Alors faites vos jeux, rien ne va plus, on était 13 000 selon la police, et 40 000 selon la CGT.

Paris_AbribusSur le boulevard Beaumarchais, le cortège de tête se met en place peu à peu. Ça fait plaisir de voir qu’on est super nombreux-nombreuses, quelques centaines au départ, puis quelques milliers au fil du défilé (certain-e-s disent qu’on constituait numériquement le tiers voire la moitié de toute la manifestation). Toujours aussi hétéroclite, entre les groupes de manifestant-e-s tout en noir et d’autres plus bigarré-e-s, les sans-parti-ni-syndicat et les avec-drapeau-syndical, le cortège de tête, autonome et déterminé, est celui qui porte l’esprit et la dynamique des manifestations contre la loi Travail depuis le 24 mars dernier ! Cette fois encore, il y avait beaucoup de banderoles, de pancartes, et dès le début des tags ont décoré le mobilier urbain.

SG_ParisUne banque Société Générale a vu ses vitres brisées sous les clameurs de la foule et les slogans anticapitalistes, ce qui semblait annoncer une série d’attaques le long de la manif, mais l’omniprésence policière – notamment sur les côtés – a passablement niqué l’ambiance au niveau de l’offensive matérielle contre les représentations du capital. Si des panneaux de pub ont été attaqués (leurs protections en bois arrachées, leurs vitres brisées et/ou taguées), peu d’autres cibles commerciales ont trouvé les casseur-euse-s qu’elles méritaient pourtant. Au lieu de ça, les flics anti-émeute se sont fait remarquer par leurs nombreuses incursions et tentatives répétées de fragmenter le cortège de tête et/ou de le couper du reste de la manif. Des tentatives d’arrestation ont été mises en échec à plusieurs reprises, avec des combats au corps à corps parfois flippants mais une solidarité qui a permis d’éviter un paquet d’interpellations au fil du défilé. De nombreux affrontements ont donc eu lieu tout au long de la manif : caillasses, bouteilles et bombinettes incendiaires contre lacrymos, grenades de désencerclement et coups de flashballs et de matraques. Avec parfois l’impression que pour toute une partie du cortège de tête, l’habitude s’était perdue de venir avec masques efficaces et lunettes de piscine ou de ski pour se protéger des gaz lacrymogènes (peut-être était-ce par peur des contrôles/fouilles ? ou simplement par de nombreuses saisies pendant les fouilles ?). Le sérum phy’ a donc pas mal tourné, l’entraide étant palpable pour une grande partie des manifestant-e-s au sein du cortège de tête malgré la terreur policière.

Le nombre de blessé-e-s a semblé assez élevé à nouveau, les medic-teams ont été pas mal sollicitées…

La manif, trop courte, entre Bastille et République, du boulevard Beaumarchais au boulevard du Temple, a d’une certaine manière continué encore longtemps sur la place de la République, où des panneaux de pub ont été brisés et/ou tagués, et où les flics ont dans un premier temps pris cher à coups de projectiles divers et de bombinettes incendiaires assez impressionnantes. Mais la flicaille quadrillait évidemment toute la place, donc ça sentait pas mal le traquenard, il fallait regarder autour de nous en mode panoramique pour s’assurer de la situation… Plusieurs charges de flics se sont cette fois terminées par des arrestations, malgré l’autodéfense collective et les renvois à répétition des palets de lacrymo. La place a été noyée sous les gaz lacrymogènes à plusieurs reprises, divisant de fait la foule en plusieurs groupes.

Pendant ce temps, le reste de la manif arrivait, ou pas, jusqu’à République, parfois en quittant la place immédiatement par le boulevard Voltaire sous le regard dégueu des services d’ordre syndicaux et des flics anti-émeute (ces derniers étaient vraiment partout).

APRÈS

La place de la République se vidant progressivement, une manif sauvage a réussi à partir au nord-est de la place. On devait être 300 personnes, avec les flics aux trousses, des poubelles ont été renversées tout au long du chemin, parfois enflammées, tandis que les flics attaquaient sporadiquement à coups de matraques… Ça a duré comme ça jusqu’à Gare du Nord, où une dizaine de personnes ont été interpellées en groupe – avant d’être embarquée, une meuf a réussi à se libérer des menottes serflex et s’est évadée en beauté (big up à elle aussi, bah oui).

Au même moment, une AG étudiante était annulée avec les gros moyens du côté de Tolbiac (Paris I) : fac fermée de tous côtés, une quinzaine de fourgons de CRS protégant l’entrée principale de l’Université de toute intrusion éventuelle (avec certains CRS le fusil aux mains), dans l’indifférence générale des passant-e-s. Une AG interpro/interluttes s’est tenue, elle, à la Bourse du travail de la rue du Château d’Eau.

Peut-être plus que jamais depuis le début du mouvement, il va falloir se pencher sur la question de comment continuer sans les syndicats. Et plus largement, comment réussir à accroître la poussée révolutionnaire qui s’exprime dans ce mouvement sans créer de nouveaux suivismes, de nouveaux partis (même imaginaires), de nouveaux chefs et autres leaders charismatiques. Comment faire grandir l’auto-organisation et l’horizontalité recherchées. Et comment réussir à communiquer nos pratiques et perspectives révolutionnaires au-delà du cortège de tête et des luttes existantes…

[A noter que lors de cette manif, un militant syndical a perdu l’usage de son oeil après un tir de grenade de désencerclement des flics. Durant la matinée, des lycées, dont ceux de Bergson (19ème arr.) et Voltaire (11ème) ont été bloqués, tout comme la fac de Tolbiac. Une caméra de surveillance a, entre autres, été sabotée au lycée ‘Voltaire’]

Flics et surveillants du bahut au travail à 'Dorian'

Flics et surveillants du bahut au travail à ‘Dorian’

ParisImmo

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A Nantes: un lycée bloqué et tags en nombre

France 3 Pays de la Loire / jeudi 15 septembre 2016

9-mediumA Nantes, près de 4 000  personnes se sont donné rendez-vous en ville dès 10h ce jeudi matin, encadrées par les forces de l’ordre. Le cortège a défilé dans le calme en centre-ville.

Le défilé s’est fait dans un calme relatif. A proximité de la Préfecture, les forces de l’ordre ont cependant  reçu quelques projectiles avant de répliquer à coups de gaz lacrymogène.

Les manifestants se sont ensuite tranquillement dispersés à hauteur de la place du Commerce. Sept personnes ont été interpellées. 

[S’il n’y a pas eu de casse, le lycée Camus a été bloquée dès l’aube et pas mal de tags ont redécoré les murs nantais]

L'entrée du Lycée Camus

L’entrée du Lycée Camus

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A Rennes: Tags anarchistes et université de Rennes II bloquée

20Minutes / jeudi 15 septembre 2016

La journée avait commencé par le blocage de l’université Rennes 2. Tôt ce matin, des étudiants ont paralysé le campus de Villejean, barrant l’accès aux étudiants qui venaient en cours.

Les manifestants se sont ensuite réunis sur l’esplanade de Gaulle, encerclée par les forces de l’ordre. Le préfet avait de nouveau donné ordre de bloquer l’accès au centre historique, théâtre d’affrontements ces derniers mois. Les barrières anti-émeutes ont été installées. Le trafic des bus a d’ailleurs été fortement perturbé. Le cortège a souvent été coupé en deux. D’un côté les syndicats, qui ont suivi le parcours établi, et de l’autre les jeunes. Quelques heurts ont éclaté lorsque les deux cortèges se sont réunis, place de Bretagne. Les CRS, en sous-nombre en raison de la tenue toute proche du Space, et souvent en retard, ont tenté de bloquer l’accès à la place. Plusieurs manifestants ont essuyé des coups de matraque, avant un retour au calme. Sur leur chemin, quelques individus ont laissé des tags anarchistes.

A 13h30, la manifestation commençait à se disperser.

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Et trois arrestations pour les émeutes du printemps dernier

Ouest-France / vendredi 16 septembre 2016

Trois Rennais ont été placés en garde à vue cette semaine. Ils sont soupçonnés d’avoir réalisé des tags sur des bâtiments, ou d’avoir dégradé des bornes du métro lors des manifestations anti loi Travail, au printemps dernier.

Mercredi, trois Rennais, âgés d’une trentaine d’années, ont été interpellés rue Noël du Fail, près de la rue de Brest, à Rennes.

Ils sont soupçonnés d’avoir réalisé des tags sur des bâtiments du centre-ville en marge des manifestations contre la loi Travail au printemps dernier, ou d’avoir participé à des dégradations dans le métro. Lors d’une manifestation fin mai, les bornes de validation des tickets avaient été dégradées avec de la mousse expansive à la station République.

Après 48 heures de garde à vue au commissariat, ils ont été déférés ce vendredi matin devant le procureur qui devait décider d’éventelles poursuites judiciaires.

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Toulouse : manif sauvage et échauffourées le 15; tags et « MEDEFenestration » la veille:

C’est la rentrée de la lutte des casses !
IAATA / vendredi  16 septembre 2016

Mercredi soir on avait envie d’attaquer, à pas nombreuses et avec nos petits moyens, la loi, le travail et le patronat, en soutien à la manif du lendemain et aussi en soutien à nous mêmes, exploité-e-s et énervé-e-s.
Le siège du Medef 31, près du pont du stadium, a été un peu abîmé à coup de masses, un petit cadeau dédicacé par l’inscription « Médefenestration ! » sur la facade du bâtiment.<
En bons artistes-peintres adeptes du monochrome, nous avons également abondamment peinturluré les vitrines de deux agences d’intérim sur les allées François Verdier, en remerciement de leur volonté de réduire notre quotidien à une course frénétique pour notre survie. C’était également l’occasion d’un petit clin d’oeil à la manif partant non loin de là.
Solidarité avec les personnes incarcerées suite au mouvement contre la loi Travail et son monde.

Liberté pour tou-te-s, à Vivonne comme ailleurs.
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Actu Côté Toulouse / jeudi 15 septembre 2016

[…] Après la dispersion du cortège, dans le calme, à son arrivée place Arnaud-Bernard, peu après 14 heures, une trentaine de personnes sont partis en manifestation sauvage dans le quartier des Chalets, où quelques échauffourées se sont produits avec les forces de l’ordre.
Six personnes ont été interpellées pour violences sur personnes dépositaires de l’autorité publique, rapporte la préfecture de Haute-Garonne. Les manifestants restants se sont dispersés peu avant 15 heures. […]

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Actu Côté Toulouse / mercredi 14 septembre 2016

« Boum, boum, boum… On est de retour… Émeute… » Ces tags, inscrits sur la façade de la Chambre de commerce et d’industrie (CCI) de Toulouse, ont provoqué l’évacuation du bâtiment, mercredi 14 septembre 2016, en début d’après-midi.
La direction a en effet décidé de faire évacuer le site après la découverte de ces inscriptions, indique une source policière. Plusieurs équipages de police ont été envoyés sur place pour procéder à des vérifications. L’alerte a été levée peu avant 15 h 30 et les employés ont pu retourner dans leurs bureaux.
Mercredi après-midi toujours, un autre tag, pas tout à fait terminé, a été découvert, cette fois-ci sur la façade de l’Institut d’Études Politiques (IEP) de Toulouse, rue des Puits-Creusés. Le message reste, en substance, le même : « 15/09. Émeute à la toulous… ».

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Montpellier : Agitation anarchiste au sein de la manif syndicale

France Bleu Hérault / jeudi 15 septembre 2016

7-66Quatre personnes ont été interpellées ce jeudi midi au Peyrou à Montpellier après quelques incidents entre manifestants et policiers à l’occasion du défilé contre la loi travail.

Quelques incidents ont émaillé la manifestation contre la loi travail qui se déroulait ce jeudi midi à Montpellier.

Une jeune femme qui venait de faire des tags sur le parcours de la manifestation  a été interpellée par la police au Peyrou. deux manifestants se sont opposés à cette interpellation. Ils ont été interpellés à leur tour.

Les policiers ont fait usage de bombes lacrymogènes pour disperser les manifestants. Trois policiers ont été malmenéset légèrement blessés.

La 4ième personne arrêtée a commis également des dégradations en marge du cortège.

Il s’agit d’anarchistes qui ont été placé en garde à vue . On ne connaît pas leurs âges ni leurs identités  car ils ont refusé de les décliner.

La manifestation a rassemblé environ 1 500 personnes à Montpellier et près de 200 à Béziers.

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Grenoble : tentative de départ en manif sauvage durement réprimée par les flics à la fin du défilé des syndicats

Le Dauphiné / jeudi 15 septembre 2016

Des incidents ont éclaté ce midi à Grenoble à l’issue de la manifestation contre la loi Travail lorsque plusieurs dizaines de manifestants ont tenté de partir en cortège depuis la rue Felix-Poulat. Alors qu’ils avançaient vers un cordon de policiers, ces derniers les ont repoussés en utilisant des gaz lacrymogènes. Un manifestant victime d’une plaie au crâne lors des affrontements avec la police a été secouru par les sapeurs-pompiers.

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France 3 Alpes / 15 Septembre 2016

Ils sont partis de la gare de Grenoble ce jeudi 15 septembre 2016, en milieu de matinée, pour défiler jusqu’au centre-ville. Les opposants à la Loi Travail ne désarment pas à Grenoble. Les anarchistes non plus. Une quarantaine d’entre eux se sont imposés à la tête du cortège.

A Grenoble, le cortège s’est ébranlé vers 10h30. 3000 personnes selon les syndicats, moins de 2000 selon la police. A sa tête, les ex Ecopla toujours volontaires pour monter leur Scop et les Caterpillar inquiets pour leur avenir.

Le défilé qui se déroulait dans une ambiance plutôt bon enfant a été interrompu au niveau du quai Créqui. La CGT n’appréciant pas l’intervention d’une quarantaine d’anarchistes qui se sont imposés à la tête du cortège, en brandissant des fumigènes, visages masqués.

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Dijon: Deux arrestations pour l’attaque de la permanence du député PS Laurent Grandguillaume au printemps dernier

France 3 Côte d’Or /mardi 13 septembre 2016

La permanence du député P.S. Laurent Grandguillaume a été la cible de dégradations lors des manifestations contre la loi travail à Dijon. Vitre brisée, tags… Laurent Grandguillaume avait porté plainte. Deux casseurs présumés viennent d’être interpellés.

Une enquête avait été ouverte afin de retrouver les auteurs de ces actes de vandalisme. Les caméras de vidéo protection ont permis d’identifier deux des casseurs présumés. Ils ont été interpellés et entendus début septembre par les enquêteurs. Âgés de 20 et 45 ans, ces deux Côte-d’Oriens auraient reconnus les faits. Ils seront jugés le 4 Novembre.

Le procureur de la République, Marie-Christine Tarrare, a précisé qu’ils seraient « jugés selon la procédure de convocation sur reconnaissance préalable de culpabilité pour le délit de dégradations commises en réunion« . Les faits sont passibles de 15 000 euros d’amende et d’une condamnation au paiement de dommages et intérêts en cas de constitution de partie civile.  L’affaire avait soulevé l’indignation jusqu’en plus haut lieu des instances de la République. Claude Bartolone, le président de l’Assemblée Nationale, avait « condamné fermement ces actes inaceptables« .

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15 septembre à Caen

Indymedia nantes / dimanche 18 septembre 2016

Jeudi 15 septembre, la journée à Caen a commencé par un rassemblement pour un procès de camarades inculpés lors du mouvement du printemps dernier. Une soixantaine de personnes étaient présentes, notamment plusieurs lycéens et lycéennes arrivés en cortège. Grosse présence policière, avec un dispositif autour de la presqu’île. Contrôles
d’identité, fouilles, et même menaces du chef de la Brigade d’intervention sur deux compagnons (« je vous retrouverai en civil » – il n’a pas précisé si c’était pour prendre l’apéro ou pour autre chose…).
Le procès d’un des inculpés a été reporté en janvier 2017.

A 10h30 avait lieu une manif, départ classique place St-Pierre. Un millier de personnes environ ont défilé, et un cortège « autonome » de 300 personnes a pris la tête de la manif. Pas mal de slogans anticapitalistes, fumigènes, cortège dynamique mais dans l’ensemble plus calme qu’au printemps dernier. La place devant l’ancien tribunal a tout de même été bloquée à la circulation quelques minutes.

Enfin, une assemblée autonome a eu lieu à 16h. Cet espace de révolte contre le monde existant se veut indépendant de tout parti et de tout syndicat. Une quarantaine de personnes y s’ont passées.

Une nouvelle assemblée autonome aura lieu jeudi prochain, à 18h, sous la galerie vitrée du campus 1.

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